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Azali Assoumani veut réussir un hold-up électoral

Azali Assoumani veut réussir un hold-up électoral

Il est en train de compromettre notre destin commun

Une déclaration solennelle du Mouvement du 17-Février

      À plusieurs reprises, le Mouvement du 17-Février, né à Mohéli en 2017, a interpellé avec insistance la communauté nationale et internationale afin de constater ensemble que les agissements putschistes du Colonel Azali Assoumani ont replongé notre pays dans une crise politique grave, avec des risques d’implosion très inquiétants. Notre Mouvement a toujours insisté en démontrant que le Colonel Azali Assoumani fut le principal acteur de la crise séparatiste de 1997 à 2008, et qu’il use des mêmes stratégies militaires, pour détruire le consensus national né des Accords de Fomboni du 17 février 2001, et que de ce fait, il compromet notre destin commun.

Le plus grave est qu’en pleine dérive dictatoriale, le Chef de l’État impose des élections anticipées, en prenant  soin d’emprisonner les leaders de l’opposition, et en se débarrassant de tous les mécanismes électoraux légaux qui ont garanti l’alternance démocratique depuis 2001. Avec orgueil et mépris, le Colonel Azali Assoumani a balayé d’un revers de la main les multiples sonnettes d’alarme de la société civile, des organisations politiques, et les mises en garde de la Communauté internationale. Il veut tout simplement réussir un hold-up électoral  le 30 mars 2019.

A partir de ce qui vient d’être dit, le Mouvement du 17-Février déclare solennellement qu’il n’a plus confiance aux agissements de l’Exécutif national de notre pays. En conséquence, nous exigeons pour ces élections :

–          La démission immédiate du Chef de l’État et de son gouvernement pour préserver la cohésion sociale et l’intérêt supérieur de la Nation comorienne.

–          La mise en place d’un gouvernement consensuel de transition pour organiser et superviser les élections anticipées, prévues en 2019.

–          La sécurisation de ces élections par la communauté internationale (Union africaine, Union européenne et la SADC).

–          La réorganisation et la restructuration de la CÉNI (Commission électorale nationale indépendante) et de ses structures annexes, afin de permettre à l’Union de l’opposition, et avec elle, le Mouvement du 17-Février, d’y prendre part en toute confiance, au niveau national et insulaire.

–          Et enfin, le report des dates de ces élections, pour une meilleure organisation des scrutins, et pour un contrôle effectif et actualisé des listes électorales.

Mouvement du 17 Février

www.lemohelien.com – Vendredi 11 janvier 2019.

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