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Azali Assoumani prend les habits du politologue et donne une analyse sur la naissance d’un ordre politique.

Dans ce discours, l’ancien président traite de la question de la naissance d’un ordre politique, de l’État. En essayant de répondre à ces quelques questions : Comment un ordre politique est il crée ? Quelle est son origine ? Pourquoi à un moment donné, les individus ont éprouvé le besoin de créer un Etat, pour quelles finalités ?

Pour répondre à ces questions, Azali Assoumani adopte dans son discours deux méthodes. Celui du sociologue Norbert Élias. C’est-à-dire que l’État n’est pas le fait du hasard. Mais ce sont les hommes qui l’ont construit. Selon le concept de Léviathan de Thomas Hobbe, la nécessité de l’État, d’un ordre politique est le fait du déchaînement des intérêts individuels dans des situations où l’individu ait pris une liberté totale d’utiliser sa puissance par n’importe quel moyen, et créant de ce fait une situation de chaos, de guerre de tous contre tous, où la préservation de l’intérêt individuel primerait sur l’intérêt collectif. Pour contenir ce déchaînement des passions individuelles, les individus ont créé l’état.

Mais l’Etat poursuit Azali Assoumani, c’est l’ensemble des individus, et il appelle pour la survie de cet ordre, à la responsabilité de chacun, à la conscience d’un destin commun, à l’engagement citoyen contre la démission, contre le renoncement. C’est au nom de cela, que l’on pourra contribuer à un état social et prospère dans une démocratie électorale et non clanique.

 

Dans une démarche eliasienne, l’ancien président déclare que l’ordre politique est une réalité sociale. Dire qu’il l’est, C’est un artefact. Mais selon lui, cette réalité sociale, n’est pas une donnée. Elle répond à une logique historique liée à une demande sociale : la recherche de la sécurité et du grand intérêt général. On comprend ici, que la démarche azalienne sur la compréhension de la chose publique est très proche à la démarche Hobbesienne. Mais plus que Thomas Hobbes, l’ordre politique selon la démarche azalienne est saisi comme un acte d’engagement nourri par un sentiment responsabilité, de prise en charge du groupe social. Cette conscience selon Azali Assoumani est très précoce chez les femmes, qui à l’âge de neuf ans entrent en politique dès leur prime enfance, contrairement aux hommes qui ont une conscience de responsabilité individuelle tardive. Durant la socialisation de chaque individu, chacun incorpore un certain nombre de codes sociaux, de repères et une règle de vie commune. Tout cet ensemble de règle définit l’humanisme de chacun, une conscience d’appartenance à une communauté de destin. Dans cette communauté, la recherche exclusive de l’intérêt individuel ne peut se vivre sans malaise, sans créer un désordre. Or pour rendre possible cet ordre politique capable de contenir les passions individuelles, il faut s’organiser et créer des institutions. C’est de-là qu’est né l’État dont la légitimité ne tient pas de la naissance d’un clan, mais du concept de Machouara, de la démocratie électorale, le seul mécanisme possible de rendre légitime les gouvernants et préserver la paix sociale.

Pour dire que la finalité de ce discours est d’appeler les citoyens à la responsabilité collective. Ce discours est prononcé le 6 avril 2015 devant des militants à Itsandra

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