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Azali Boinachari a la mémoire gommeuse et meurtrie

Azali Boinachari a la mémoire gommeuse et meurtrie

Il n’y aura pas de «dialogue national»: il inspire le rejet

Par Ali Boina

       Il y a une pandémie du rire aux Comores. Le «dialogue national» prôné par Azali «Boihachari» («Monsieur Hostilité») est dans un coma irréversible. Le dictateur a nommé Mohamed Toihiri «Coordinateur du Dialogue inter-comorien». Or, aucun opposant ne tombera dans ce piège. Azali Boinachari va se retrouver avec ses sicaires des «Assises “nationalesˮ» pour les mêmes blablas. C’est la fin d’un régime politique médiocre qui devra se parler à lui-même, soliloquer, délirer et sombrer dans les divagations les plus farfelues.

Il faudrait avoir la mémoire gommeuse pour faire confiance au «dialogue national» d’Azali Boinachari! D’abord, pourquoi oublie-t-on l’Histoire de notre pays? Faut-il toujours accuser «nos ancêtres les Gaulois»? Eux disent que leur pays «n’a pas d’amis mais des intérêts»? Azali Boinachari ne défend que ses intérêts de personne. À bon entendeur, salut! De l’accession des Comores à l’indépendance, le 6 juillet 1975, à nos jours, nous avons connu 21 tentatives de coups d’État. 5 ont réussi. Ali Soilihi et Ahmed Abdallah Abderemane ont été tous les deux assassinés et n’avaient pu faire de passations de pouvoir. Saïd Mohamed Djohar a été victime d’un coup d’État, d’une déportation à la Réunion et d’une humiliation. Sa passation de pouvoirs avec Mohamed Taki Abdoulkarim a été plus formelle et protocolaire que réelle parce que Mohamed Cambi Elyachourtu était le Président de fait.

Azali Boinachari, déserteur nu dans le capot d’un véhicule fuyant vers l’Ambassade de France à Moroni, n’aurait pas pu savoir cela. Pourtant, sans scrupules, il laisse entendre que depuis Mohamed Taki Abdoulkarim, il y a des passations de pouvoirs entre Présidents. Il est devenu officier pour avoir osé tuer froidement des militants du Sahara comme le disait tout bas feu son acolyte le Colonel Mohamed Anrifi Moustoifa, qui ajoutait, un rien perfide: «Oui, moi, j’ai refusé de sauter en parachute par peur, étant l’unique dent dans la bouche [le seul Mohélien de la promotion]. Je n’ai pas été validé comme parachutiste, mais Azali, qui avait également eu peur et avait refusé le saut en parachute, a été validé pour ses assassinats».

C’est à cause de cette bavardise que feu le Colonel Mohamed Anrifi Moustoifa n’a pas été évacué à l’étranger alors qu’il était foudroyé par un accident vasculaire cérébral (AVC). Azali Boinachari, je te rappelle qu’Ahmed Abdallah Mohamed Sambi t’a succédé le 26 mai 2006. Ikililou Dhoinine a succédé à Ahmed Abdallah Mohamed Sambi le 26 mai 2011 et tu as succédé à Ikililou Dhoinine le 26 mai 2016. Tu aurais dû céder la place à un Anjouanais ou à une Anjouanaise le 26 mai 2021.

Hélas! Nous croyant malins, et oubliant l’adage des Ashantis pour qui «l’intelligence fut distribuée dans l’obscurité», nous sommes certains à avoir notre part de responsabilité dans le désastre dans lequel tu as plongé les Comores. Azali Boinachari, tu dois savoir que les passations de pouvoir initiées en 2006 et auxquelles tu as mis un terme s’appellent «alternances démocratiques», et sont la première source de la stabilité institutionnelle et politique. Or, sans stabilité institutionnelle et politique, il n’y a pas développement. Oui, le constat est là: de 2002 à 2016, la stabilité du pays reposait sur la présidence tournante comme unique arme, sinon comme médicament contre l’orgueil insulaire introduit par ton compatriote insulaire Saïd Mohamed Cheikh, dont tu as repris la violence verbale. Cet orgueil insulaire, tu l’as remis au goût du jour malheureusement «à l’horizon 2030». Hoho!

Tu as battu le record malgré le premier avertissement: tu fêtais l’anniversaire de l’Université dont tu t’attribues la paternité, alors que c’est Ahmed Abdallah Abderemane qui l’a créée, et tu as traité les Comoriens de chiens, en leur lançant: «Les chiens aboient et la caravane passe». Que s’est-il passé? Hidwa!!! Tu tombas à terre! Où étaient tes gardes du corps? Si Houmed Msaïdié était intelligent, il aurait dû te rappeler que l’excès d’informations cache toujours une autre information. Tu criais toujours «paix, paix, paix!». Mais, alors?

Osons le vrai débat. Ce pays brûle par manque de stabilité, d’élan de patriotisme et de développement. De quel dialogue nous parles-tu? Tu n’as jamais respecté ta parole. Ahmed Abdallah Mohamed Sambi et les siens en disent plus. Tu as usurpé le pouvoir, continue! «Ufakuwa yezi, yendeleya!». Le vrai débat réside dans la sauvegarde de la présidence tournante, ton premier fils Loukman que tu as froidement assassiné. Les autres la critiquent alors qu’elle a fait ses preuves pour restaurer la confiance entre Comoriens des diverses îles. Oui, les Mohéliens chantaient que c’était leur tour. La diplomatie avait confiée à un natif de Fassi et de Mdjankagnwa (Grande-Comore) et de Domoni (Mohéli), qui voyaient pour la première fois les leurs nommés ministres. Et l’Économie et les Finances? Que les Wangazidja répondent.

La réponse, il fallait nommer des cadres originaires des capitales régionales: Mitsamiouli, Foumbouni et Fomboni. Tu as adressé à une partie des Comoriens une lettre dans laquelle tu sembles lancer un dialogue que tu voudrais qualifier de «national» alors que depuis ton retour au pouvoir, tu détruis ce pays et cette nation par orgueil. Les trahisons, les insultes et les humiliations, les pompes d’Anissi Chamsidine (…) en parlent plus.

L’objet du dialogue ne peut être que la remise des pendules à zéro par la sauvegarde de la présidence tournante, en attendant la création des partis nationaux dignes de ce nom. De fait, ainsi disparaîtra la présidence tournante, car nous choisirons le candidat par son intégrité morale, sa capacité de pouvoir nous rassembler, mais aussi pour appliquer le programme de son parti politique. Ainsi disparaîtront, le régionalisme et l’insularité. Tu parles d’un «dialogue national» alors que tu as nommé ton Assemblée et ton gouvernement qui craignent même «Karobwé», après avoir tué et emprisonné tout le peuple que tu as plongé dans la cherté et la négation de la vie.

Par Ali Boina

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© www.lemohelien.com – Dimanche 12 septembre 2021.

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