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Azali Assoumani, victime du «narcissisme malfaisant»

Azali Assoumani, victime du «narcissisme malfaisant»

Hâblerie, folie de grandeur, vanité, infantilisme et mensonges

Par ARM

     Il est à se demander dans quel monde se trouve Beït-Salam. En France, pays très riche malgré la crise actuelle, un ministre du Budget est dans le collimateur de la prison pour avoir caché à l’étranger et au Fisc ses propres revenus, légalement acquis en tant que médecin. Un ancien Président de la République est mis en examen pour un problème de factures liées à sa propre campagne électorale. Un candidat à l’élection présidentielle est dans une tourmente politico-médiatique et judiciaire pour accusation d’avoir, légalement mais pas légitimement, ni moralement, utilisé de l’argent public pour employer des membres de sa famille. Un autre candidat (en l’occurrence une candidate) est sommé de rembourser de l’argent public mis à sa disposition en tant que membre du Parlement européen, argent utilisé de manière injustifiée.

Aux États-Unis, une ministre de la Justice par intérim a préféré se faire virer sec plutôt que de faire appliquer des décrets présidentiels contestables et contestés. Un juge fédéral, de surcroît, nommé par l’ancien Président républicain George W. Bush (!), décide de suspendre l’application de ces décrets signés par le tout nouveau Président de la première puissance du monde. Un éminent Professeur de psychiatrie lance une pétition pour demander la destitution du tout nouveau Président, qu’il estime incapable d’assumer ses hautes fonctions, en raison d’un comportement qualifié de «narcissisme malfaisant», reconnu comme une maladie, et recueille des milliers de signatures en une semaine.

Or, voilà que dans un minuscule État insulaire, pauvre et en cours de destruction, on mobilise bans et arrière-bans de la kleptocratie, du népotisme et du «rattrapage ethnique» pour «l’inauguration» bidon d’une «centrale électrique» bidon, dont le financement est entaché d’irrégularités et de corruption (non-respect des règles de passation des marchés publics et 600.000 dollars de pots de vin!) et a déjà fait dégringoler le pays de 17 points (un séisme sur l’échelle de Transparency International). Oui, dans quel monde se trouve Beït-Salam car, pris dans leur narcissisme arrogant, on dirait que seuls Oumara Mgomri et ceux qui l’ont renommé à Comores Télécom ne comprennent toujours pas que les nouvelles technologies qu’ils manipulent ne permettent plus de cacher longtemps les manières de mauvais garçons qui s’en mettent plein les poches, enrichissent les leurs et leurs comptes à l’étranger, tout en licenciant à tour de bras et en soumettant autrui à l’austérité, avec le même état d’âme que leur pote Maoulana Charif à l’horrible surnom de «Robo kilo ya oubou», «Un quart de kilo de riz de bouillie»?

Évidemment, ces Messieurs comptent sur le fait que ce n’est pas la presse comorienne aux ordres qui va, par exemple, s’interroger sur tout l’argent mis à la disposition du dictateur de Beït-Salam, notamment: 7,5 millions de francs de salaire mensuel dans un pays pauvre parmi les plus pauvres, pour une personne qui dispose d’une maison officielle (et à qui l’État a mis à disposition une autre maison et une voiture à vie depuis sa nomination comme chef d’État-major fugitif de mercenariat et qu’il gardera à vie, à mort et jusqu’à ce que mort s’ensuive). Il ne paie ni électricité, ni téléphone, ni carburant, ni chauffeur, ni le personnel domestique pléthorique, et bénéficie de frais de bouche, en plus des invitations et autres cérémonies officielles ayant donné naissance au slogan populaire «Namouyilé!», «Mangez-le!».

À cela s’ajoutent 10 millions de francs comoriens, chaque mois, qui sont octroyés pour les activités politiques et qu’il utilise à sa guise, sans avoir à rendre compte à qui que ce soit. Avec en prime, 1,5 million de francs par jour (oui, oui, par jour!) au titre d’indemnités de déplacement (per diem) pour ses incessants déplacements à l’étranger, sans compter les billets en première classe avec la dictatrice Ambari, son emblématique première épouse (la cheville ouvrière de la fermeture de la Baraka FM du frère Abdallah Agwa), qui l’accompagne inutilement partout, avec une meute de concubines, courtisans et courtisanes à la mine patibulaire.

Prenez donc vos calculettes! Avec au moins 20 voyages en moins de 8 mois de mandat, et en moyenne une semaine par voyage, nous atteignons plus de 150 millions de francs comoriens, rien que pour lui seul, au seul titre des indemnités de voyages durant lesquels, on sait que les pays qui accueillent des conférences de chefs d’État et de gouvernement se font un devoir d’offrir aux chefs d’État logis et couvert. Au total, en 8 mois, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani a coûté la bagatelle de 90 millions de francs de salaire, 160 millions de francs en «fonds spéciaux» et plus de 150 millions de francs en indemnités de déplacements extraterrestres, soit l’équivalent d’un million de dollars, sans compter les dépenses de fonctionnement de Beït-Salam et de transport pour sa ballade interplanétaire dont, pour l’instant, nul ne sait ce que cela a rapporté à un pays tellement pauvre que le même bénéficiaire de cette manne issue de la sueur du contribuable juge utile et bénéfique de balayer près de 10.000 jeunes, au nom de la prétendue «émergence», pendant qu’on évalue déjà autant de morts et disparus dans les traversées en «kwassa-kwassa» en quelques mois.

Il en faudra des légions d’idéologues pour faire avaler aux jeunes jetés dans la rue ou chassés de Volo-Volo qu’on a voulu supprimer la Commission de Prévention et de Lutte contre la Corruption (CNPLC) et museler la Baraka FM pour autre chose que de bloquer la possibilité de pouvoir oser seulement s’interroger, par exemple, sur ce que va faire Oumara Mgomri, comme ce fut le cas pour Charikane Bouchrane et Abiamri Mahamoud, ou pour que personne ne puisse demander au Grand Vizir des droits divins et de droit divin pourquoi on ne remet pas sur la table la si longue liberté «provisoire» dont bénéficie le voleur notoire qu’est Hamadi Idaroussi, secrétaire général du gouvernement horriblement affublé de l’horrible surnom de «Tonton-m’a-dit», qu’il côtoie sans se boucher le nez au moins chaque semaine et, comme tout voleur multirécidiviste, vient de se faire accuser du pire, avec 270 millions de francs de rétro-commissions?

Peut-être parce qu’il sait que le Professeur en psychiatrie qui traite de la maladie du «narcissisme malfaisant» aurait bien du boulot dans les allées du pouvoir à la comorienne, avec cette sainte alliance satanique entre le «concubinocrate» Azali Assoumani et Ahmed Sambi, ancien satrape de la satrapie, alliance adoubée par les Mohéliens de Beït-Salam, de sinistre mémoire. Que Dieu les maudisse! Comme Ahmed Sambi, taiseux depuis la publication de l’ouvrage particulièrement documenté sur «sa» «citoyenneté économique», Ikililou Dhoinine s’est réfugié dans ses champs d’ylang-ylang et son magasin de ciment et de conserves de tomates, en attendant que passe le vent mauvais soulevé par celui qu’il a intronisé de manière tout à fait anticonstitutionnelle.

Mais, dans cette histoire de trois larrons en foire, le petit peuple, lui, a toujours appris, sans besoin de psychiatrie, ni de médias à la solde d’un dictateur au petit pied, que «qui vole un œuf vole un bœuf». Et même certains cadres du parti Orange chuchotent comme dans un mauvais film de série B que Kiki, leur «ministrillon de l’agitation», selon la terminologie chère à certains habitants du quartier d’Iroungoudjani, à Moroni, ferait mieux d’arrêter de jouer au zozo et au zouave, avec la Radio Baraka FM, tellement les langues se délient. À la bonne heure! Comme on sait, la dictatrice Ambari est mouillée jusqu’au cou dans la décision funeste consistant à fermer la Baraka FM. Mais, le moment venu, elle payera très cher cette folie furieuse.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 5 février 2017.

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