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Azali Assoumani? Un démocrate pour Houmed Msaïdié

Azali Assoumani? Un démocrate pour Houmed Msaïdié

Hermaphrodisme politique et œillades politiques énamourées

Par ARM

     Grâce à The Electoral Integrity Project, le grand groupe de réflexion et de travail constitué d’un pool d’Universités occidentales très actif dans l’étude de l’intégrité et du sérieux des élections dans le monde, nous savons désormais que les élections comoriennes de 2016 ne remplissent que 45% des conditions exigées pour que l’on puisse parler de transparence et de démocratie. Ces 45% ne sont obtenus que parce que les Comoriens pouvaient parler librement pendant la période électorale, et les 55% nous interpellent sur l’immense fraude électorale mise en place par les Mohéliens de Beït-Salam. Seulement, il faudra que la presse aux ordres nous dise si elle va faire état de l’information sur cette pourriture de l’élection à 55%. Si elle demande le document dans son intégralité, je me ferais le plaisir de le lui faire parvenir. Mais, est-ce que l’Office de Radiotélévision des Comores (ORTC), le journal gouvernemental Al-Watwan dit Al-Wawa et Sa Hautesse Anziza Mchangama, grandiose et grandissime correspondante de Radio France Internationale (RFI) aux Comores et Directrice de la propagande internationale de son maître, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani, vont relayer l’information? La question se pose à un moment où même les poules savent qu’il s’agit d’une information qui présente un grand intérêt pour les Comores et pour la communauté internationale, qui a financé des élections avant de se rendre compte que le fugitif international Hamada Madi Boléro, qui s’accuse lui-même de ce que l’on sait, a filouté ces élections à un taux de prévarication et de pourriture s’élevant à 55%.

     Pendant que ces questions se posent, il est un acteur politique majeur qui fait parler de lui avec insistance: Houmed Msaïdié. C’est intéressant. Le 1er novembre 2013, au cours d’une interview qu’il avait accordée à ce site, il avait sorti le grand jeu, expliquant que l’opposition était trop molle, voire inexistante, face à Ikililou Dhoinine parce qu’elle avait une «faiblesse psychologique» due au fait que c’était la première fois qu’un Mohélien devenait Président et qu’il fallait le laisser tranquille. D’accord. Mais, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani n’est pas Mohélien et est pour la seconde fois à Beït-Salam par la fraude, et pourtant l’enfant de Mawéni dans le Mboudé est resté dans sa «faiblesse psychologique», et comme sous Ikililou Dhoinine, cela le conduit à adopter une posture qu’il maîtrise très bien: l’hermaphrodisme politique. Il s’agit d’être à la fois dans l’opposition et dans la proximité du pouvoir en place. Et comme de nombreux bruits de chiottes laissent entendre qu’il est racolé par le «pouvoiriste» polygame, il a choisi de donner raison à ceux qui disent qu’il ira rejoindre ses amours politiques de jeunesse à la CRC, qu’il a fait imploser le 24 mai 2014 par la création de son RADHI, dont certains oiseaux de mauvais augure prédisent ouvertement la disparition pure et simple par les temps qui courent.

     Quand on l’interroge sur le bilan des 100 jours de l’usurpateur de Beït-Salam, alors que ce bilan est entièrement négatif, le bon Houmed Msaïdié se contente de botter en touche: «En réalité, en trois mois, on ne peut pas faire de miracle. Mais chaque nouveau régime prend des engagements prometteurs pour faire jaillir des perspectives de changement par rapport au passé. Dans ce cas précis, on attend encore. Seulement, il y a deux nouvelles mesures qu’il faut reconnaître, ne concernant pas l’ancien régime: la baisse des prix du carburant et l’interdiction des délégations à l’aéroport pour accueillir le président». C’est ça, le bilan des 100 jours? Triste. Et il y a pire. En effet, on sait pour quelle raison il le fait, et Houmed Msaïdié qualifie le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani de «démocrate», faisant penser à l’ironie du Cheikh Abdesslam Yassine, longtemps figure de proue de l’Islam politique marocain, qui, en 1994, avait lancé un pavé dans la mare intitulé «Dialogue avec les bons démocrates», justement pour se moquer de ceux qu’il qualifie d’«honorables démocrates» par dérision. Et voici les propos de Houmed Msaïdié: «Personne ne peut accuser le président Azali de ne pas être démocrate. Il l’est. La preuve en est, le déroulement des élections de 2002 et de 2006». Seigneur Dieu! Le putschiste qui a fait même un coup d’État dans un verre d’eau pour le chasser de la direction de la CRC en 2014 est un démocrate? C’est sérieux? Et en 2002, la mascarade électorale organisée par le fugitif international Hamada Madi Boléro était un label de démocratie, alors que la vulgarité de ce Monsieur était d’une telle laideur que les deux candidats devant affronter le putschiste au second tour s’étaient désistés dans un climat d’abstentionnisme qui avait poussé le fugitif international Hamada Madi Boléro à dire que son maître était «élu» à «100%»? À d’autres, Monsieur! À d’autres, Monsieur!

     Un autre problème. En 2006, le putschiste Azali Assoumani n’était pas devenu un «honorable démocrate»; il était pris à la gorge. En effet, Thierry Vircoulon, dans l’article dans lequel il accuse le putschiste d’avoir volé aux Comoriens 20 milliards de francs comoriens, signalait également que sous cet individu, les institutions comoriennes étaient tellement discréditées qu’il avait fallu organiser les élections de 2006 sous supervision internationale: «L’AMISEC avait d’ailleurs réduit la capacité d’action de l’armée comorienne» et «les responsables de l’AMISEC et de la MONUC avaient demandé à ce que les forces de Défense soient cantonnées lors du vote, les bureaux de vote étaient gardés par les militaires sud-africains de l’AMISEC aux Comores. Le financement du scrutin et sa sécurisation ont été internationalisés, de même que sa validation, comme l’indique l’intense observation électorale internationale qui a eu lieu dans ces deux pays». La MONUC est la Mission de l’Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo, et l’AMISEC, la Mission de l’Union africaine pour la sécurisation des élections aux Comores. Voilà ce qu’il en est.

     En tout cas, quand on est face à un revirement comme celui que s’apprête à opérer Houmed Msaïdié – même si certains de ses proches en excluent l’hypothèse –, on prend un somnifère très fort et on se met au lit très tôt pour éviter de se faire imploser les méninges par des réflexions trop emberlificotées sur l’hermaphrodisme politique des acteurs politiques comoriens. Bon courage. Où est le somnifère que je viens d’acheter à la pharmacie?

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 24 septembre 2016.

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