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Azali Assoumani : ‘‘Nous abordons les élections partielles avec sérénité’’

Azali Assoumani : ‘‘Nous abordons les élections partielles avec sérénité’’
«Il ne faut pas brader la paix du pays pour un poste de ministre, pire encore un ministère dans un pays qui serait en proie à l’instabilité. Nous ne le dirigerons pas seuls, j’invite mes opposants à venir me rejoindre », a déclaré hier Azali Assoumani. Et un brin sarcastique : «ils viendront me rejoindre, j’en ai l’expérience».
 
Dans une conférence de presse hier lundi au Retaj, Azali Assoumani a appelé ses partisans au calme et a dit préparer la reprise du vote dans les 13 bureaux de vote de Ndzuani  »avec sérénité ». Il a insisté sur la responsabilité des organisations chargées des élections, qui doivent dire le droit. «Je ne suis pas juriste, mais avec l’expérience que j’ai acquise au cours des années, l’élection partielle est une première dans l’histoire et dans le monde.
Evidemment, l’arrêt de la Cour suscite bien des interrogations, mais nous nous y soumettons», a déclaré le leader de la Convention pour le renouveau des Comores (Crc). «Les partielles auront lieu dans les treize bureaux e vote saccagés. Des compatriotes n’ont pas pu voter, ce préjudice sera donc réparé et ils pourront accomplir leur devoir de citoyens. J’espère qu’il ne se manigance rien qui puisse mettre à mal la stabilité et la paix du pays», a-t-il averti.

«Il n’y aura pas de transition»

Sur ce point précis, le candidat déclaré provisoirement élu par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) s’est adressé aux responsables du pays, notamment les institutions en charge des élections. «Ils doivent avoir en tête la paix et la stabilité ; toutes les parties prenantes au processus doivent penser aux Comores. Je remercie la communauté internationale pour son accompagnement en faveur du développement de notre pays ; la coopération en soi n’a rien de honteux, tous les pays du monde coopèrent entre eux, mais il faut, comme disent les Chinois, que ce principe soit basé sur le principe gagnant-gagnant », a-t-il fait savoir.

Pour ce qui est de l’élection partielle, il a dit que ce serait honteux si nous n’étions pas à même de la financer. Cette partielle suscite bien des interrogations, notamment en raison du timing serré. La passation de pouvoirs est prévue le 26 mai prochain. Ici et là, on entend parler de transition et de vide institutionnel. A cela, Azali Assoumani a répondu par la négative :  »Il n’y aura pas de transition, qui est un signe de régression ; cela fait 17 ans que nous avons fermé cette page ».
Et d’ajouter que «il ne faut pas brader la paix du pays pour un poste de ministre, pire encore un ministère dans un pays qui serait en proie à l’instabilité ; nous ne le dirigerons pas seuls, j’invite mes opposants à venir me rejoindre ». Et un brin sarcastique : «ils viendront me rejoindre, j’en ai l’expérience».
Le 15 mars dernier, un protocole d’accord portant essentiellement sur la sécurisation des élections a été signé par les candidats qualifiés pour les élections générales et le second tour des gubernatoriales, le ministre de l’Intérieur et le président de la Ceni. La question était de savoir si ce protocole s’appliquait toujours pour «ce troisième tour». «Il est toujours valable ; les acquis du protocole ne peuvent pas être remis en cause», a dit l’ancien président de la République.
Faiza Soulé Youssouf
source : alwatwan

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