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Azali Assoumani se ridiculise devant le secteur bancaire

Azali Assoumani se ridiculise devant le secteur bancaire

Il étale son ignorance devant les professionnels de la banque

Par ARM

     Décidément, l’usurpateur Azali Assoumani est resté petit. Il arbore le titre pompeux de «Président de la République, chef d’État et chef du gouvernement», mais est resté petit dans la petitesse. N’ayant jamais appris comment fonctionne un système bancaire, il convoque les responsables du secteur bancaire pour leur demander de soutenir le développement des Comores. Comme ça!

     Dès lors, on ne peut qu’être scandalisé quand on lit sur le site pompeux, ronflant et soporifique de Beït-Salam les billevesées qui suivent et qui montrent que le «pouvoiriste» et ses roquets sont des gogos qui ne comprennent rien sur le fonctionnement d’une économie moderne: «Les directions générales des banques de la place, ainsi que la banque centrale ont été reçues par le Président de la République ce mardi 30 août, en présence du ministre des finances, du secrétaire général du Gouvernement et du conseiller spécial du Président chargé des affaires économiques. Le Président a demandé aux banques de s’investir dans le développement économique de l’Union des Comores. Le Président souhaite que les banques de la place considèrent désormais l’État comorien comme un client car il va se retourner vers elles pour des prêts qui financeront le développement. Le Chef de l’État a aussi demandé au secteur bancaire de se mobiliser et d’agir avec soin face aux partenaires extérieurs qui ont accepté de nous soutenir et qui devront à un moment ou à un autre, utiliser le réseau bancaire pour les transactions. Le Président Azali a aussi demandé que la compétition entre les banques soit positive et dans le respect des règles cambiaires et la Loi en général. Le Président a par ailleurs dit vouloir engager le pays dans la voie de l’émergence. C’est une démarche qui a des règles, notamment de rigueur, d’orthodoxie, de bonne gouvernance et d’équité».

     Or, avant de se lancer dans cette honte de plus, le «pouvoiriste» aurait dû commencer par balayer devant sa propre porte. N’est-il pas l’ami de tous ceux qui ont décidé de détruire le système bancaire comorien? Abdallah Wadaane et Omar Mouhsine, qui ont décidé de détruire la BIC et EXIM Bank, ne sont-ils pas ses copains? Dès le début de l’année 2016 n’ont-ils affiché leur volonté de casser le secteur bancaire comorien? Djaafar Ahmed Saïd Hassani et Saïd-Ali Saïd Chayhane, qui n’ont aucune compétence en matière d’Économie et de Finances, ne sont-ils pas là pour couvrir les manœuvres mafieuses de la bande mafieuse gravitant autour du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani? N’est-ce pas Mouhtar Ahmed Charif, oncle de son neveu Djaafar Ahmed Saïd Hassani, qui avait écrit une lettre qu’il avait adressée à un Ikililou Dhoinine en fin de mandat pour menacer des pires choses les quelques entreprises françaises opérant aux Comores?

     Les amis du «pouvoiriste» ont donc décidé de tuer un secteur bancaire qu’ils ont mis à mal depuis des années. C’est ainsi que La Lettre de l’océan Indien (LOI), dans sa livraison du 6 mai 2016, signale des choses très graves:

     «Banquiers et bailleurs tirent la sonnette d’alarme

     Les dysfonctionnements des juridictions du pays exaspèrent les acteurs financiers œuvrant aux Comores, qui tentent de sensibiliser la présidence.

     La liste des signataires de la lettre ouverte adressée le 26 février au président sortant Ikililou Dhoinine – et que La Lettre de l’océan Indien s’est procurée – parle d’elle-même… L’ambassadeur de France, Robby Judes, celui de l’Union européenne, Marjaana Sall, le représentant du FMI, Michel Bua, et la directrice pays de la Banque mondiale pour les Comores et Madagascar, Coralie Gevers, ont tous exprimé leur désarroi et leur préoccupation face aux difficultés rencontrées par les banques et établissements de crédit dans le recouvrement des créances bancaires. Ils dénoncent l’attitude de laisser-faire des pouvoirs publics, qui compromet des années de réformes visant à améliorer le climat des affaires et à faciliter l’accès au crédit.

     Ils jugent même “inacceptable de constater que seulement une dizaine de mauvais clients soient à l’origine de la dégradation de la situation bilancielle des banques et établissements de crédit”: “Sur un montant total de créance en souffrance de 14 milliards de francs comoriens [28,4 millions d’euros], ces derniers représentent à eux seuls près de 80%”. La missive souligne que les créances en souffrance “ont de ce fait explosé ces dernières années et constituent désormais un niveau de risque très élevé pour les banques, les déposants et plus largement l’économie comorienne”. D’ores et déjà, l’accroissement des risques bancaires a augmenté le coût du crédit jusqu’à un niveau sans précédent, qui menace l’investissement.

     De plus, les signataires fustigent la condamnation d’établissements de crédit à des amendes dépassant leurs fonds propres, qui pourraient conduire à leur fermeture et jettent le discrédit sur les Comores au sein de la communauté internationale. Ainsi, en février 2015, Marc Athiel, le directeur général de la Banque de Développement des Comores (BDC), a failli être arrêté et expulsé du territoire. Il avait osé critiquer lors d’une conférence de presse “l’environnement malsain qui règne entre les banques et les institutions judiciaires”. Il s’en était pris publiquement au patron de NICOM, Shemir Kamoula, qui doit 2,7 millions d’euros à la BDC et contre lequel Athiel a lancé en 2014 une procédure laissée sans suite par la justice».

     Alors, quand ce sont les amis du «pouvoiriste» Azali Assoumani qui mettent en danger le secteur bancaire, pourquoi faut-il encore que ce dernier convoque les banquiers pour leur raconter sa vie? Et, en quoi un État prédateur dirigé par des jouisseurs et des viveurs peut-il être un bon client du secteur bancaire?

     Mesdames et Messieurs, on est en plein rafistolage dans le naufrage. Si le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani et sa petite troupe théâtrale avaient ne serait-ce qu’une petite idée des normes qui régissent une banque et des exigences qui pèsent sur cette dernière, jamais ils ne seraient ridiculisés en provoquant une telle réunion de la honte. L’usurpateur de Moroni est comme son roquet, le fugitif international Hamada Madi Boléro qui, sans la moindre expertise, ose promettre l’autosuffisance alimentaire en océan Indien occidental, sans savoir qu’il s’agit d’une utopie démagogique pour la quasi-totalité des pays d’Afrique et que toute personne intelligente ayant une réelle compétence en la matière envisage tout d’abord ce qu’on appelle la sécurité alimentaire. Alors, quand on entend de la bouche d’une autorité la réalisation de l’autosuffisance alimentaire sans passer par l’étape obligatoire qu’est la sécurité alimentaire, il faut savoir qu’on a en face de soi soit un nullard nullissime, soit un escroc, soit les deux à la fois. Et c’est le cas de le dire ici.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 3 septembre 2016.

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