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Azali Assoumani s’attribue le beau rôle de héros épique

Azali Assoumani s’attribue le beau rôle de héros épique

Mensonges, contrevérités, excès et vantardise dans son livre

Par ARM

       Si on pouvait aller en prison pour propagande mensongère, le «concubinocrate» Azali Assoumani serait en train de moisir à vie dans une cellule de la Cour pénale internationale (CPI) pour les insanités indécentes, malsaines et criminelles contenues dans son livre d’entretiens avec Charles Onana, livre au titre kilométrique dénotant un mauvais goût certain: Azali Assoumani, Ancien président de la République des Comores: Quand j’étais président. Vérités d’un chef d’État, Entretiens avec Charles Onana, Éditions Duboiris, Paris, 2009 (199 p.). Quand on lit ce livre, on s’étrangle et s’étouffe de rire. Le menteur de Mitsoudjé ne se gêne pas pour réécrire l’Histoire et pour s’attribuer le beau rôle de héros épique protégeant la veuve et l’orpheline. Il se présente en champion de la libération nationale des Comores et en émancipateur de la femme comorienne dès son jeune âge (dans ses équipes, il n’y a que peu de femmes, généralement ses maîtresses, et leurs maris). L’homme aux multiples maîtresses, qui a volé aux Comoriens 20 milliards de francs comoriens en 1999-2006 et qui vole les Comoriens depuis le 26 mai 2016 se présente en enfant pieux que papa réveillait à 4 heures pour aller faire la prière de l’aube. Quelle grandeur d’âme. Ah! Notre héros national! Ah! Le grand homme, dont sont amoureux fous même les hommes.

Naturellement, il aurait été impossible d’énumérer tous les mensonges honteux figurant dans ce livre, qui ne contient que des mensonges. Cela étant, nous allons appuyer le turbo sur les plus gros des mensonges du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani. Le premier est relatif au fait que sur la quatrième de couverture, il a osé écrire que «le colonel Azali Assoumani a pris le pouvoir le 30 avril 1999», sans préciser qu’il s’agissait d’un coup d’État et qu’il s’agissait d’un coup d’État qui était un coup de hache sur le dos de l’État comorien. Il ajoute, en parlant de lui-même, qu’«il est élu président de l’Union des Comores le 14 avril 2002», sans signaler que son «élection» procédait d’une mascarade vulgaire orchestrée par son voyou personnel, le fugitif international Hamada Madi Boléro, le filou de ses basses œuvres politiciennes, qui ne recule devant aucune honte pour assouvir ses bas instincts hérités de son entrée dans la pédophilie dont il s’accuse lui-même dans son livre électronique.

Le menteur de Mitsoudjé ose prétendre que son putsch du 30 avril 1999 est «Un coup d’État et non un coup contre l’État», refusant de reconnaître sa responsabilité entière et totale sur la chasse des Anjouanais à Moroni en 1999. Lors du coup d’État du 28 septembre 1995 par lequel Robert «Bob» Denard et ses mercenaires ont renversé le Président Saïd Mohamed Djohar, il était chef d’État-major de l’Armée comorienne, mais avait fui en slip pour aller se cacher sous une table de l’Ambassade de France aux Comores. Même dans les coins les plus reculés de l’Univers, cette fuite en slip est connue et a marqué les esprits, alors que l’officier Mohamed Soilihi dit Campagnard et ses hommes se battaient contre les mercenaires.

Or, toute honte bue, le «concubinocrate» Azali Assoumani soutient la thèse entièrement fausse, fallacieuse et mensongère selon laquelle il s’était battu contre les mercenaires. Voici sa litanie de mensonges: «Je me suis rendu à la radio nationale où j’ai rejoint le colonel Soilihi qui était revenu avec des renforts. Durant les combats, je me suis entretenu à maintes reprises avec le colonel Soilihi. Avec les militaires qui étaient présents sur le terrain, nous avons fait ce que nous avons pu. Aujourd’hui encore, je loue le courage et la bravoure de ces militaires et de leur chef qui ont combattu durant toute la journée, sans même un bout de pain ni une goutte d’eau jusqu’à ce que Bob Denard réussisse à renverser le rapport de forces. En effet, le mercenaire était parvenu à mettre de son côté le reste de l’armée pour venir attaquer les militaires qui étaient à Radio Comores avec moi. Ce n’est qu’après vingt-et-une heures que je me suis déplacé jusqu’à la Mission d’Assistance Militaire, où l’on m’a conseillé de me rendre et de rejoindre certaines autorités nationales refugiées à l’ambassade de France» (pp. 63-64.). Naturellement, tout ce discours relève du mensonge et de la propagande.

Le menteur continue ses mensonges, en prétendant s’être battu et de ne s’être rendu à l’Ambassade de France qu’après les combats: «Après le coup d’État de 1995, nous avons connu un moment de grande confusion. Quand je suis arrivé à l’ambassade de France le soir, après la fin des combats, j’y ai trouvé le Premier ministre, le président de l’Assemblée nationale et le directeur de cabinet chargé de la défense» (p. 65). Soyons bonnes filles. N’accusons le bonimenteur Azali Assoumani de rien. Citons seulement le récit de Saïd Mohamed Djohar, la victime de la lâcheté du «Colonel» Azali Assoumani, et de Jean-Claude Sanchez, un des mercenaires de Robert «Bob» Denard lors du putsch 28 septembre 1995.

Témoignage de Saïd Mohamed Djohar: «Que s’était-il passé exactement la veille? Après avoir débarqué vers 1 ou 2 heures du matin, Denard divise ses trente-cinq hommes en trois groupes: un groupe se rendit directement à la prison pour libérer les rebelles sans aucune difficulté. La gendarmerie, mise au courant tardivement, réagit aussitôt mais sans grand résultat. Ce qui permit au premier groupe de Denard de se replier vers Itsandra. Le commandant Soilih dit “Campagnard” quitta son domicile d’Itsandra Mdjini pour se positionner à Radio Comores dans le but de stopper la progression du premier groupe de Denard. Le deuxième groupe des mercenaires contourna la ville de Ntsoudjini et le village de Milembeni pour investir ma résidence par l’Est. Le troisième groupe se rendit directement à Kandani pour investir la résidence par l’Ouest. En fait, Denard voulait accomplir sa mission avant le lever du soleil pour pouvoir repartir sans être vu ni connu. Mais la résistance inattendue de “Campagnard” et de son collègue jusqu’au lever du soleil a mis en échec son projet. À court de munitions, le commandant Soilih, grièvement blessé à la jambe, se rendit vers l’après-midi, trahi par son chef Azali qui se réfugia à l’ambassade de France ainsi que le Premier ministre Caabi El Yachroutu et le président de l’Assemblée nationale, Mohamed Saïd Abdallah M’changama. L’ambassadeur Didier Ferrand prit le pouvoir et dicta ses volontés aux trois réfugiés vivant chez lui et qui furent rejoints par Houmed Msaïdié, Mohamed Abdou M’madi (ancien Premier ministre) ainsi que d’autres»: Saïd Mohamed Djohar: Mémoire du Président des Comores. Quelques vérités qui ne sauraient mourir, L’Harmattan, Paris, 2012, p. 303.

Voici le témoignage sarcastique de Jean-Claude Sanchez: «Le bruit courut que la résistance était menée par le colonel Azali Assoumani, le chef de l’armée comorienne, qui s’était signalé par le passé par sa brutalité et son sadisme à l’égard des opposants; bruit infondé, comme nous le saurons plus tard», et «le lieutenant Éric I. avait été averti de la situation vers 5 heures 30 déjà. Il s’était immédiatement rendu chez le colonel Kister, conseiller en sécurité du président Djohar, où il trouva le colonel Azali qui était venu s’y réfugier après s’être enfui de chez lui en slip. Il le récupéra pour se rendre à Radio Comores. Ils étaient au premier étage avec quelques employés, depuis cinq minutes à peine quand ils virent arriver le capitaine Soilihi de l’armée comorienne avec un groupe de soldats. Le lieutenant I. descendit les accueillir, puis remonta à l’étage. Le colonel Azali avait disparu, enfui une nouvelle fois en sautant d’une fenêtre pour aller se cacher toute la journée chez un coopérant. Quel courage!»: Jean-Claude Sanchez: La dernière épopée de Bob Denard. Septembre 1995, Pygmalion (Flammarion), Paris, 2010, pp. 130 et 131.

Voilà la vérité. Cette vérité contredit point par point la divagation mensongère et la petite propagande sournoise du «saigneur» Azali Assoumani, le menteur de Mitsoudjé.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 6 mai 2017.

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