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Azali Assoumani prépare activement la mort du Mufti

Azali Assoumani prépare activement la mort du Mufti

Il a déjà creusé sa tombe et payé le linceul et les pleureuses

Par ARM

       En Islam, la «Fitna» signifie à la fois discorde et anarchie. L’Islam abhorre l’une et l’autre. En Islam, il est même dit qu’il vaut mieux vivre 40 ans sous une autocratie que de passer une seule nuit dans un territoire dépourvu d’autorité. Pourquoi? Parce que le manque d’autorité est synonyme d’anarchie, et l’anarchie est source de toutes sortes de dérives. Tout le monde sait ce qui se passe en Somalie, où l’État n’existe plus depuis 1991, et où le manque d’autorité engendre tous les malheurs du monde.

L’autorité peut être temporelle (politique) ou spirituelle (religieuse), et dans certains pays comme le Maroc, les deux pouvoirs sont incarnés par la personne du Roi, Commandeur des Croyants et chef d’État régnant et gouvernant, un chef d’État doté donc de pouvoirs réels.

En Islam, les deux pouvoirs ont été incarnés par le Prophète Mohammed, du début de la Révélation (609) à la fin de l’existence terrestre de l’Envoyé de Dieu (632). Par la suite, pour continuer l’œuvre du Prophète, a été instaurée l’indispensable institution du Khalifat. Sans le Khalifat, la progression de l’Islam aurait été gravement compromise, voire anéantie.

Or, le polémiste égyptien Ali Abd Al-Razeq (1888-1966), en pleine confusion, rejette la nécessité de l’institution du Khalifat, sans faire la distinction entre Khalifes légitimes et Khalifes monarques soucieux de leurs intérêts personnels, loin de l’Islam: «La religion islamique est innocente de cet abus de la notion de califat, telle que l’entendent les Musulmans, avec son aura d’ambition, de crainte, de splendeur et de force. Le califat ne ressortit aucunement aux projets divins, pas plus d’ailleurs que la justice et les autres fonctions de gouvernement et de postes de l’État. Il s’agit là de projets politiques spécifiques, dont la religion n’a pas à connaître, qu’elle n’a pas reconnus, niés, prescrits, ni prohibés, nous laissant recourir au jugement de la raison, aux expériences des nations et aux règles de la politique»: Cité par Anouar Abdel-Malek: La Pensée politique arabe contemporaine, 2ème édition revue et augmentée, Le Seuil, Paris, 1975, p. 68.

Ceux qui n’ont rien compris sur l’institution du Khalifat et du pouvoir spirituel en Islam ont juste à prendre en compte le constat fait par Ibn Khaldoun (1332-1406) sur le dévoiement de l’autorité spirituelle et son instrumentalisation par ceux qui s’en servent pour des objectifs personnels: «Le premier Musulman qui s’assit sur un trône fut Mu’âwiya», dont les desseins étaient politiques et non religieux. C’était un monarque et non un Khalife.

Dans le cas des Comores, l’institution du Mufti a été instaurée. Le Mufti est la plus haute autorité spirituelle du pays. Seulement, il se trouve souvent entraîné dans des querelles politiciennes qui ne relèvent pas de sa compétence. Quand le «saigneur» Azali Assoumani Boinaheri commet son hideux coup d’État du 30 avril 1999, le Mufti légitime cet horrible crime. C’est le début d’une longue suite de compromissions.

Aujourd’hui, il se passe quelque chose de très grave aux Comores. Le Mufti des Comores est gravement malade. À l’été 2017, il a été hospitalisé à Paris. Il a été opéré. Il resta à l’hôpital pendant 3 semaines, dans des conditions sanitaires très difficiles, compte tenu de la complexité de l’intervention chirurgicale subie et de son âge avancé.

Or, en plein délire maniacodépressif et mégalomaniaque de celui qui veut devenir Président à mort, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani Boinaheri le pressa de rentrer au plus vite aux Comores en septembre 2017. Et là, on assista à la mère des horreurs: le jour de son arrivée aux Comores, le Mufti fut traîné au camp militaire de Kandani pour exercer son magistère moral sur les soldats, en plaidant la cause d’un dictateur de village devant des militaires qui doutent de tout sur leur chef. Cette immixtion du Mufti dans les problèmes de l’Armée est un grave mélange des genres. En plus, le chef de la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé instrumentalise le Mufti dans les manipulations relatives aux assises de la haine et du mépris, l’utilisant auprès de certaines couches sociales pour essayer de les gagner à sa cause perdue. Il l’empêche de regagner la France pour poursuivre son traitement médical. Il veut l’avoir à ses côtés pour détruire l’unité des Comores et cautionner des crimes d’un clan assoiffé de pouvoir sans gloire et d’argent facile.

Or, sur le plan médical, le Mufti subit une injection spéciale chaque semaine, au titre de traitement postopératoire. Il faut donc que des ampoules spéciales soient acheminées vers les Comores, dans des conditions dramatiques. Au niveau familial, tout a été fait pour inciter le Mufti à regagner la France afin de se faire soigner, mais rien n’y fait: il doit rester aux Comores pour aider un dictateur devenu fou à rester au pouvoir.

Dès lors, on se rend compte que le «ventriote» Azali Assoumani Boinaheri, emporté par la folie du pouvoir, est en train de tuer le Mufti à petit feu, comme il a été à l’origine de l’accident vasculaire cérébral (AVC) qui a failli être fatal à Ali Bazi Selim, initiateur des assises de la haine et du mépris. Il donne l’impression qu’il veut décimer toute une génération, la génération du Mufti et Ali Bazi Selim qui, tous les deux, sont originaires de Ntsoudjini.

La complaisance démagogique doit avoir ses limites. Le dictateur de Mitsoudjé ouvre la boîte de Pandore et n’a pas besoin de se cacher derrière des vieillards, au risque de les tuer un à un jusqu’au dernier. Ce proche du Mufti qui parle du sort fait au chef religieux a les larmes aux yeux et fait pleurer son entourage. Pour une fois, le tyran de Mitsoudjé doit se comporter en homme et non en criminel. Il doit penser à la santé et à la vie du Mufti et au grand désarroi de sa famille.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 13 novembre 2017.

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