You are here: Home » Actualités » Azali Assoumani : Rassembler pour mieux régner

Azali Assoumani : Rassembler pour mieux régner

Impossible de ne pas se rendre compte qu’en proposant le dépassement des clivages traditionnels, clivages selon lui souvent plus artificiels que réels, Azali Assoumani dresse contre lui la totalité des aspirants politiciens qu’ils soient d’hier ou d’aujourd’hui. En prônant dans un esprit tout à fait ouvert, d’un homme d’État, un tel rassemblement, risque de défigurer totalement l’alliance de ses adversaires les plus divers. Azali, vise plus haut et plus grand !

Alors que le candidat du pouvoir en place, tout en manifestant ses velléités de diviser pour mieux régner, ne manque pas de lorgner vers les autres petits partis dans le but de les affaiblir politiquement et ainsi de monopoliser des propos parfois caricaturaux qui, s’ils ne font pas encore réagir les dirigeants des partis, risquent fort peu de séduire leur électorat, l’exercice semble de plus en plus menacé d’écartèlement.

Dans un contexte de crise, de problèmes cruciaux tant sur le plan intérieur qu’international, Azali Assoumani appelle quant à lui, à l’union nationale d’un pays en «lutte» notamment contre le chômage et gabegie. En incarnant la tempérance, le courage politique, la détermination, la capacité à penser au-delà des clivages politiques, le candidat de la Convention pour le Renouveau des Comores (CRC) devenu non pas atypique, mais central, inquiète pas mal de monde, notamment du côté de ses adversaires directs à la présidentielle.

Est-ce une posture, comme certains l’affirme ou bien, lorsqu’il prône la raison plutôt que la passion, la modération plutôt que l’exaltation, la mesure plutôt que la radicalité, une façon de penser qui contrevient au discours traditionnel des candidats à la présidence.

Alors que les comoriens dans leur grande majorité semblent de plus en plus lassés des slogans populistes à l’exemple de «Ngena Vuu» et autres exaltations sans lendemain. Le futur des Comores ne cherche pas un homme providentiel prétendant avoir toutes les clefs, un président omniscient qui ne tiendra pas la plupart de ses promesses ; le futur veut un responsable tout court et non un clown. Un homme d’État qui se démarque par les actions. Dans cet angle, Azali Assoumani s’efforce d’afficher un profil plus rationnel que ses rivaux dans la course de Beit-salam. « Je ne crois pas aux ruptures mais aux réformes», a-t-il lancé, ce samedi 19 mars à l’hotel Retaj de Moroni, afin démontrer les ambitions sur ce thème de la «rupture ». «Le pays a besoin d’apaisement et de rassemblement. Je pense que de ce point de vue-là, je peux être utile», a poursuivi le leader de la CRC, en réaffirmant sa détermination à représenter l’alternance politique dans notre pays.

Bientôt dix ans, loin des cercles du pouvoir, Azali Assoumani reconstitue son capital en jouant la carte de l’expérience, d’un président accessible et modernisateur et fait de son programme une vitrine. «Il n’essaye pas de cloisonner, de disloquer le débat mais de parler à tous les ages et à tous les publics. C’est un homme qui rassure, qui maitrise, qui comprend comment le monde évolue», explique de son côté l’ancien Porte-parole du parti Ridja, Ahmed Mnemoi-Doudou, qui rejoint l’équipe de soutien du candidat de la CRC.

Conforté autour d’un parti politique qui reste toujours solide dans les trois îles, même dans les coins les plus reculés, Azali Assoumani est bien entouré par des hommes et des femmes qui s’organisent méthodiquement sans populisme pour préparer l’avenir ensemble. Qu’ils représentent le SHUMA, le parti URC, le FNJ ou des personnalités politiques et leurs alliés, Nassor Mohamed Ali et son équipe de campagne, Mohamed Daoudou du parti Orange, Mohamed Issimaila et son état major, Salim Saadi et tant d’autres …, qu’ils soient anciens membres de la CRC ou qu’ils affectionnent simplement l’homme, tous partagent l’idée que seul Azali Assoumani incarne le rassemblement. Figures politiques de la place ou non, ils ont mis leurs clivages politiques de côté pour échafauder un plan d’actions visant à promouvoir l’élection du candidat de la Convention pour le Renouveau des Comores aux élections présidentielles de 2016. « Dans notre pays, à moins d’un coup d’État, le pouvoir se transmet les uns aux autres dans la même famille « politique ». Il faut mettre un terme à cette situation. Il faut faire faillir la triche électorale, faire croire à de l’alternance sans violence. Il faut déverrouiller l’avenir. Voilà pourquoi mon mot d’ordre opérationnel : TOUT SAUF MAMADOU. Et comme Mouigni ne me parait pas à la hauteur de la fonction présidentielle, je voterai donc pour Azali. » déclare Idriss Mohamed Chanfi, Gérant Fondateur de Comores-Informatique dans son blog personnel.

Un bref tour de l’actualité suffit à comprendre ce qu’incarne pour ces sympathisants le candidat Azali Assoumani. « Nous sommes arrivés à un moment de la vie politique, sociale et économique où nous devons dépasser nos clivages, au service de la collectivité. Azali Assoumani est un homme consensuel. Un véritable homme d’Etat qui connait parfaitement son fonctionnement et qui saura s’entourer. Dans le cercle des trois qualifiés, il est le seul rassembleur« , commente Mohamed Issimaila.

 « Loyal », « honnête », « un homme de valeurs », « qui sait se mettre en retrait »… Les bons mots ne manquent. « La maturité politique d’Azali Assoumani fait la différence« , estime un ancien membre du parti Mouroua, qui souhaite rester dans l’anonymat. Son expérience aussi. « C‘est quelqu’un très modeste, qui n’aime pas les olé-olé du pouvoir. Fidèle et calme« , poursuit un cadre de son équipe de campagne.

Tout l’art d’Azali Assoumani va donc consister maintenant à avancer ses pions sans soulever de tollé. En soulignant sa volonté « d’aller à l’essentiel » et d’éviter « les débats qui divisent et ne servent à rien ». Le Père de la Réconciliation Nationale, le grand sage, entend bien le rester. Loin de cette politique qui salit. Prudent comme jamais. Il déclare incessamment son « amour » à l’Union. Restons solidaires, c’est la meilleure manière pour affronter les défis de ce pays. Il se montre plus mesuré que les autres candidats sur les Accords de Fomboni. Plutôt mesuré, il l’est aussi sur les réformes qu’il conviendrait d’administrer à cette Union des Comores.

HS.

Powered by Comores infos