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Azali Assoumani haït Mbéni et y suscite la guerre civile

Azali Assoumani haït Mbéni et y suscite la guerre civile

Son Kiki y nomme trois chefs de village illettrés et contestés

Par ARM

      Mesdames et Messieurs, pour que la chose soit claire, procédons à un petit rappel sur l’organisation administrative. Au départ, le Roi concentrait tout entre ses mains. Il a fallu lui expliquer qu’il ne pouvait pas diriger tout un pays à partir d’un seul centre d’impulsion et que la centralisation était inopérante. On a alors pensé à la déconcentration, un aménagement de la centralisation: l’autorité centrale nomme l’autorité locale et la contrôle par le pouvoir hiérarchique, qui peut exister sans texte, et qui s’exerce pour des raisons de légalité, mais aussi pour des raisons d’opportunité. Odilon Barrot (1791-1873) avait eu un mot formidable à ce sujet: «C’est le même marteau qui frappe mais on en a raccourci le manche». Napoléon III (1808-1873) dira avec sagesse: «On gouverne bien de loin mais on administre mieux de près». L’étape suivante est la décentralisation: l’autorité décentralisée n’est pas nommée mais élue, et sur elle s’exerce un pouvoir de tutelle, toujours organisé par un texte, et qui s’exerce pour l’essentiel pour des raisons de légalité et parfois pour l’opportunité politique.

L’étape supérieure est le fédéralisme, dont l’un des principes de base est l’autonomie des collectivités de base. Aux Comores, l’autonomie des îles est inscrite dans la Constitution depuis celle du 1er octobre 1978, et Ali Soilihi allait plus loin encore en la matière. Or, par une immense escroquerie de plus, le «pouvoiriste» polygame s’en approprie la paternité. L’autonomie suppose que les collectivités autonomes s’administrent de manière autonome, dans des conditions proches de l’indépendance sans l’indépendance, les domaines relevant de la Fédération étant la monnaie, la Défense et la diplomatie. Le reste est l’affaire des Gouvernorats, même si leur autonomie est compliquée par la modicité des moyens.

En Droit constitutionnel et en Droit international public, les îles autonomes comoriennes sont des États fédérés, et le pouvoir de l’Union l’État fédéré (principe de la superposition). Donc, Moroni n’a aucun pouvoir sur la gestion administrative et financière des îles, puisque ces dernières sont autonomes en Droit. Or, par ignorance du Droit et parce qu’il avait comme «juristes» à ses côtés les deux serpents à lunettes que sont le mercenaire Nourdine Abodo et le fugitif international polygame Hamada Madi Boléro, le Mohélien de Bête-Salam Ikililou Dhoinine a signé un décret anticonstitutionnel, le décret 15-030/PR du 4 mars 2015, dont l’article 3 dispose: «Le chef de quartier ou chef de village est choisi parmi les habitants du village ou du quartier. Il est nommé par un arrêté du ministre chargé de la décentralisation après consultation des sages du village ou quartier concerné. […]». Qui sont ces «sages» et comment les choisir dans les villages minés par les conflits locaux, objets notamment du livre de Djaafar Madi de l’Université des Comores sur la violence politique aux Comores?

Deux graves inconstitutionnalités sont à signaler: d’une part, les compétences du ministre de l’Intérieur en matière de décentralisation, domaine du Gouverneur de l’île autonome, et d’autre part, l’intervention du chef de village dans l’élection des Maires. Le Maire est un Conseiller élu, et il se trouve à la merci d’une autorité nommée. C’est une première mondiale. En aucune manière, l’autorité nommée ne doit être au-dessus de l’autorité élue. À la Grande-Comore, le Gouverneur Mouigni Baraka Saïd Soilihi s’est cassé les reins en imposant des Maires à des collectivités territoriales qui n’en voulaient pas. En plus, hormis Anjouan, aux Comores, on confond Mairie et Communauté d’agglomération. Alors, imaginez un ministre de l’Intérieur qui doit signer des arrêtés pour nommer des chefs de villages et de quartiers dans plus de 2.000 villages et quartiers. C’est stupide et surréaliste. D’ailleurs, plus de 2 ans après le décret scélérat d’Ikililou Dhoinine, le pays patauge sur la question des Maires.

C’est dans ce climat délétère que Hamidou Harihila Hamadi, le bandit haineux Mohamed Chatur Al Badaoui et Mohamed Abdou Hamadi, les partisans les plus inconscients et les plus zélés à Mbéni du chef du village de Mitsoudjé, Azali Assoumani Boinaheri, en l’occurrence, ont décidé de faire éclater une guerre civile dans leur ville natale et d’origine. De concert avec leur chef, ils ont demandé à Kiki de nommer trois chefs de village à Mbéni. C’est ainsi que le mercredi 16 août 2017, Kiki a nommé trois chefs de village. Premier problème, les trois chefs de village sont complètement analphabètes et illettrés. Deuxième problème, Kiki n’a consulté personne à Mbéni, alors que le décret d’Ikililou Dhoinine l’y oblige, se contentant d’écouter les 3 Mbéniens détestant leur ville natale et son maître, le maître de Bête-Salam, de Mitsoudjé et du Hambou, le «ventriote» Azali Assoumani Boinaheri, dont chaque acte dans le Hamahamet et à Mbéni finit toujours dans le sang et a toujours un goût de mort. Il a déjà provoqué la mort à Mbéni et dans le Hamahamet, et veut renouveler son «exploit».

À Mbéni, la population gronde de colère, et le Mairie a déjà porté cette affaire litigieuse devant ce qui reste de la défunte Cour anticonstitutionnelle. C’est très grave. Un gouvernement qui intervient dans des stupidités de chefs de villages est un gouvernement qui n’a rien de sérieux à faire. Alors, «l’émergence»…

Une fois de plus, il faudra se regarder droit dans le blanc des yeux et se dire la vérité: il est temps de confier le travail juridique aux juristes. On se souvient du gouvernement comorien dans lequel le ministre de la Justice était spécifiquement chargé de «l’administration pénitentiaire», alors qu’on n’a pas besoin de le préciser puisque les prisons sont placées sous l’autorité du ministère de la Justice. En plus, les Comores sont encore engluées dans la folie consistant à ne pas faire élire tous les Députés au suffrage universel direct. Les Députés se battent à l’Assemblée pour cette folie furieuse. Il faut oublier les charlatans et les serpents à lunettes de la trempe du mercenaire Nourdine Abodo et du fugitif international polygame Hamada Madi Boléro, qui se prennent pour des «juristes». Ils ne connaissent rien en Droit.

Donc, si l’affaire des trois chefs de village de Mbéni n’est pas réglée dans le sens du Droit, elle va faire tâche d’huile parce que le pouvoir en place va chercher à tout désorganiser en sa faveur. Plus grave encore, si le «concubinocrate» Azali Assoumani Boinaheri continue à croire qu’il peut faire avaler des couleuvres aux Mbéniens, il se trompe lourdement et, en plus d’une explosion qui va entraîner le départ de Mohéli et Anjouan de l’Union des Comores après les assises de la Grande-Comore, il y aura également des implosions qui vont diviser à nouveau la Grande-Comore en Sultanats. Qu’on le lui dise! Il en fait trop. Et, ce n’est pas un pèlerinage de plus accompli en volant et en faisant chasser les pèlerins comoriens de l’hôtel à Médine qui le sauvera d’une chute sanglante…

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 26 août 2017.

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