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Azali Assoumani veut assassiner Elamine Ali Mbaraka

Azali Assoumani veut assassiner Elamine Ali Mbaraka

Il l’embastille sans plainte, ni chef d’accusation, ni jugement

Par ARM

      Ce mardi 10 octobre 2017, Carles Puigdemont a déclaré l’indépendance unilatérale de la Catalogne vis-à-vis du Royaume d’Espagne. Il veut créer une République, au nom d’une spécificité catalane. La chose fait débat et dérange le monde entier. Eh bien, au lendemain des assises de la Grande-Comore, si jamais elles auront lieu un jour, Anjouan proclamera son indépendance, et à Mohéli, c’est Elamine Ali Mbaraka dit Aboul-Khaïr ou le «Président de la “Rue-publique”», entouré de ses partisans, qui fera cette déclaration d’indépendance. À l’heure qu’il est, nul ne sait s’il passera de «Président de la “Rue-publique”» à Président de la République. Toujours est-il que sa voix de Stentor, il fera cette déclaration. Vous verrez…

Pour l’instant, et depuis le lundi 9 octobre 2017, à 16 heures 30, il croupit dans la sinistre prison de Badjo à Fomboni. Aucune plainte n’a été déposée contre lui. Aucun chef d’accusation n’a été retenu contre lui. Il n’a été présenté à aucun juge. Personne n’a pu lui dire de quoi il est coupable et s’il était coupable. On lui a juste demandé de rentrer dans un sinistre donjon de la sinistre prison de Badjo.

Au Tribunal de Fomboni, on se borne à dire qu’il s’agit d’une séquestration qui a été demandée par Moussa Mahoma, qu’on présente comme ministre de la «Justice», qui, lui-même, dit exécuter les ordres venant de Bête-Salam, sans poser la moindre question. Vive la présomption d’innocence! Vive la séparation des pouvoirs! Vive l’indépendance de la Justice! Vive l’État de Droit, qui va permettre «l’émergence verbale et dansante à l’horizon 2030».

Il fut un temps, Saïd Larifou, qui se prenait pour l’Abbé Pierre des Comores, en signe d’indignation, aurait poussé des cris d’orfraie et de vierge effarouchée. Aujourd’hui, devenu un danseur de «Bumping» de rue, ses fesses contre celles des femmes, il se tait. Celui qui est devenu le digne héritier de Valentin le Désossé ne s’occupe plus des droits de l’Homme qui, pourtant, avaient fait asseoir sa réputation. Désormais, il verra un être humain se faire assassiner sous ses yeux, devant un Tribunal, il détournera ses yeux, par pudeur «émergente» car «l’émergence verbale et dansante» exige de la pudeur afin d’espérer un poste de ministre. Le grand économiste marocain Habib El Malki a créé l’expression «réalisme prospectif». «Réalisme prospectif», donc.

Elamine Ali Mbaraka ne compte pas sur la lâcheté des lâches pour faire de la politique, mais sur le patriotisme des patriotes, sur la bravoure des braves, sur l’honneur des personnes honorables et sur le courage et la sincérité des militants courageux et sincères, surtout dans un contexte politique fait de reniement, de renonciation, d’obséquiosité la plus servile, de mendicité politique et de «politique du ventre bedonnant et de la poche remplie».

Elamine Ali Mbaraka n’est pas à sa première séquestration. Il n’a jamais été dans le donjon d’une prison pour une infraction de Droit commun, mais pour ses idées politiques. Ses séjours à la sinistre prison de Badjo ne se comptent plus. Il est l’homme le plus persécuté des Comores. Il est l’acteur politique comorien totalisant le plus grand nombre d’arrestations arbitraires, et de séquestrations pour ses idées politiques, le tout sans le moindre fondement juridique. C’est la raison pour laquelle, chaque fois qu’il sort de la sinistre prison de Badjo pour entrer dans la prison à ciel ouvert appelée Comores, il y a une foule immense devant la porte pour l’accompagner avec enthousiasme.

Cette fois-ci, son pire ennemi, le Colonel Mohamed Anrifi Moustoifa Bacar Madi dit José, dit Obama, l’a kidnappé au lendemain d’une interview qui fera date que le trublion de Mohéli avait accordée à la Radio Kaz de Mkazi, en Grande-Comore. Au cours de cette interview, l’ancien Maire de Fomboni avait dit tout le mal qu’il pensait de la politique nihiliste du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani Boinaheri, qui conduit les Comores vers la division, l’explosion, l’implosion et la fin d’une République unie. Il dénonça avec véhémence et méticulosité la tendance de cet individu à favoriser les haines entre Comoriens et à jeter du kérosène sur le feu ardent du séparatisme et du divisionnisme. Il en donne la preuve quand il parle de la période encore dans la mémoire collective des Comoriens au cours de laquelle il était le plus fervent supporter et sponsor de Mohamed Bacar à Anjouan pour mettre le feu sur cette île et aux Comores. Il a raison, Elamine Ali Mbaraka: le pays est stable, et on n’a pas besoin de réveiller ses vieux démons. Or, le «concubinocrate» de Mitsoudjé le fait, ne pensant qu’à ses idées malsaines et mafieuses de pouvoir personnel, familial, clanique et villageois.

Dans des Comores plongées dans le silence politique, la voix courageuse et patriotique d’Elamine Ali Mbaraka fait chaud au cœur. Elle redonne l’espoir. Elle dit aux Comoriens qu’il y a encore des gens qui se battent pour eux contre le désordre, le népotisme, la corruption et l’incompétence criminelle.

Oui, avec des moyens presque inexistants, mais avec foi, certains Comoriens se battent pour leur pays. D’ailleurs, lors de sa fameuse interview, Elamine Ali Mbaraka avait eu à cœur de fustiger l’«hermaphrodisme politique» de Houmed Msaïdié Mdahoma, et la fin de parcours politique dans le déshonneur d’un Saïd Larifou qui, de leader politique national au début des années 2000, est devenu un sujet de colère et de honte chez les Comoriens qui aiment leur pays et souhaitent le mieux pour lui.

Dans un État de Droit, il faut des motifs sérieux pour qu’une garde à vue puisse aller au-delà de 72 heures. Nous y approchons. La question qui se pose alors est celle de savoir si les gens du pouvoir vont garder Elamine Ali Mbaraka au-delà de ces 72 heures afin de prouver leur ignorance et mépris du Droit. Dans une dictature familiale, tout est possible. Pourtant, le trublion de Mohéli ne compte pas les heures qu’il passe dans la sinistre prison de Badjo. Quand on fait de la politique, on s’arme de courage et de patience. Il n’y a que Saïd Larifou qui ose dire en public «je suis fatigué d’être dans l’opposition, et je veux goûter aux délices du pouvoir», pendant qu’Elamine Ali Mbaraka et ses compagnons de route doivent constamment répondre à la question de savoir pendant combien de temps et jusqu’à quand ils vont rester dans l’opposition, en critiquant des régimes politiques critiquables, haïssables et appelés à finir dans le désordre.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 11 octobre 2017.

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