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Azali Assoumani veut la guerre civile et le bain de sang

Azali Assoumani veut la guerre civile et le bain de sang

Sa célébration de l’échec par la victoire préfigure un putsch

Par ARM

  Que veut encore Azali Assoumani? Il veut créer les conditions propices à un coup d’État et à un bain de sang. Sinon, comment comprendre que dès la fermeture des bureaux de vote, dans la soirée du dimanche 10 avril 2016, il s’est mis à danser dans la rue avec ses hommes pour célébrer une victoire qu’ils n’ont guère remportée? Azali Assoumani sait que lui et Mouigni Baraka Saïd Soilihi ont perdu l’élection présidentielle que vient de remporter Mohamed Ali Soilihi. Pourtant, aucune espèce de décence ne le poussera à prendre acte de sa défaite dans le calme et la dignité. Non. Au lieu de dignité et de décence, lui et ses hommes sont dans la rue en train de célébrer la victoire de Mohamed Ali Soilihi, en cherchant à se l’approprier ignominieusement, perfidement et hypocritement. C’est du jamais dans les annales électorales mondiales. Il a été vaincu et il cherche à créer des troubles bien prévisibles depuis qu’il s’est allié à Ahmed Sambi, qui croyait que le putschiste allait remporter l’élection de 2016 pour lui rouvrir les portes de Beït-Salam en 2021. Mais, tintin. D’anciens mauvais Présidents, les Comoriens ne veulent pas.

  En tout état de cause, dans la soirée du dimanche 10 avril 2016, Mohamed Ali Soilihi a tenu à dire quelques mots d’apaisement aux Comoriens. Il a expliqué la situation avec une logique impeccable: la Mouvance présidentielle a été battue à Mohéli aussi bien pour l’élection du chef de l’État que pour le scrutin gubernatorial, mais n’a pas nié cette défaite partielle. Elle admettra sa défaite si on lui annonce la perte d’un autre Gouvernorat. Elle ne remporte que celui d’Anjouan pendant qu’on recompte les bulletins du Gouvernorat de la Grande-Comore. Mais, s’agissant de l’élection du chef de l’État, il faudra bien admettre sa victoire. Pourquoi faudra-t-il n’accepter les résultats des urnes que quand ils sont favorables? Les Comoriens lisent ce qui est écrit dans la presse électronique favorable à Azali Assoumani et ne comprennent pas l’acharnement de l’ancien Président à vouloir faire couler le sang des Comoriens.

  Pourquoi refuse-t-il d’admettre sa défaite alors que le pauvre Mouigni Baraka Saïd Soilihi n’a manifesté aucun comportement négatif en public? Azali Assoumani savait qu’il n’avait aucune chance, lui qui, dans sa région du Hambou, n’a été placé en première position que chez lui, à Mitsoudjé, et à Salimani-Hambou. Comment peut-il donc être élu Président des Comores alors qu’il est rejeté chez lui, dans sa région du Hambou? Il a été vaincu, et l’affaire est conclue pour lui, avec un extrême préjudice électoral. Fin de partie donc pour lui et pour un autre garçon très ambitieux mais à la fin électorale tragique, Mouigni Baraka Saïd Soilihi, comme l’est d’ailleurs son pygmalion politique qu’est Mohamed Daoudou dit Kiki, qui a conclu des alliances incertaines avec Azali Assoumani et qui est en passe de perdre la Mairie de Moroni.

  La recherche d’une vengeance personnelle par Ahmed Sambi et Azali Assoumani ne doit pas conduire les deux anciens mauvais Présidents à plonger le pays dans une guerre civile et dans un bain de sang. Les Comores n’ont besoin ni de guerre civile, ni de bain de sang.

  Paix aux Comores.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 11 avril 2016.

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