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Azali Assoumani honnit le 17-Février. Les Mohéliens, non

Azali Assoumani honnit le 17-Février. Les Mohéliens, non

Le discours de l’ancien ministre Charif Abdallah Mohadji

Par ARM

   Le «ventriote» Azali Assoumani a décidé de rester dans la petitesse et dans le mensonge. Dans son discours du mercredi 30 décembre 2015 à la Salle multifonctionnelle de Fomboni, il avait juré de faire du 17-Février, date de signature de l’Accord-cadre de Réconciliation nationale aux Comores, une fête nationale. Il n’a pas tenu parole. Il avait dit: «Quand Dieu a voulu que nous nous réconciliions, nous sommes venus à Mohéli. Et quand nous sommes arrivés à Mohéli, nous ne l’avons pas regretté. […]. Nous avons commencé les négociations en décembre 2000, et nous arrivâmes en février 2001 et nous sommes arrivés aux accords du 23 janvier 2001 [Sic] en prélude à la stabilité que nous avons actuellement. Ce que je veux vous dire, honorables Mohéliens et Mohéliennes, c’est qu’une date historique survenue à Mohéli. C’est une date parmi les plus importantes que celles déjà survenues et à venir parce que cela a permis le fait qu’aujourd’hui, c’est un enfant de Mohéli qui dirige ce pays.

   Vous avez entendu que dans le monde, il y a un pays qui s’appelle la Suisse, et les États en conflit se retrouvent souvent en Suisse. Depuis longtemps, la Suisse des Comores est l’île de Mohéli. Mais, je suis quand même triste parce que nous avons signé les accords pour réconcilier les îles, et après cette réconciliation, nous avons établi une Constitution pour faire fonctionner notre État. […]. Il y a eu une rechute. […]. Je vais vous dire ce qui m’attriste, et le moment venu, nous en reparlerons. C’est que, il paraît que le 17 février 2001, quand nous avons conclu l’accord pour nous réconcilier, et cette date n’est pas considérée comme une fête nationale devant nous inciter à louer Dieu, alors que le 26 décembre, il y a eu des gens qui sont allés faire une fausse libération. Je croyais que si l’État dans son ensemble a établi qu’après le 6 juillet 1975, date d’accession des Comores à l’indépendance, la deuxième fête nationale devait être le 17 février 2001 parce que c’est la date de la réconciliation des Comoriens. Je croyais que vous autres Mohéliens, comme vous avez la responsabilité du pays, vous alliez penser à ces choses-là. Malheureusement, cela n’est pas arrivé. Alors, je vous donne ma parole d’honneur que si nous sommes élus, nous viendrons à Mohéli pour vous remercier, chers Mohéliens et chères Mohéliennes, pour avoir accepté que notre réconciliation se fasse à Mohéli».

Or, non seulement le putschiste Azali Assoumani a renié sa parole sur la célébration du 17-Février cette année, mais en plus, a-t-il tout fait pour empêcher les Mohéliens de commémorer l’anniversaire de la réconciliation des Comoriens à Mohéli. Pourtant, les Mohéliens ont fêté le 17-Février. De cette commémoration, nous retenons le discours de Charif Abdallah Mohadji, qui avait été ministre lors de la première satrapie du «concubinocrate» Azali Assoumani:

Mesdames et Messieurs les invités,

Honorable assistance,

Assalame anlaikoum warahamatoullah wabarakatouh.

17 février 2001, 17 février 2017, 16 ans, jour pour jour depuis la signature de l’«Accord cadre pour la Réconciliation aux Comores», accord appelé communément, «les Accords de Fomboni». Tout simplement parce que Fomboni constituait à l’époque, le seul endroit du pays où toutes les parties comoriennes concernées, en l’occurrence le Gouvernement et les forces politiques de Mohéli, de Grande-Comore et d’Anjouan pouvaient se rencontrer et discuter dans la sérénité. Ainsi donc, c’est dans une ambiance euphorique sans précédent, que la classe politique comorienne, appuyée par la communauté internationale, dont l’Organisation de l’Union africaine, l’Organisation Internationale de la Francophonie, l’Union européenne, la Ligue des États arabes et l’Organisation des Nations Unies, a signé ce jour 17 février 2001 cet important accord. Toute la population comorienne dans son ensemble reconnaît aujourd’hui la valeur de ce texte historique qui a pu mettre fin aux velléités séparatistes et créer, par des mécanismes, les conditions nécessaires à l’instauration d’un climat de paix et de stabilité durables dans notre cher pays. En effet, cet Accord-cadre pour la réconciliation nationale aux Comores a permis de mettre fin à des décennies d’instabilité politique, à des accusations et à des querelles sans fondement au sein des populations de nos chères îles.

Commémorer cette date signifie d’abord reconnaître les bienfaits de l’accord et le rejet des pratiques de gouvernance d’antan, qui ont durant des décennies divisé sans ménagement les Comoriens et dont la conséquence majeure a été sans aucun doute la crise séparatiste des années quatre vingt dix, qui avait ébranlé dangereusement notre unité nationale. La Constitution comorienne, issue des Accords de Fomboni, votée dans l’enthousiasme le 23 décembre 2001, a donné un réel espoir à notre peuple, en accordant un partage équitable du pouvoir entre l’Union et les Îles, en permettant aux entités de se développer légitimement dans l’harmonie en administrant et en gérant librement leurs propres affaires grâce à l’autonomie qui leur est octroyée. Certes, beaucoup reste à faire. Personne ne se faisait d’illusions en ce jour du 17 février 2001 que le chemin à parcourir serait court. On le reconnaissait tous très long et plein d’embuches. Mais, justement, n’est-ce pas à nous Comoriens de toutes les îles, sans distinction et sans assistance extérieure, aucune, de faire preuve de maturité afin de surmonter les obstacles qui nous restent à franchir pour l’application stricte de ces Accords dont les avantages ne sont plus à démontrer?

Commémorer cette date signifie ensuite, d’une part se rappeler les responsabilités qui sont les nôtres, nous classes politiques d’hier et d’aujourd’hui, pour assurer la prospérité de notre population, car aucun pays ne peut prétendre à un développement harmonieux dans un climat de méfiance et de désordre, et d’autre part, rappeler aux jeunes générations qui seront les responsables de demain les passages douloureux de l’Histoire mouvementée de notre pays.

Les acquis de cette réconciliation nationale scellés par l’Accord-cadre de Fomboni ont comme base la confiance mutuelle des populations de nos îles. La Réconciliation nationale a permis d’édifier un nouvel ensemble comorien (NEC), dont les bases essentielles reposent sur la présidence tournante, l’autonomie des îles et l’équilibre politique entre les îles de la République. Le tout protégé par la Constitution du 23 décembre 2001. La révision de celle-ci par le référendum de mai 2009 n’a pas été de nature à favoriser le développement de l’esprit dans lequel les Comoriens signataires de l’Accord ainsi que la communauté internationale qui les a assistés se sont convenus et ont eu à s’engager. Commémorer cette journée signifie enfin rendre un hommage appuyé aux personnalités qui ont joué un rôle crucial aux négociations officieuses mais ô combien difficiles et importantes, pour parvenir à un accord accepté par tous. Nous pensons particulièrement à Monsieur Mohamed Hassanali.

Nos hommages s’adressent également à tous les signataires de cet Accord-cadre de Fomboni pour leur dévouement qui a abouti à la réconciliation nationale et qui nous a ainsi évité la désagrégation de notre État-nation; et là nous citons, feu Mohamed Fazul, feu Abbas Djoussouf, feu Issamidine Adaine, paix à leur âme, le Colonel Azali Assoumani, le Lieutenant-colonel Saïd Abeid, Messieurs Ali Toihir et Saïd Ali Bacar pour la partie comorienne. Pour la communauté internationale, nous citons également Monsieur Francisco Madeira de l’Unité Africaine et Monsieur André Salifou de l’Organisation Internationale de la Francophonie. C’est dans ce cadre que nous invitons toutes les forces vives de la nation et dans toutes leurs diversités à se mobiliser avec force pour que désormais chaque année, cet Accord-cadre soit commémoré, car il nous assure l’unité et la stabilité, et nous GARANTIT une alternance apaisée dans notre pays.

Je vous remercie.

Le discours poli et consensuel de Charif Abdallah Mohadji cache la colère des Mohéliens.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 21 février 2017.

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