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Azali Assoumani et Ahmed Sambi n’ont pas compris

Azali Assoumani et Ahmed Sambi n’ont pas compris

Ils croient pouvoir tromper l’Arabie Saoudite et l’Iran

Par ARM

     Le 26 avril 2016, avec horreur, consternation et dégoût, les Comores et le reste du monde découvraient à nouveau que le «pouvoiriste» Azali Assoumani et l’ancien satrape Ahmed Sambi étaient des fieffés menteurs. En effet, alors que partout Ahmed Sambi clamait «je n’ai signé aucun accord avec Monsieur Azali», ce jour-là, on découvrait ce que le fidèle Ibrahima Mhoumadi Sidi a qualifié à juste titre de «coup de hache sur le dos»: l’accord de secret de Polichinelle que les deux mauvais garçons avaient conclu le 1er avril 2016. L’article 8 de cet accord satanique dispose, et en parlant du «pouvoiriste» polygame: «Il s’engage à rétablir les relations diplomatiques entre l’Union des Comores et la République islamique d’Iran dans les 10 mois qui suivront son investiture». Or, depuis qu’il a été investi dans la fraude et dans la honte, l’usurpateur fait le contraire de ce qu’il a promis à son pote. Du coup, le peuple croit qu’il a pris la décision de mettre fin à toute présence iranienne aux Comores. En réalité, il s’agit d’une horrible supercherie dans laquelle les deux tyrans ont choisi de se partager les rôles et de voir venir: l’usurpateur Azali Assoumani doit rassurer l’Arabie Saoudite, et Ahmed Sambi doit caresser l’Iran dans le sens du poil. Dans le mensonge. Comme ça, ils peuvent soutirer des pétrodollars à ces deux puissances du Moyen-Orient. Pourtant, les ploucs comoriens doivent faire très attention parce qu’on ne s’amuse pas avec l’Arabie Saoudite et l’Iran. On ne joue pas avec la rivalité entre les deux pays pour gagner de l’argent.

     La rivalité actuelle entre l’Arabie Saoudite et l’Iran est un problème que l’usurpateur Azali Assoumani et Ahmed Sambi sont incapables de comprendre, faute de formation appropriée et de capacité d’analyse des réalités géopolitiques et géostratégiques du Moyen-Orient. Nous ne devons pas perdre de vue le fait que le Cheikh Abdelaziz Ben Al-Cheikh, Grand Mufti d’Arabie Saoudite, a eu cette phrase choc, parlant des Iraniens, privés de pèlerinage cette année par leur propre pays: «Nous devons comprendre que ceux-là ne sont pas des Musulmans. […] Leur hostilité envers les Musulmans est ancienne, plus particulièrement envers les Sunnites». Cette déclaration très virile avait été faite à un quotidien saoudien le mardi 6 septembre 2016, et est une réponse aux critiques d’Ali Khamenei, le Guide suprême iranien, qui, la veille, demandait une reconsidération de la gestion des Lieux Saints de l’Islam par l’Arabie Saoudite, menaçant le monde musulman de «problèmes plus grands».

     En réalité, cette critique n’est pas nouvelle, et déjà en son temps, «Khomeyni répugne même à employer l’expression “Arabie Saoudite” et préfère parler du “gouvernement du Hedjaz” [¼]. Après une attaque en règle contre les “imbéciles qui se sont arrogé la garde des lieux saints”, Khomeyni alla jusqu’à déclarer que désormais “la libération de La Mecque passe avant celle de Kerbala et celle de Jérusalem”»: Mohammad-Reza Djalili: Diplomatie islamique. La stratégie internationale du khomeynisme, PUF, Paris, 1989, p. 162. Et chaque fois que l’Iran s’en prend à l’Arabie Saoudite, ce pays riposte. C’est ainsi qu’«au début de 1992, Abdallah Ben Abdelrahman El Jibrin, un des principaux membres de la hiérarchie religieuse wahhabite, a publié une fatwa dénonçant les Chiites comme des polythéistes et des renégats – et donc passibles, même si ce n’est pas dit explicitement, de la peine de mort»: Alain Gresh: Un royaume bâti sur du sable. Les nouveaux visages de la contestation islamique en Arabie Saoudite, Le Monde diplomatique, août 1992, Paris, pp. 8-9.

     Dès lors, les dérapages ne sont pas exclus, étant entendu que «depuis février 1979, les relations entre la République islamique d’Iran et l’Arabie Saoudite étaient mauvaises: l’Islam saoudien, le Wahhabisme, fait preuve dès son origine d’une totale phobie envers les Chi’ites; l’Imam Khomeini, lui, tient la famille royale saoudienne pour des purs et simples laquais de la CIA. Et les médias iraniens n’appellent jamais le roi d’Arabie Saoudite que par “de nouveau Chah Fahd, agent corrupteur”»: Xavier Raufer, Gilles Boulouque, Philippe Rondot et François Haut: Atlas mondial de l’Islam activiste, La Table Ronde/Stratégiques, Paris, 1991, p. 56.

     En janvier 2016, l’Ambassade d’Arabie Saoudite en Iran est brûlée. Les deux pays rompent leurs relations diplomatiques, suivis d’autres États, dont les Comores. C’est alors que, toute honte bue, Ahmed Sambi avait déclaré au cours du meeting de son candidat en région parisienne, le samedi 16 janvier 2016, dans un langage prétentieux, haineux et crapuleux: «Je connais plusieurs choses à venir sur notre diplomatie, une diplomatie qui, aujourd’hui, pour être vendue, elle est vendue. Je saisis cette occasion pour m’adresser aux gens et leur dire que ce qui est difficile, c’est construire, mais démolir est facile. Pour que nous soyons partis suivre un seul État, qui n’avait pas des relations diplomatiques avec nous, les Comores, jusqu’à leur établissement, il a fallu de la force, c’est un effort qui a été fourni. Mais, rompre des relations diplomatiques avec un État est facile. Mais, avec qui allons-nous jusqu’à rompre des relations diplomatiques avec eux? Il faut que ça soit des gens avec qui nous avons une mésentente et peut-être même un conflit, qu’on rompt avec eux. Mes frères, je vous dis que la diplomatie que nous voulons pour demain, et j’ai la certitude que si c’est Fahmi qui a le drapeau de commandant du navire, je suis sûr que cette diplomatie suivra la voie que nous avons déjà ouverte».

     On pourrait rire. Mais, il y a des choses plus graves parce que le couple au pouvoir aux Comores veut manger à tous les râteliers, et un jour l’Arabie Saoudite et l’Iran comprendront que leurs interlocuteurs aux Comores font dans la crapulerie diplomatique pour leur soutirer de l’argent.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 10 septembre 2016.

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