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Azali Assoumani et Mouigni: calculs de mauvais garçons

Azali Assoumani et Mouigni: calculs de mauvais garçons

Ils exigent un certificat de virginité à une femme accouchant

Par ARM

     Si la honte pouvait tuer, il y a longtemps qu’Azali Assoumani et Mouigni Baraka Saïd Soilihi ne seraient pas de ce monde. Assumant leur rôle de mauvais garçons de la République jusqu’au bout de l’opprobre, les deux hommes, par pure hypocrisie, sont déjà prêts à tout faire pour rafler les voix obtenues au premier tour du scrutin présidentiel par le candidat d’Ahmed Sambi, et lui chuchotant langoureusement à l’oreille droite: «Je t’aime tellement que je suis prêt à me retirer du second tour du scrutin par solidarité avec toi, et si nous étions confrontés à la mort, j’aurais demandé à Dieu de me faire mourir, moi, pour que tu vives». Les Comoriens l’auront compris: le n°2 et le n°3 à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle du dimanche 21 février 2016 sont tellement enragés de ne pas être à la première place qu’ils sont prêts à tuer père et mère pour y être.

     Et, toute honte bue, ils se retrouvent sur un point politique qu’ils jugent vital pour leur survie politique respective: partir à la pêche aux voix des crypto-sambistes, en dépassant un «mur du çon» cher au Canard enchaîné. Pour ce faire, les deux hommes se sont mis à contester les résultats du premier tour de l’élection présidentielle. Tout a commencé par les crypto-sambistes, qui digèrent mal leur défaite sanglante et qui se sont mis à contester les résultats du premier tour de l’élection, au prétexte fallacieux qu’il serait vicié par des «fraudes électorales» dont ils n’apportent pas la preuve, alors que les observateurs internationaux sont unanimes pour constater que cette élection s’est déroulée dans de bonnes conditions démocratiques. Mais, comme Ahmed Sambi et ses hommes contestent le résultat des élections, Azali Assoumani et Mouigni Baraka Saïd Soilihi, eux aussi, contestent ce dernier, en voulant récupérer la colère d’autrui et faire passer à l’ancien dictateur le message suivant: «Frère bien-aimé, de tout cœur, nous sommes avec toi et nous compatissons à tes malheurs». Pourquoi? Parce que chacun d’entre eux veut être désigné par Ahmed Sambi comme son second candidat par défaut. Donc, comme lui, ils contestent les résultats du premier tour de l’élection présidentielle.

     Il est certain qu’Ahmed Sambi sera plus porté à soutenir son ancien allié de 2015, Mouigni Baraka Saïd Soilihi, que le Colonel Azali Assoumani, également son ancien allié, mais de 2005-2006. Par contre, son premier candidat par défaut ne voudra pas entendre parler de Mouigni Baraka Saïd Soilihi, son ennemi intime et régional.

   Voici ce que disait le candidat d’Ahmed Sambi le jeudi 2 avril 2015: «En deuxième lieu, il y a le climat politique, que vous connaissez. Comme vous l’avez constaté, nous sortons d’une période électorale. Il y a eu des assemblées, et puis il y a eu l’alliance que je voudrais évoquer un peu, l’alliance, vous l’avez compris, entre le RDC et le Parti Juwa. Vous connaissez mon compagnonnage politique avec le Président Sambi, et vous savez que cela date d’il y a 7 ans, quand il allait libérer l’île d’Anjouan, qui était prise par des rebelles, qui étaient des séparatistes, qui ne voulaient pas que perdure l’unité des Comores. C’est à cette époque-là que j’ai connu le Président Sambi, qui était un grand patriote, qui aimait l’unité des îles Comores. C’est à cette époque que je l’ai connu, que je me suis rapproché de lui, que j’ai commencé à militer avec lui, pour mener plusieurs combats, entrant dans son gouvernement, nous accompagnant jusqu’aujourd’hui. Il a créé un parti politique, le Parti Juwa, un parti frère. Nous faisons du chemin ensemble. Cependant, il y a des choses qui se sont passées il y a quelques jours, il y a quelques semaines de cela. C’est que, les dirigeants du Parti Juwa, nonobstant mon amitié avec eux, quand ils sont partis faire une alliance avec le RDC du Gouverneur Mouigni fils de Saïd Soilihi, n’ont pas dit que “Fahmi et le PEC sont des frères, nous devons les appeler”, ne serait-ce qu’en nous passant un petit appel téléphonique, en disant “nous allons discuter avec notre frère le Gouverneur”. Rien du tout. Ils ont choisi de ne pas appeler et de ne pas commettre cet acte de courtoisie à mon égard. Ils nous ont méprisés. Quand nous observons la situation, nous voyons qu’ils ont fait leur alliance avec le RDC, et cela m’a beaucoup attristé parce que nous sommes des compagnons de route».

   «Et vous avez vu que les élections à Itsandra n’étaient pas faciles. J’ai lutté contre le RDC et contre le candidat de Mouigni fils de Saïd Soilihi. Et il n’y a pas un mal dont les gens de Mouigni dans la région d’Itsandra ne m’ont pas accusé. Pour créer des nuisances à Sambi, ils s’en étaient pris aux Anjouanais. Ils s’en été pris à l’unité de notre pays, et tout ça est le fait du frère Mouigni fils de Saïd Soilihi et de ses hommes. Ils sont allés jusqu’à dire que les Anjouanais n’avaient pas l’autorisation de voter à Itsandra. À la fin, ils sont allés jusqu’à me faire attribuer une religion qui n’est pas la mienne. Ils ont fait de moi un adepte du Chiisme parce qu’ils voulaient calomnier le Président Sambi car, en calomniant le Président Sambi et en me calomniant aussi, ils créent des problèmes en nous mettant dans le même moule, et suscitent des soupçons très lourds aux yeux des citoyens comoriens. La question que je me pose est: l’alliance entre le Parti Juwa et le RDC, c’est quel message qu’on envoie aux Comoriens? Les gens d’Itsandra et les autres Comoriens qui sont à Itsandra et qui ont vu ce qui s’est passé il y a quelques jours diront quoi? Ils diront: “Tous ces politiciens sont des vrais menteurs. Ils viennent s’injurier et se calomnier, mais quand leurs intérêts sont en jeu, ils s’entendent et se mettent ensemble, ils rapprochent leurs chapeaux pour défendre leurs intérêts, pour se dire qu’ils doivent s’unir pour faire élire des Députés, qu’ils doivent s’unir afin de faire élire le Président de l’Assemblée, qu’ils doivent s’unir parce qu’ils ont un Président de l’Assemblée à envoyer quelque part”. Moi, je ne suis pas d’accord avec cette politique, et je ne veux pas la faire. C’est la raison pour laquelle l’alliance du RDC avec le Parti ami Juwa, ce n’est pas que je ne suis pas d’accord avec elle; Juwa a le droit de faire alliance avec qui il veut. Mais, je suis quand même attristé parce que nous envoyons un très mauvais message aux Comoriens, parce qu’il faut qu’aujourd’hui, nous puissions exposer des idées-forces aux Comoriens pour qu’ils croient en nous afin que demain ils nous élisent».

   «Mais, ce message par lequel les gens s’entredéchirent, pendant qu’ils passent par derrière pour aller dans des bureaux et dans des maisons pour pactiser, même pour quelques jours, moi, je ne trouve pas cette politique honorable et je ne veux pas la faire. Je souhaite vous dire que le frère qui dirige le Parti Juwa, le secrétaire général du Parti Juwa, […] et je ne parle du Parti Juwa, parce que je sais qu’au sein du Parti Juwa, il y a des gens qui, je crois, ne sont pas contents de ce qui vient de se passer. Il en est de même pour les militants du Parti Juwa. Je crois que la plupart d’entre eux ne sont pas contents de l’alliance entre le Parti Juwa et Mouigni fils de Saïd Soilihi car nous avons vu ce qu’il a fait pendant quatre ans, nous avons entendu ce qu’il a dit sur Sambi, nous avons ce qu’il disait dans les réunions qu’il organisait au Palais de Mrodjou, en calomniant Fahmi, qu’il accusait de Chiisme, après avoir calomnié le Président Sambi. Par cette alliance, comme je l’ai dit, nous envoyons un mauvais message aux Comoriens, mais, je dis en même temps que nous autres Comoriens, nous devons croire que la conquête du pouvoir n’est pas une fin en soi. Avant de conquérir le pouvoir, nous devons avoir un programme, des idées-forces que nous devons proposer pour que, en priant Dieu, les citoyens croient en nos idées, pour qu’ils nous accordent le pouvoir afin que nous puissions l’exercer».

   «Le pays est dans une situation difficile. Les fonctionnaires n’ont pas été payés depuis 4 mois. L’hôpital a fermé ses portes. Il n’y a plus d’enseignement. Rien ne fonctionne dans le pays. Il n’y a plus d’électricité. Et là, aujourd’hui, des gens qui sont au pouvoir depuis 4 ans, des gens auxquels nous nous sommes opposés, en disant à Mouigni fils de Saïd Soilihi qu’il n’a rien fait de bien sur l’île de la Grande-Comore, et voilà, aujourd’hui, on s’unit à lui pour avoir des Députés, je dis qu’en réalité, il s’agit de petits calculs, et ce sont des calculs qui n’apporteront rien de bien à notre pays. Et je dis que ces calculs n’apporteront pas de fruits. Je sais que le secrétaire général du Parti Juwa a pris une lourde responsabilité sur les orientations qu’il a reçues pour une alliance avec des gens qui ont une responsabilité morale dans l’aplatissement de la Grande-Comore, dans l’aplatissement de l’État des Comores […]. Il faut que l’alliance entre les gens se fasse sur des idées-forces, dans l’intérêt du pays, dans la perspective de développer notre pays, dans ce qu’on appelle des “valeurs et une vision d’ensemble” qui doivent être dans des sujets d’envergure, dans l’assainissement de nos finances publiques, dans des sujets en relation avec notre Justice, dans des sujets relatifs à nos infrastructures, dans la maîtrise de nos dépenses publiques. Nous voyons comment les fonds publics sont dépensés. Il faut une réflexion d’envergure sur des sujets aussi importants comme ceux-là, sur la maîtrise des dépenses publiques, sur la rationalisation de notre budget, pour perfectionner notre Justice».

   «Ce sont autant des sujets importants qui exigent de nous des solutions que nous devons proposer aux citoyens comoriens. Si nous ne le faisons pas et si nous restons dans des discussions de salon, nous verrons qui gagnera quoi, et je ne crois pas que nous envoyons ainsi un message positif aux Comoriens. Et aujourd’hui, j’ai peur de voir les Comoriens ne pas comprendre ma démarche. J’ai peur que, vu le score d’hier, demain ils en feront plus parce que les citoyens perdront la confiance qu’ils avaient placée en nous, en disant que la politique ne leur apporte rien. Et je crois qu’il n’y a pas une voie que nous ne devrons pas emprunter pour développer notre pays afin qu’il ressemble aux autres pays, en restaurant notre honneur, sans aller auprès des pays qui nous donnent de l’argent pour enrichir le pays. Mais, pour faire cela, nous devons croire aux Comores, nous devons nous faire confiance, et surtout nous devons faire des alliances sur la base d’idées que nous avons parce que nous voulons développer le pays, et non des alliances pour partager les postes. Donc, je suis triste et je prie Dieu pour que là où nous voulons aller, nous n’allions pas continuer à nous comporter de cette manière».

   «En même temps, je souhaiterais remercier les citoyens et leur dire qu’en politique, nous ne pouvons pas mentir et mépriser les gens. Je souhaite remercier le Président Ikililou, parce qu’il m’a accordé une considération humaine. Il m’a sollicité, et a dépêché auprès de moi une autorité étatique de haut niveau, même s’il n’occupe pas une haute fonction publique, mais il s’agit tout de même d’un dirigeant de haut niveau. Le vendredi passé, ce dernier m’a dit que le Président et les autres dirigeants seraient contents de nous unir pour faire progresser le pays, pour faire fonctionner le gouvernement. Cette union est demandée. Mais, j’ai consulté mon parti. J’ai consulté mes aînés. J’ai mené ma propre réflexion. Cependant, je ne peux pas tourner le dos au frère, le Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Je ne peux pas tourner le dos à mon compagnonnage avec le Parti Juwa. Et c’est pourquoi je leur ai dit: “Je vous remercie puisque vous avez vu en moi un être humain, mais je ne peux pas faire partie de votre régime politique. Ce n’est pas que je ne veux pas le pouvoir, parce que si je dis aux Comoriens que je ne veux pas le pouvoir, ils diront que je suis un menteur puisque, si je fais de la politique, c’est parce que je veux le pouvoir, mais je veux un pouvoir auquel je peux contribuer, pour conduire le pays à de bonnes choses, pour conduire le pays dans la sincérité”. Comment me comprendront les Comoriens si je dis que Mamadou et Ikililou dirigent mal le pays, je l’ai dit pendant trois ans, deux ans, et aujourd’hui je cours parce qu’on m’a proposé un ministère? Les Comoriens diront: “Voilà les soudards, les soudards qu’ils veulent le pouvoir pour l’exercer mais ne sont pas sincères”. C’est pour ça que je dis que je crois en la politique. Je respecte le Président Ikililou, mais je ne crois pas que, compte tenu de la politique qu’il a mise en œuvre depuis 4 ans, il faut que moi, Fahmi fils de Saïd Ibrahim, je dois me joindre à lui pour défendre le pays parce que je n’ai pas vu ce qui a été fait. Il n’y a que très peu de choses qui ont été faites, comme c’est le cas du combat mené par le Président Ikililou pour organiser ces élections. Je le remercie et je loue ses efforts parce qu’il a défendu ce qui a permis d’avoir aujourd’hui la paix dans le pays. Je prie Dieu pour qu’il fasse le reste parce que c’est son devoir fondamental qui lui reste aujourd’hui».

     «Je souhaite vous dire que si j’ai refusé de m’agripper au pouvoir, c’est parce que je suis triste de voir le Parti Juwa s’agripper au pouvoir politique de la Grande-Comore, en concluant une alliance avec Mouigni fils de Saïd Soilihi».

     Alors, comment le candidat d’Ahmed Sambi va-t-il suivre son mentor quand il va lui demander de soutenir l’ennemi Mouigni Baraka Saïd Soilihi? Et comment Ahmed Sambi va soutenir le Colonel Azali Assoumani?

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 25 février 2016.

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