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Azali Assoumani détruit le système bancaire comorien

Azali Assoumani détruit le système bancaire comorien

Il a commencé à ruiner tout le système financier des Comores

Par ARM

  Commerçants comoriens voulant vous rendre en voyages d’affaires à l’étranger, savez-vous pourquoi vous ne pouvez plus disposer de devises en euros pour faire vos opérations commerciales? Citoyens comoriens, savez-vous pourquoi vous ne pouvez plus émettre des chèques endossables et des chèques au porteur? C’est le moment pour vous de le savoir: parce qu’Azali Assoumani a décidé de mettre à genoux le système bancaire du pays, en lançant dans l’arène financière des hommes d’affaires qui figurent parmi ses plus fervents soutiens politiques. Il espère qu’une fois élu, Djaafar Saïd Ahmed, son colistier à la Grande-Comore, le neveu de son oncle Mouhtar Ahmed Charif, qui voulait faire arrêter la reprise des élections à Anjouan, aurait été nommé ministre de la Justice et aurait procédé à un lavage très blanc de toutes ces saletés. Ces gens-là peuvent toujours rêver.

  La vampirisation du système bancaire comorien par Azali Assoumani et ses hommes est d’autant plus grave et triste que La Lettre de l’océan Indien (LOI), dans sa livraison du 6 mai 2016, apprend aux Comoriens et à la communauté internationale les choses effrayantes suivantes, même en ne citant pas une seule fois le nom du putschiste le plus abonné au putschisme multicarte. Lecture:

  «Banquiers et bailleurs tirent la sonnette d’alarme

  Les dysfonctionnements des juridictions du pays exaspèrent les acteurs financiers œuvrant aux Comores, qui tentent de sensibiliser la présidence.

  La liste des signataires de la lettre ouverte adressée le 26 février au président sortant Ikililou Dhoinine – et que La Lettre de l’océan Indien s’est procurée – parle d’elle-même… L’ambassadeur de France, Robby Judes, celui de l’Union européenne, Marjaana Sall, le représentant du FMI, Michel Bua, et la directrice pays de la Banque mondiale pour les Comores et Madagascar, Coralie Gevers, ont tous exprimé leur désarroi et leur préoccupation face aux difficultés rencontrées par les banques et établissements de crédit dans le recouvrement des créances bancaires. Ils dénoncent l’attitude de laisser-faire des pouvoirs publics, qui compromet des années de réformes visant à améliorer le climat des affaires et à faciliter l’accès au crédit.

  Ils jugent même “inacceptable de constater que seulement une dizaine de mauvais clients soient à l’origine de la dégradation de la situation bilancielle des banques et établissements de crédit”: “Sur un montant total de créance en souffrance de 14 milliards de francs comoriens [28,4 millions d’euros], ces derniers représentent à eux seuls près de 80%”. La missive souligne que les créances en souffrance “ont de ce fait explosé ces dernières années et constituent désormais un niveau de risque très élevé pour les banques, les déposants et plus largement l’économie comorienne”. D’ores et déjà, l’accroissement des risques bancaires a augmenté le coût du crédit jusqu’à un niveau sans précédent, qui menace l’investissement.

  De plus, les signataires fustigent la condamnation d’établissements de crédit à des amendes dépassant leurs fonds propres, qui pourraient conduire à leur fermeture et jettent le discrédit sur les Comores au sein de la communauté internationale. Ainsi, en février 2015, Marc Athiel, le directeur général de la Banque de Développement des Comores (BDC), a failli être arrêté et expulsé du territoire. Il avait osé critiquer lors d’une conférence de presse “l’environnement malsain qui règne entre les banques et les institutions judiciaires”. Il s’en était pris publiquement au patron de NICOM, Shemir Kamoula, qui doit 2,7 millions d’euros à la BDC et contre lequel Athiel a lancé en 2014 une procédure laissée sans suite par la justice».

  Attention! N’oublions pas deux autres soutiens politiques à Azali Assoumani qui, en refusant obstinément de payer leurs créances et qui, en continuant à réclamer de nouveaux crédits aux banques, ruinent tout le système bancaire comorien, le système financier et l’économie des Comores: Abdallah Wadaane et Omar Mouhsine. N’oublions pas que dans cette affaire, il n’y a pas que la BDC qui est visée; il y a également la BIC et EXIM Bank, que les Abdallah Wadaane et Omar Mouhsine, soutenus par Azali Assoumani, veulent mettre à genoux. Très triste. Si Azali Assoumani et ses hommes tuent ces trois banques, il restera quoi dans le système bancaire des Comores? Il ne restera rien du tout. Rien que des cendres. Que Dieu éloigne la Présidence des Comores d’un homme animé d’intentions aussi destructrices envers son propre pays.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 10 mai 2016.

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