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Azali Assoumani et Mohamed Anrifi humiliés à Mohéli

Azali Assoumani et Mohamed Anrifi humiliés à Mohéli

Gros-Jean comme devant, ils ont subi humiliation et honte

Par ARM

      On ne le sait pas encore hors de Mohéli: sur l’île de Djoumbé Fatima, existe bel et bien un grand mariage. Il s’appelle Kombé. Il se limite à la capitale, Fomboni. Justement, cette semaine, a commencé un grand mariage à Fomboni. Le «ventriote» Azali Assoumani Boinaheri et sa bande de pique-assiettes y étaient invités. Ils sont allés manger et pavoiser sur une île où on obligeait la population à se présenter à l’Aéroport pour accueillir un tas de bambochards voraces. Et là, on allait assister à des événements inédits.

En effet, le Tout-Mohéli sait que le «concubinocrate» Azali Assoumani Boinaheri et son Colonel Mohamed Anrifi Moustoifa Bacar Madi, dit José, dit Obama, sont des camarades de promotion à l’Académie militaire de Meknès et que même s’ils se haïssent secrètement, en public, ils affichent toujours une complicité inébranlable. Or, le Colonel Mohamed Anrifi Moustoifa Bacar Madi n’avait pas été invité aux cérémonies.

Les gens qui ont refusé de l’inviter savaient ce qu’ils faisaient, surtout au regard du dictateur de Mitsoudjé. Ce dernier a refusé de porter sa première cuillère dans le plantureux repas qu’on avait placé devant lui tant que son «ami-ennemi» n’était pas présent. Tout homme qui a une once de dignité aurait refusé de se faire inviter par force. Pourtant, plus vantard que jamais, le Colonel mohélien fit une rentrée spectaculaire sur les lieux de l’invitation, en lançant: «Je vous l’avais dit: le Colonel Azali ne mangerait jamais en mon absence». Quelle honte!

Ce n’est pas fini. Au cours du Madjliss, Abacar Hassanaly, le théologien qui était maître de cérémonie (et sans relation de famille avec les Hassanaly, famille du marié) expliqua doctement et courageusement au dictateur de Mitsoudjé qu’il n’avait pas le droit de priver les opposants de parole, et qu’aux Comores, tout le monde pouvait et devait parler. En dictateur habitué à n’entendre que sa propre voix et celle de ses roquets, le «saigneur» Azali Assoumani Boinaheri a pris les remontrances d’Abacar Hassanaly pour de la provocation injurieuse et pour une grave humiliation. C’est une belle leçon, et si les Comoriens de partout savaient avoir le courage d’Abacar Hassanaly, ça aurait été une bonne chose pour le pays, à un moment où le dictateur de Mitsoudjé et Kiki, l’ancien docker de Dunkerque, insultent et menacent les Comoriens sur les places publiques.

Plus humiliant encore pour les deux cancres de Meknès, le Colonel Mohamed Anrifi Moustoifa Bacar Madi s’était invité aux sièges réservés aux personnes ayant célébré dans le faste leur Kombé. Les deux fanfarons ont été humiliés parce que le Colonel mohélien avait été sommé d’aller s’asseoir ailleurs. Le Tout-Mohéli en rit encore en disant que si le «saigneur» de Mitsoudjé était respecté à Mohéli, on aurait accepté son homme-lige. Or, Mohamed Anrifi Moustoifa Bacar Madi ne mettra jamais un centime dans la célébration même d’un mariage ordinaire. Il est plus pingre, radin, avare et ladre que le personnage Harpagon de Molière.

Très corrosifs, les Mohéliens sont revenus à leurs vieilles habitudes, exactement comme Halima dans le proverbe marocain. C’est ainsi que l’un d’entre eux dit au téléphone: «Nous sommes revenus à nos vieilles méthodes. Nous sommes obligés de percer des trous dans les murs de maisons pour voir les couples monter au lit, et tant que nous ne voyons pas Monsieur et Madame au lit, nous ne croyons plus aux mariages qui sont célébrés». Celui qui a dit cela a une idée derrière la tête. Il l’explique: «Le père du marié est l’oncle d’Elamine Ali Mbaraka dit Aboul-Khaïr. Les gens qui ont refusé d’inviter le Colonel Anrifi Moustoifa se vengent de lui. Ils n’oublient pas son acharnement contre lui. Chaque fois qu’Aboul-Khaïr va en prison pour ses prises de position politiques, Anrifi Moustoifa est dans le coup». C’est donc ça?

Justement, Elamine Ali Mbaraka se trouve en prison en ce moment, suite aux propos très dignes et courageux qu’il a tenus sur Radio Kaz de Mkazi au sujet de la dictature clanique du putschiste Azali Assoumani Boinaheri. Il a été présenté à un juge le jeudi 12 octobre 2017, pour 5 minutes, mais ne sera jugé, semble-t-il, que le samedi 14 octobre 2017. À Mohéli, la chose passe très mal. Et notre guetteur de nouveaux mariés y met son grain de sel: «Azali Assoumani est un homme sans honneur. Il donne des ordres pour que ses hommes de main emprisonne Aboul-Khaïr, et il parade lors du mariage organisé dans la cour familiale du même Aboul-Khaïr. Un homme qui a la notion de honte n’aurait jamais fait».

Le rapt et la séquestration d’Elamine Ali Mbaraka relèvent du crime et de la crapulerie parce que le trublion de Mohéli est un Conseiller communal. Pendant qu’il était empêché d’assister au mariage de son propre cousin, car sa présence à la cérémonie aurait fait tourner la sauce du dictateur Azali Assoumani Boinaheri, le Sultan Tibe festoyait, et son vantard Saïd Ahmed Saïd Ali filmait le lever du soleil à Fomboni, en disant qu’il s’agissait de Mwali Mdjini, alors que Mwali Mdjini est le site historique qui se trouve sur les hauteurs de Djoiezi. Le vantard de Ntsoudjini aurait dû se renseigner avant de publier des bêtises sur Mohéli.

Oui, le crime est consommé dans le rapt et la séquestration d’Elamine Ali Mbaraka parce qu’en tant que Conseiller municipal, il n’aurait jamais dû être kidnappé. L’article 68 alinéa 2 de la loi statutaire dispose: «Aucun membre du Conseil municipal ne peut, hors session, être arrêté qu’avec l’autorisation du Bureau du Conseil municipal, sauf cas de flagrant délit, poursuites autorisées ou condamnation définitive». Mesdames et Messieurs, non seulement une telle autorisation n’a pas été donnée, mais en plus, même si on devait admettre que le «Président de la Rue-publique» aurait fait de la diffamation, il n’existe pas de flagrant délit en matière de diffamation. C’est le Droit qui dit cela. C’est une question de Droit. C’est du Droit.

Plongeons notre regard maintenant dans le Règlement intérieur des Conseils communaux, et lisons son article 25: «Aucun Conseiller ne peut être poursuivi pour opinions émises dans l’exercice de son mandat». Et, il y a la Constitution, dont le Préambule signale que «le peuple comorien, affirme solennellement sa volonté de […] se doter de nouvelles institutions fondées sur l’État de droit, la démocratie» et de «marquer son attachement aux principes et droits fondamentaux tels qu’ils sont définis par la Charte des Nations Unies, celle de l’Organisation de l’Unité africaine, le Pacte de la Ligue des États arabes, la Déclaration universelle des Droits de l’Homme des Nations Unies et la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, ainsi que les conventions internationales notamment celles relatives aux droits de l’enfant et de la femme». Quel écart entre le Droit et la pratique…

Donc, une fois de plus, le gourmand Azali Assoumani Boinaheri a manqué une occasion de se montrer moins glouton. Il aurait dû inventer un prétexte pour ne pas aller parader dans la cour familiale d’Elamine Ali Mbaraka, qu’il veut assassiner. Qu’on se le dise!

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 13 octobre 2017.

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