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Azali Assoumani et le truc de sa valise de 100.000 euros

Azali Assoumani et le truc de sa valise de 100.000 euros

Il voulait transporter une valise de 100.000 euros vers Moroni

Par ARM

  Quand Azali Assoumani va-t-il apprendre à se comporter en Caballero? Apparemment, ce n’est pas demain la veille qu’il va adopter un comportement de gentleman, et au vu des déboires qu’il enregistra à Paris lors de son passage dans la capitale française en janvier 2016, on serait tenté de penser qu’il est poursuivi de malédiction, même s’il va discuter le 2ème tour de l’élection présidentielle comorienne en avril 2016. Imaginez un seul instant la scène. En janvier 2016, Azali Assoumani est à Paris, où il essaie de vendre sa soupe électorale aux Comoriens vivant en France pour que ces derniers en parlent à leurs proches aux Comores. Un jour de janvier 2016, il se présenta à la Banque où il a placé son immense fortune acquise sur le dos et dans le sang des Comoriens. «Je souhaite effectuer un retrait de 100.000 euros, s’il-vous-plaît». La caissière a failli faire une attaque cardiaque. Or, la France n’étant pas une Républiquette bananière, dès qu’on veut effectuer une somme supérieure à 700 euros (350.000 francs comoriens), il faut prendre rendez-vous et préciser l’usage qui sera fait de l’argent. Vous comprendrez bien que le contexte sécuritaire a ses exigences, notamment en matière financière et de circulation monétaire. Alors, imaginez une demande de 100.000 euros, à peu de choses près 50 millions de francs comoriens, surtout entre les mains d’un Nègre… Le Colonel Azali Assoumani fait comme s’il n’a jamais été Président de la République et qu’il ne sait pas que quand on a déjà été à ce niveau, un minimum de dignité s’impose. Mais, là, il se comporte comme le dernier des moujiks en tentant l’impossible dans le déshonneur et dans l’opprobre. Et ce fut tintin. Oui, ce fut tintin, et de la plus lamentable des manières.

  Qu’on ne se trompe pas. Une somme de 100.000 euros ne représente rien pour le Colonel Azali Assoumani, l’homme qui a détourné 40 millions d’euros, presque 20 milliards de francs comoriens. En effet, voici ce qu’en dit Thierry Vircoulon dans un article publié en janvier 2007 sur la revue Étude: «La privatisation de l’État, le “néo-paternalisme” de type sultanique ou la “politique du ventre”, bref les racines de ce que la Banque mondiale appelle la “mauvaise gouvernance” n’ont pas été éradiquées durant la transition. Corruption et mauvaise gouvernance ont continué à prospérer sous les yeux de la “communauté internationale”: aux Comores, comme l’atteste la découverte de 40 millions d’euros dans des comptes à l’étranger, le Colonel Azali a pillé le Trésor public et distribué les contrats publics à la coterie formée par ses proches». Autant signaler que les 40 millions d’euros détournés par Azali Assoumani correspondent à 19.678.700.000 de francs comoriens. C’est pour cela qu’il peut se payer le luxe d’être l’actionnaire de la banque qu’on sait, d’être propriétaire d’hôtels au Maghreb… D’où lui vient l’argent? Du sang et des larmes des Comoriens. On l’attend au second tour du scrutin présidentiel pour lui rappeler le bilan catastrophique de son régime politique (1999-2006), qui a conduit sur la scène politique Ahmed Sambi et ses deuils.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 24 février 2016.

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