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Azali Assoumani: le discours d’investiture des mensonges

Azali Assoumani: le discours d’investiture des mensonges

Le dictateur sorti des urnes truquées ment sur ses intentions

Par ARM

   Le jeudi 26 mai 2016, Azali Assoumani, dictateur de nouveau sorti des urnes traficotées par l’inimitable et inégalable ancien fugitif international Hamada Madi Boléro prononçait un discours d’investiture truffé des mensonges les plus grossiers et les plus vulgaires, un discours renvoyant les Comoriens à la triste réalité constatée même ailleurs: «Les tenants du pouvoir ne font pas toujours ce qu’ils disent ou ce qu’ils écrivent»: Bouhout El Mellouki Riffi: La politique française de coopération avec les États du Maghreb 1955-1987, Publisud et Toubkal, Paris et Casablanca, 1989, p. 25.

   Dans le cas du discours d’investiture d’Azali Assoumani, on est effaré en y découvrant toute cette dose de mensonges de la bouche d’un homme qui, durant la campagne électorale, a fait planer la menace et la terreur au cas où il aurait été vaincu. Partout, où on disait: «Pour la paix du pays, il faudra déclarer Azali Assoumani vainqueur de l’élection présidentielle, même s’il est vaincu. Mohamed Ali Soilihi est un homme de paix, et ne provoquera pas un bain de sang s’il est déclaré vaincu, ce qui n’est pas du tout le cas du belliciste et belliqueux Azali Assoumani». Pourtant, toute honte bue, le jeudi 26 mai 2016, le belliciste et belliqueux Azali Assoumani se voulait la Mère Teresa de la démocratie aux Comores, déclarant sans vergogne, notamment: «Allah nous a préservé d’un chaos qui planait dans notre pays et nous a prodigués [Sic: «Prodigué», complément d’objet indirect] de Son immense miséricorde, en nous inspirant la patience, la sagesse, le respect des Institutions et des textes constitutionnels, législatifs et réglementaires qui nous régissent». N’est-ce pas dans sa bouche et dans celle de son copain «circonstanciel de temps» Ahmed Sambi qu’on retrouvait le mot «chaos»? Existe-t-il un autre candidat qui avait eu recours à cette terminologie en dehors d’eux? Non!

   Comment un homme qui a tenu un discours de terreur et menace, et qui, en plus, a été «élu» dans la fraude, peut-il avoir le culot de dire: «J’exprime toute ma gratitude à l’ensemble du peuple comorien, sans oublier notre Diaspora, qui a bien voulu placer en moi sa confiance, et me porter à nouveau, dix ans après avoir quitté la magistrature suprême de notre pays, de revenir pour présider à la destinée de notre nation, les cinq prochaines années et, reprendre avec elle, le chemin de l’unité, de la réconciliation nationale, de la paix et de la sécurité, du progrès, de la solidarité et de la prospérité»? Comment et par quel tour de passe-passe cet homme violent qui a ruiné les Comores par le passé peut-il oser parler de «chemin de l’unité, de la réconciliation nationale, de la paix et de la sécurité, du progrès, de la solidarité et de la prospérité»? Croit-il que les Comoriens ont oublié? Lourde erreur…

   Lui, à qui Ikililou Dhoinine, Hamada Madi Boléro et leurs Mohéliens de Beït-Salam avaient remis l’Armée nationale de Développement, Al-Watwan, l’ORTC, la Commission électorale nationale «indépendante» (CÉNI), la Cour constitutionnelle, la presse privée et l’imprimerie Graphica, qui confectionnait les documents électoraux et ses propres supports publicitaires, ose parler de «bon déroulement de ce scrutin». En quoi une élection dont les résultats ont été dictés par l’ancien fugitif international Hamada Madi Boléro à l’informaticien de la CÉNI peut-elle être considérée comme une «expérience démocratique exemplaire qui rehausse l’image de notre continent», alors qu’un pays comme le Bénin organise des élections si libres qu’aucune contestation n’est soulevée?

   De même, Azali Assoumani ment quand il prétend crânement qu’«il n’y a ni vainqueur, ni vaincu et que c’est le peuple comorien tout entier qui a gagné et qui est sorti grandi de ce processus électoral», alors que les vainqueurs s’appellent Hamada Madi Boléro, Ahmed Sambi, Azali Assoumani et l’Iran, et les procédés ayant conduit à leur «victoire» sont infâmants et infâmes.

   Nouveau mensonge grossier et vulgaire: «Je pense à l’approvisionnement en eau et en électricité, à des services de soins de santé de qualité, à une formation professionnelle de qualité pour nos jeunes, pour résorber le chômage. Mais à l’approche du mois sacré du Ramadan, je pense surtout à la disponibilité de produits de première nécessité, à des prix accessibles. Je sais que tout cela ne sera possible qu’avec une amélioration du pouvoir d’achat des Comoriens d’une manière générale». Blabla et reblabla. Il va faire quoi, Azali Assoumani, pour régler tous ces problèmes alors qu’il n’est entouré que d’une bande de charognards? Où sont ses experts? Où sont ses cadres compétents? Il ne s’agit pas d’experts compétents en fraude électorale, mais en gestion étatique. Hamada Madi Boléro? Le moment est bien dramatique, et ce n’est pas le moment de rire. Ou Kiki, qui a obtenu son «Master II» et son «Doctorat» le même jour?

   Soyons sérieux! Avant son «élection», Azali Assoumani disait avoir une solution pour tous les problèmes affectant les Comoriens, et aujourd’hui, il demande aux Comoriens de lui dire quelle voie suivre: «Quant au court terme, vos attentes sont nombreuses et à juste titre. Nous estimons qu’un programme pour des mesures d’urgence est nécessaire compte tenu de la gravité de la situation. Avec les apports de tous, nous nous y attellerons et nous réussirons». C’est quoi, cette façon de se moquer des Comoriens? Et, il y a des injures dans le discours quand on entend l’homme qui a volé aux Comoriens 20 milliards de francs comoriens dire sans la moindre gêne, ni peur de Dieu: «Il nous faudra déployer ensemble de gros efforts de rigueur dans la gestion du bien commun en général, et des fonds et administrations publics en particulier. Vos préoccupations à terme concernent la nécessaire relance de l’économie de notre pays pour le quinquennat certes, mais aussi pour les autres années à venir. Et ce, en améliorant les conditions déjà existant dans les divers secteurs afin d’exploiter toutes nos ressources, de façon optimale. Ces défis à relever, constituent une des principales conditions, pour gagner le combat pour l’éradication de la pauvreté et pour une “Stratégie de Croissance Accélérée pour un Développement Durable” (SCA2D), réussie».

   Et voilà l’allié «circonstanciel de temps» d’Ahmed Sambi, le chef de Hamidou Karihila Hamadi, introducteur d’Oussama Ben Laden aux Comores, qui dit crapuleusement que l’«extrémisme sous toutes ses formes n’apportera au pays que désolation». Ah oui? Depuis quand les extrémistes sont-ils contre l’extrémisme? On rêve! C’est le très corrompu Azali Assoumani qui ose prétendre que «nous mènerons ensemble, une lutte sans merci contre l’impunité et contre la corruption sous toutes ses formes. Je prends ici l’engagement, Incha Allah, de m’y investir et d’y consacrer toute mon énergie». Que vaut l’engagement d’un chef corrompu et sûr de son impunité?

   Naturellement, on est saisi par la nausée quand on entend Azali Assoumani crâner dans les termes suivants: «Avant de terminer, je voudrais encore remercier le peuple comorien qui a su faire preuve de sagesse, de patience et de discernement et démontré son attachement à la paix et à l’unité nationale. Je le remercie pour le grand honneur qu’il m’a fait de me porter une seconde fois à la magistrature suprême de notre pays». Mensonge! Le peuple comorien ne l’ayant jamais élu, c’est plutôt le malfaiteur Hamada Madi Boléro transformé en fugitif international qu’il faut remercier parce que chaque fois qu’il accède au pouvoir, ce dernier est là pour organiser une vulgaire mascarade électorale à son profit. Mais, rira bien qui rira le dernier. Un autre malfaiteur qui croyait pouvoir disposer impunément de la vie des autres n’a pas eu le temps de trop se réjouir au lendemain de «l’élection» d’Azali Assoumani. Le Tout-Mohéli ricane.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 29 mai 2016.

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