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Azali Assoumani, Saïd Larifou et Achirafi Saïd Hachim

Azali Assoumani, Saïd Larifou et Achirafi Saïd Hachim

Plus ses anciens putschistes l’implorent, plus il les méprise

Par ARM

      «J’ai faim. Seul Azali Assoumani peut calmer ma faim. Je dois le voir, je dois le voir dans les plus brefs délais». Le mot d’Achirafi Saïd Hachim, l’enfant gâté d’Itsikoudi-Oichili, chef du parti sans électeurs, ni élus, appelé CADIM et candidat à l’élection présidentielle de 2016. La présentation aurait été incomplète sans la mention de sa tentative de coup d’État qui commença et finit piteusement le 19 décembre 2001 à Mohéli, quelques heures seulement avant le référendum constitutionnel du 23 décembre 2001. Ce 19 décembre 2001, celui que mon frère Achirafi Saïd Hachim voulait destituer était le putschiste Azali Assoumani Boinaheri, chef de la junte militaire. Achirafi Saïd Hachim atterrit à la prison de la Santé, à Paris. À sa sortie de cet endroit pas gai, il s’arrangeait pour que chaque fois qu’il ouvrait la bouche, il dise des choses pas belles sur le «concubinocrate» Azali Assoumani Boinaheri.

Il est fort à ce jeu-là, Achirafi Saïd Hachim. C’est un frère. Seulement, comme il dit lui-même, il a faim et doit manger. C’est ainsi qu’il se lança dans la plus déroutante des équipées: mendier auprès de l’homme qu’il voulait renverser. Toute honte bue, il cosigna une lettre sur laquelle sont bien visibles les signatures de l’inévitable Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah, abrasif et explosif Président du Parti Comores Alternatives (PCA), Hassan Harouna, Hamada Abdallah, pour ne citer que les grosses pointures. Cette lettre de soumission était adressée au «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani Boinaheri, prétendument pour soutenir son projet irréaliste, irréalisable et surréaliste d’«émergence à l’horizon 2030». Achirafi Saïd Hachim a tout fait pour être reçu à Bête-Salam afin de parler de sa faim, mais le tyran de Mitsoudjé refuse de le recevoir, l’humiliant sans vergogne, ni pitié.

Par la suite, le mendiant Saïd Larifou prit langue avec la fine équipe, constituant ainsi la Ligue des Mendiants en attente de reconnaissance par l’usurpateur de Bête-Salam. C’est d’une tristesse joyeuse.

Saïd Larifou a la faiblesse d’ignorer deux choses fondamentales: d’une part, le putschiste Azali Assoumani Boinaheri est très rancunier et, d’autre part, il n’a pas oublié que Saïd Larifou avait voulu le renverser lors de sa première kleptocratie. Le tyran de Mitsoudjé est en train content d’humilier Saïd Larifou, au même titre qu’Achirafi Saïd Hachim. Avant d’être un opposant au putschiste de Mitsoudjé au début des années 2000, Saïd Larifou n’existait pas pour les Comoriens. Cette opposition en a fait un leader politique national avant que les Comoriens ne découvrent en lui un simple «navigateur» sur terre, et un transhumant sur terre, un acteur politique sans la moindre conviction politique.

Dans les pages 113 à 117 du Tome II de ses prétendus Mémoires, le fugitif international polygame Hamada Madi Boléro parle de la tentative de putsch de Saïd Larifou contre le «saigneur» Azali Assoumani Boinaheri, s’attribuant le rôle de super ministre disposant de services de renseignement plus efficaces que la CIA et le KGB réunis: «C’est à ce moment là que mes services furent informés du coup de Maître Saïd Larifou, qui voulait se rendre aux Comores en compagnie d’un journaliste professionnel de France 3, Aït Abouche et de deux hommes dont Philippe Verdon, un proche de Robert “Bob” Denard, pour créer les conditions d’un soulèvement populaire à la malgache, dans le modèle de celui qui avait opportunément favorisé l’avènement de Marc Ravalomanana. Quelques jours plus tard, Maître Saïd Larifou arriva effectivement en compagnie de sa petite troupe; le journaliste Aït Abouche de FR3, les accompagnait pour filmer et être au parfum de l’événement lorsque tout sera terminé. Maître Saïd Larifou lança des demandes de manifestations pacifiques dans plusieurs villes de la Grande-Comore en attendant la dernière qui aurait lieu à Moroni, la capitale.

      Tous ses déplacements étaient surveillés par les Services concernés afin d’éviter toute bavure. Mais, Philippe Verdon commit l’irréparable car au lieu de rester inaperçu, et ignorant que déjà nos Services connaissaient son passé, il avait été chargé de négocier avec les officiers comoriens qui marcheraient avec Saïd Larifou. Il se rendit chez le commandant Combo Ayouba et lui laissa un mot pour que ce dernier le rejoigne à l’Hôtel Itsandra car, comme il le lui expliqua lui-même au téléphone, ils avaient un ami commun. L’officier Combo Ayouba qui n’ignorait pas la situation et avec qui j’entretenais d’excellentes relations amicales et professionnelles, demanda à me rencontrer et me fit part de cette situation. Ordre lui fut donné de continuer à le rencontrer, mais avec la possibilité d’enregistrer leur conversation.

      La rencontre eut lieu la nuit dans la voiture de Combo Ayouba, en face de l’hôtel Itsandra. Philippe Verdon confirma à Combo Ayouba que s’ils étaient là, c’était pour renverser le colonel Azali Assoumani par un soulèvement populaire; les premières manifestations étaient organisées pour préparer l’opinion et pour que la population prenne part en masse à la dernière manifestation qui aurait lieu à Moroni. Ce jour-là, ce sont les trois Français qui seraient en tête du cortège qui se dirigerait vers le Palais présidentiel de Beït-Salam pour renverser le colonel Azali Assoumani, qui “ne serait plus soutenu par la France”. Lorsque Combo Ayouba l’interrogea sur la participation de la France à cette opération, Philippe Verdon ne la confirma pas, se contentant de la laisser entendre. Et il refusa de dire à Combo Ayouba, malgré son insistance, l’origine des fonds utilisés»: Hamada Madi Boléro: Au service des Comores. Tome II. La Renaissance, Éditions Cœlacanthe, Paris, 2014, pp. 114-115.

L’erreur d’Achirafi Saïd Hachim et Saïd Larifou sur un sujet aussi sensible, c’est de croire que le rancunier «concubinocrate» Azali Assoumani Boinaheri peut oublier leurs tentatives de coup d’État. La deuxième erreur repose sur le fait qu’ils font tout pour ne pas se rendre compte que l’homme dont ils sollicitent aujourd’hui services, prébendes et strapontins est d’un narcissisme arrogant qui le pousse à se prendre pour l’égal de Dieu. D’ailleurs, si ces deux hommes avaient une once de prudence, ils auraient dû consulter Abdou Soeufou, un des barons de la première kleptocratie du kleptocrate Azali Assoumani Boinaheri, qui avait cru pouvoir intégrer l’équipe dirigeante, avant de perdre ses dernières illusions sur le dictateur de la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé. Le «crime contre l’humanité» d’Abdou Souefou est moins horrible que celui des deux «putschistes en herbe utilisant des méthodes d’amateurs» (Pascal Perri): en 2013-2014, il avait préféré suivre Houmed Msaïdié Mdahoma contre le putschiste Azali Assoumani Boinaheri.

Aujourd’hui, les Comoriens observent avec commisération les lugubres âmes en peine que sont Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah, Saïd Larifou et Achirafi Saïd Hachim. Très désabusé, même s’il cherche à cacher son amertume, l’explosif Saïd-Ahmed Saïd-Abdillah, qui a mis fin à sa disparition en Europe, a trouvé une nouvelle formule pour résumer son désarroi: «Nous avons célébré un mariage avec Azali Assoumani, et nous attendons toujours le premier baiser. Le peuple comorien ne sera convaincu de la célébration de ce mariage que quand il nous verra en pleines embrassades avec le marié. Les mois passent et rien ne se produit. Dans quelques mois, nous serons à mi-mandat et, en ce moment-là, nous n’irons pas vers un régime politique finissant, même s’il s’est mis en tête la folle idée qu’il va durer jusqu’en 2030. Quelle tristesse et quel gâchis face! Quel désastre!».

Dire que ce n’est qu’un début…

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© www.lemohelien.com – Mercredi 1er novembre 2017.

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