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Azali Assoumani se jugera-t-il sur le meurtre d’Apache?

Azali Assoumani se jugera-t-il sur le meurtre d’Apache?

L’honneur de Foumbouni et du Mbadjini se joue sur l’affaire

Par ARM

      Le 13 juin 2010, le Lieutenant-colonel Combo Ayouba était assassiné. Sans la moindre enquête, ni la moindre preuve, le Général Salimou Mohamed Amiri a été séquestré dans sa propre résidence au nom de ce que «le juge» Rachadi Mchangama, de sinistre mémoire, avait appelé un «contrôle judiciaire surveillé», expression inconnue dans le jargon judiciaire mondial. Seulement, dans son jugement rendu le 2 novembre 2012, le Tribunal de Moroni avait noté: «Il ressort manifestement un certain nombre d’éléments de pure procédure qui entachent sans équivoque la régularité de l’enquête», «la gendarmerie a été dessaisie de la procédure au profit de la police sans trace, ni justification», «il est ressorti également des débats à l’audience que le juge instructeur avait un comportement inhabituel d’un juge d’instruction tenu d’enquêter à charge et à décharge; que ce comportement considéré d’inapproprié se portait sur l’entretien par le magistrat instructeur des relations directes avec les proches des accusés, ses déplacements à des heures tardives, sans l’assistance d’un greffier et à l’insu du Parquet de la République à la maison d’arrêt où se trouvaient les accusés en détention préventive et à leurs domiciles pour faire des pressions à leurs épouses de convaincre leurs maris à avouer les faits qui leur sont reprochés».

Toujours selon le Tribunal de Moroni, «au cours des débats à l’audience, il apparaît manifestement que les accusés avaient été victimes d’une certaine pression de part et d’autre afin de les faire avouer les faits qu’ils n’auraient pas commis», «les accusations faites contre les accusés reposent uniquement et seulement sur des déclarations verbales, qu’aucune expertise ou travail scientifique capable de prouver la certitude des faits et ce qui s’est passé n’a pas été faite ou réalisée, que de tout cela des zones d’ombre ont très nombreuses créant ainsi le doute». Qui plus est, «tout au long de l’enquête et des débats à l’audience, il n’y a pas de vrai mobile pouvant justifier et pousser les accusés à commettre le crime; considérant en conséquence que pour toutes ces raisons, la cour et les jurés prononcent l’acquittement des accusés». Et, «sur la question de savoir si Salimou Mohamed Amiri est coupable d’avoir à Moroni, courant mai-juin-juillet 2010, en tout cas depuis moins de dix ans, en connaissance de cause, facilité la consommation du crime d’assassinat de Combo Ayouba, et ce en proposant aux présumés auteurs de l’acte criminel des récompenses en numéraires et en stage commando à l’île de la Réunion, la cour et les jurés ont répondu: NON à l’unanimité. En conséquence, la Cour d’Assises, statuant publiquement et contradictoirement en matière criminelle et en dernier ressort; après avoir délibéré conformément à la Loi, prononce l’acquittement de: Mohamed Mahamoud alias Babylone, Youssouf Athoumani alias Batterie, Maoulida Mlindé alias Ousso Oudo, Salimou Mohamed Amiri pour défaut de preuves suffisantes, irrégularités procédurales et surtout au bénéfice du doute».

Comme les accusés ont été déclarés innocents, dans la mesure où ils étaient innocents, il aurait fallu mener une vraie enquête pour dénicher les vrais coupables. Rien n’a été fait dans ce sens. Et voilà que le «concubinocrate» Azali Assoumani, qui se prend pour Clint Eastwood dans L’Inspecteur Harry, a décidé de relancer la procédure judiciaire sur cette affaire. Autant le dire tout de suite: c’est une très bonne chose. Seulement, il va falloir que l’Inspecteur Harry des tropiques aille jusqu’au bout de la logique: il devra déterrer également l’affaire Ahmed Abdallah dit Apache. C’est le «ventriote» Azali Assoumani qui a tué de sa propre main Apache, un officier de l’Armée comorienne. Il l’avait abattu de plusieurs balles, inondant sa maison de sang. Il y en avait même dans la salle de bain et dans les moustiquaires. C’était à la suite de la tentative de coup d’État du 26 septembre 1992, à laquelle le pâtissier de Mitsoudjé était mouillé jusqu’au coup, avant de trahir ses compagnons d’armes, les torturant et les tuant. Apache est l’une de ses victimes, la victime la plus sanglante.

      Apache était de Foumbouni. Comme Saïd Larifou, le Grand Timonier du RIDJA. Quand Saïd Larifou rejoignait Mohamed Ali Soilihi contre le putschiste Azali Assoumani lors de l’élection présidentielle de 2016, il avait déclaré, en ce qui concerne l’homme violent de Mitsoudjé: «Moi, je vous confirme qu’il a voulu me corrompre, il a même avancé le montant de 20 millions de francs comoriens [40.000 euros]. J’ai été énervé. J’ai immédiatement quitté les discussions car j’ai estimé que c’était de l’insolence». Au même moment, Saïd Larifou avait ajouté que le mari d’Ambari était l’assassin d’Apache et que cela l’empêchera à vie de travailler un jour avec lui. Mais, comme la vie n’est pas une ligne droite, Saïd Larifou est devenu le thuriféraire obséquieux, l’applaudisseur servile, le fidèle laudateur et le flatteur le plus «lèche-bottiste» de son maître Azali Assoumani.

      Comme il est devenu le plus grand spécialiste mondial de la répétition des discours de son chef, le «concubinocrate» Azali Assoumani, il s’est lancé corps et âme dans la réclamation de la réouverture du dossier Combo Ayouba mais est devenu brusquement taiseux sur celui d’Ahmed Abdallah dit Apache, son frère de Foumbouni. Le passage de 2016 à 2017 a tout effacé dans sa mémoire. L’effacement de sa mémoire a particulièrement affecté un nom: Ahmed Abdallah dit Apache. Les Comoriens ont tendu l’oreille à chacun de ses discours pour l’entendre parler d’Ahmed Abdallah, mais il n’en dit pas un mot.

Alors, les Comoriens veulent savoir si le Mbadjini en général et Foumbouni en particulier vont enterrer une seconde fois le martyr Ahmed Abdallah dit Apache ou s’ils vont demander des comptes à l’assassin Azali Assoumani. Oui, Belou est à Bête-Salam, où il vient de créer 7 agences de voyages tout à fait imaginaires pour voler de l’argent du pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam, trouve des billets d’avion pour sa famille et sa belle-famille pour le même pèlerinage, se fait beaucoup d’argent dans les magouilles les plus sordides en compagnie de Hamadi Idaroussi dit «Tonton-m’a-dit». Oui, Saïd Larifou veut devenir ministre et va dans les hameaux, villages et villes pour parler de «l’émergence» promise par son maître de Bête-Salam «à l’horizon 2030» alors que la chose ne pourra se faire que vers l’an 3030. Mais, est-ce une raison pour jeter à terre l’honneur, le prestige et la dignité de toute une ville et toute une région? Les Comoriens attendent du Mbadjini et de Foumbouni une réponse appropriée à cette question.

Qu’on remette sur la table le dossier de Combo Ayouba, mais qu’on n’oublie pas celui d’Ahmed Abdallah. Pour rappel, après avoir froidement assassiné Ahmed Abdallah dit Apache, le sadique Azali Assoumani avait placé son cadavre sur le capot d’un véhicule militaire qui avait fait et refait le tour de Moroni. Ce jour funeste, le sourire sadique d’Ambari allait d’une oreille à une autre. Du goût pour l’odeur de sang. Déjà «l’émergence»! Dans le cas de Combo Ayouba, il y a eu une parodie de justice. Dans le cas d’Ahmed Abdallah dit Apache, les autorités considèrent qu’il s’agit d’une fourmi qui a été écrasée dans le Mato Grosso après avoir changé de sexe. Il appartient donc à la région du Mbadjini et à la ville de Foumbouni de dire aux autres Comoriens si elles vont laisser impuni l’horrible assassinat de leur fils ou si elles vont demander des comptes à l’assassin Azali Assoumani.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mardi 15 août 2017.

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