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Azali Assoumani, l’antiéconomique et la destruction

Azali Assoumani, l’antiéconomique et la destruction

La «politique économique» du dictateur est un désastre

Par ARM

  À l’évocation du sujet, les âmes sensibles versent des larmes d’émotion dans les salons feutrés de Moroni: «Azali Assoumani est tellement ingrat qu’il refuse de recevoir Shemir Kamoula qui, pourtant, a beaucoup fait pour lui lors de la mascarade électorale de 2016». Ce qui fait rire et pleurer en même temps, c’est que le «concubinocrate» Azali Assoumani est entré dans une phase de grave autodestruction, et l’un des domaines dans lesquels il a choisi de sévir est celui de l’économie. Pour tout dire, le «pouvoiriste» Azali Assoumani est engagé dans une voie sans issue en matière économique, comme dans d’autres, d’ailleurs.

Le «ventriote» Azali Assoumani a commencé par casser le patronat comorien. Il a fait nommer à la tête du Mouvement des Entrepreneurs comoriens (MODEC) Irchad Abdallah, très contesté et vilipendé, dans la mesure où il n’est le patron d’aucune entreprise. Partout où se retrouvent deux Comoriens, y compris dans le métro parisien, la messe est dite: «Comment Irchad Abdallah peut-il diriger le MODEC alors qu’il n’est pas entrepreneur?». La suite étant connue, il suffit à peine de rappeler que les vrais patrons du pays ont fait ressusciter, selon les uns, ont créé, selon les autres, l’Organisation patronale des Comores (OPACO). Cet homme d’affaires qui a pignon sur rue à Moroni n’est pas tendre sur le sujet: «Dans le MODEC, on retrouve quoi? Trois sous-fifres dirigeant des carcasses qui ne représentent pas 1% d’une entreprise comme celle de Doudou Taïnamor, et 0,02% d’AGK. Or, comment expliquer le fait que c’est ce tonneau vide qu’ont choisi de soutenir les autorités actuelles? Mystère».

Il y a pire, bien pire. L’État ou ce qui en tient lieu veut opérer un passage en force pour une loi des finances inapplicable, pendant qu’un Député mohélien a déposé ses amendements pour une prise en compte des intérêts de «son» île. Et là, très faux-culs et avec un sens aigu de l’irresponsabilité, les représentants du «gouvernement» à la Commission des Finances disent s’engager à prendre en compte les doléances mohéliennes, tout en prétendant crânement qu’ils n’ont pas le temps de confronter les chiffres de l’Union à ceux des îles autonomes. Si la honte pouvait tuer…

Et, ce n’est pas fini. En effet, la politique antiéconomique des autorités actuelles est tellement irresponsable que ces dernières ont décidé de faire fuir toutes les entreprises françaises opérant aux Comores, notamment par le racket. Moroni Terminal n’en peut plus de subir le racket d’un État aux abois. Les travaux réalisés au Port de Moroni par Moroni Terminal ont permis de respecter les standards régionaux, notamment grâce à la modernisation de la terre pleine. Tout ça est oublié. COFRI n’en peut plus. Pour sa part, en plus de la calomnie, Colas est saigné à blanc alors qu’il a de grands projets pour les Comores. Lafarge étouffe sous les avanies, les enfantillages, la mauvaise foi et l’amateurisme des pouvoirs publics, alors que son projet de ciment aux Comores est très réaliste et utile. Les Comoriens sont encore sous le choc du refus des autorités au sujet des travaux d’infrastructure que voulait financer l’Agence française de Développement (AFD). Le pouvoir actuel, aveuglé par la haine et l’irresponsabilité, balaie tout sur son passage. La pression fiscale tue l’entreprenariat et l’investissement aux Comores.

Pour tout dire, les autorités actuelles ne comprennent rien en économie. Les Comoriens se souviennent de la démagogie du «ventriote» Azali Assoumani sur la baisse des prix des denrées de première nécessité pendant le Ramadan. Les commerçants se retrouvèrent devant le maître de Beït-Salam, qui leur dit qu’il fallait derechef baisser les prix jusqu’à un certain niveau. On lui expliqua que la chose n’était pas possible parce que la viande avait plusieurs origines et se présentait de plusieurs manières. La viande du Brésil n’aura jamais le même prix que celle en provenance de la Tanzanie. Il dit ne rien vouloir savoir. Les basses côtes n’auront jamais le même prix que les gigots. Il dit ne rien vouloir savoir. Les commerçants présents étaient atterrés, se piquant pour être sûrs qu’ils n’étaient pas en train de faire un cauchemar.

Aujourd’hui, les Comoriens ont en face d’eux un «gouvernement» qui prétend pouvoir générer des recettes d’un montant de 91 milliards de francs comoriens, alors que les Comores ont tout le mal du monde à financer des dépenses annuelles de 29 milliards de francs. Qu’on demande à Saïd-Ali Chayhane où un gouvernement moribond va trouver 91 milliards de francs. Qui est l’économiste en chef de ces gens-là? Nul ne le sait. Tout ce qu’on sait, c’est que le «ventriote» Azali Assoumani est dans l’antiéconomique et que cela finira très mal pour les Comores.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 26 décembre 2016.

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