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Azali Assoumani rêve au pays des douces merveilles

Azali Assoumani rêve au pays des douces merveilles

«Investir» 211 milliards de francs quand il n’en a pas 29

Par ARM

     Taratata! Cette fois-ci, c’est vraiment la fin des haricots. Cette fois-ci, les Comores sont bonnes pour fermer boutique. Cette fois-ci, la banqueroute affiche bel et bien son visage et dit aux Comoriens que c’est foutu. Parlons vrai. Chaque année, les Comores doivent trouver 29 milliards de francs comoriens pour faire face à toutes leurs dépenses étatiques. Elles ont les moyens d’avoir cet argent, mais en raison de leur gabegie légendaire mâtinée d’une corruption galopante, elles sont la représentation la plus parfaite de ce que le regretté René Dumont avait appelé «non pas un pays en voie de développement, mais un pays en voie de destruction», quand il parlait, dans les années 1980, de la Haute-Volta, l’actuel Burkina Faso.

Ce que les Comoriens ne savent pas, c’est que le dédouanement des conteneurs aux ports de Moroni et Mutsamudu pourrait faire rentrer dans les caisses de l’État comorien, bon an, mal an, 93 milliards de francs comoriens, à condition que cela se fasse dans les conditions requises dans les pays civilisés. Mais, ce qui tient lieu d’autorités comoriennes se comporte de manière tellement criminelle qu’il est impossible pour le pays de financer le moindre projet et boucler le moindre budget. Le principe de la séparation des ordonnateurs et des comptables, la base de toute gouvernance économique et financière qui se respecte, est inconnu aux Comores. Donc, n’importe quel voleur d’État peut entrer dans n’importe quel bureau où est stocké – illégalement, cela va sans dire – de l’argent public, demander à mettre tout cet argent dans son sac, sans le moindre justificatif, et rentrer chez lui avec le magot. Les Comores ont fait banqueroute à cause des pratiques de ce type, et à ce jour, cela n’inquiète personne.

Et c’est dans ce contexte que le «concubinocrate» Azali Assoumani a choisi d’exprimer tout son mépris aux Comoriens au cours d’un prétendu «séminaire gouvernemental». On se croirait revenu aux dévergondages et pitreries du régime politique d’Ikililou Dhoinine, toutes choses qui ont fini dans la honte puisque, comme dit le proverbe mohélien, «la nuit du menteur ne tarde jamais à prendre fin». Le menteur peut raconter tous les mensonges qui lui passent par la bouche, il arrive toujours un moment où même les gogos se rendent compte qu’il ment effrontément et qu’il est un fieffé menteur. Alors, devant les siens, le «saigneur» Azali Assoumani a sorti un mensonge tellement gros et grossier qu’il ne va pas tarder à lui éclater en pleine figure: dans une situation de déconfiture totale et entière de l’État, alors que celui-ci n’a pas un sou pour faire face à ses obligations les plus élémentaires, celles figurant dans une loi de finances de 29 milliards de francs comoriens, l’usurpateur de Beït-Salam dit pouvoir procéder à des investissements de 211 milliards de francs. C’est émouvant!

C’est tellement émouvant qu’on ne demande qu’à le croire, mais il doit tout simplement répondre à une simple question: où va-t-il trouver ces 211 milliards de francs? Naturellement, nulle part. Il ne trouvera nulle part cet argent. Ni aux Comores, ni à l’étranger. En réalité, l’affaire n’est pas nouvelle. Son larbin Saïd Ali Chayhane parle même de plus de 400 milliards de francs d’investissements hors-budget en 2016-2021, comme s’il suffisait de le dire pour le réaliser. Quand les mensonges atteignent un tel niveau d’irresponsabilité, on est dans la maladie mentale.

Ne perdons pas de vue le fait que le 21 mai 2011, à une semaine de son départ de la Présidence de la République, l’ami Ahmed Sambi avait grogné un mensonge exactement pareil à Mutsamudu, prétendant que la fantomatique Fondation Fatima, un truc bidon iranien installé, semble-t-il aux Émirats Arabes Unis, allait gratifier les Comores de 2 milliards d’euros, une somme mirobolante qui représente exactement 983.761.500.000 francs comoriens. Ah! La belle affaire…

Fier comme Artaban, et devant une assistance médusée, Ahmed Sambi avait lancé avec un aplomb incroyable ce 21 mai 2011: «Je suis certain que même à ce stade, certains d’entre vous doutent encore, mais je vous confirme que cela est vrai. Pas 2 milliards de dollars ou de francs comoriens, mais je dis bien “deux milliards d’euros, soit 2 milliards 800 millions de dollars”. En faisant un petit calcul et en prenant en compte le budget annuel de notre pays, cela représente 33 ans de notre budget actuel. Le budget des Comores, multiplié par 33 ans! J’ai donc aujourd’hui l’honneur et le prestige de vous faire part, Comoriens, de cette nouvelle. Si j’ose aujourd’hui vous en parler, c’est que j’en ai aujourd’hui la certitude. Pourquoi cette certitude ? Quand nous nous sommes mis d’accord sur les 2 milliards, j’ai demandé à Mohamed Bacar Dossar d’aller signer le protocole dont j’ai ici un exemplaire. Quand il l’a lu, je lui ai donné l’ordre de signer au nom de l’État et de donner notre acceptation de cette somme dans les conditions stipulées».

Le Grandissime Docteur des Docteurs Sounhadj Attoumane, la perle des crypto-sambistes, devenu, semble-t-il, l’un des dizaines de «Conseillers» à la sauce tomate du dictateur Azali Assoumani, a l’habitude de dire que certains dénigrent leur parti politique, le Parti Bidoche. Pourtant, aujourd’hui, nous sommes le mercredi 11 janvier 2017, et à ce jour, personne n’a vu le moindre centime des milliards de francs de son maître Ahmed Sambi. Dès lors, il est appelé à répondre à la seule question qui vaille: où sont les 983.761.500.000 francs comoriens que promettait à grands coups de grognements son maître bien-aimé? Nulle part.

Mais, comme qui se ressemble a tendance à se rassembler, Ahmed Sambi et son acolyte, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani, à force de se ressembler ont fini par se rassembler, et les résultats de cette immense alliance «circonstancielle de temps» sont tout simplement époustouflants: le mensonge. Ce qui unit ces acolytes, c’est le mensonge. Il est naturel que les gens au pouvoir par usurpation crient au persiflage et à l’acharnement. Qu’ils le fassent. C’est de bonne guerre. Seulement, nous adressons une prière à Dieu: Dieu accordez-nous longue vie, pour que nous puissions vivre et assister à l’émouvante scène au cours de laquelle tous ceux qui gagnent leur vie en racontant des mensonges éhontés aux Comoriens soient démasqués, en 2018 comme dans les années et décennies à venir. Que ceux qui accusent les sceptiques d’être des grincheux aient la patience d’attendre jusqu’en janvier 2018 pour voir que les promesses du dictateur de Beït-Salam sont de la poudre aux yeux. L’année 2018 étant pour demain, Dieu nous permettra de voir comment les menteurs professionnels vont être confondus et recouverts de honte.

En tout état de cause, il est un homme qui ne se fait aucune illusion sur la descente aux enfers du régime politique de son maître Azali Assoumani: Ibrahima Hissani Mfoihaya, «Conseiller» de son chef on ne sait en quoi, actuellement dans le sauve-qui-peut, et qui a fui à la hâte le climat délétère de Moroni et qui, à Paris, se répand en sarcasmes et malédictions sur la bande de ses copains de Beït-Salam et environs, dénonçant une incompétence stupide et entêtée, un amateurisme qui fait honte, une haine morbide envers les autres, et une insouciance totale envers les malheurs des Comoriens. Ses proches à Paris et région se demandent s’il ne va pas demander «l’asile politique» en France.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 11 janvier 2017.

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