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Azali, bourreau des Comores, doublé d’un agent patenté de la françafrique

      Azali, bourreau des Comores, doublé d’un agent patenté de la françafrique
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  Azali, bourreau des Comores, doublé d’un agent patenté de la françafrique
Le 17 septembre dernier, s’est ouverte à New-york, la 74 ème  Session  annuelle, de l’Organisation des Nations Unies.  Une organisation crée, rappelons-le, en 1946 à l’instigation de 193 pays, qui se sont assignés comme rôle principal (encore d’actualité à l’ère de la mondialisation), de renforcer le droit international et de développer un nouvel ordre mondial de coopération internationale. A côté de ces grands thèmes génériques, la majeure partie des pays membres présents, mettent un point d’honneur à faire de cette tribune internationale, une caisse de résonnance, susceptible de générer des précieux soutiens, pour le règlement de problèmes qui les concernent au premier chef.


Dans le contentieux franco-comorien sur Mayotte, les Comores sont en principe sur le papier, bien placées,  pour bénéficier légitimement de l’appui quasi total de la Communauté internationale. Du reste cet appui, leur est acquis sous plusieurs formes. Faut-il rappeler les 24 résolutions condamnant l’occupation par la France de l’ile comorienne de Mayotte, dont celle du 21/10/1975 qui « condamne énergiquement la présence française à Mayotte, qui constitue une violation de l’unité nationale, de l’intégrité territoriale, et de la souveraineté de la république indépendante des Comores » ? C’est là, une condamnation gravement mise à mal,  par des accords scélérats récurrents, signés avec la France, lors des différentes législatures d’Azali. Juste de quoi mettre hors-jeu, les anciens soutiens des Comores. A savoir, les instances internationales comme l’ONU, la Ligue Arabe, l’Union Européenne, la Commission de l’Océan Indien, les Non Alignés de l’époque, l’Organisation de l’Unité Africaine devenue Union Africaine et surtout le Comité des 7, un organisme dédié crée par l’OUA sous Ali Soilih chargé de veiller au respect des résolutions de l’ONU etc. Et c’est une fois de plus, sans soutien aucun, que Azali signe le 19 juillet dernier,  avec le président Macron  l’accord cadre de la honte, autorisant la France moyennant finance, à installer sur l’ile comorienne de Ndzuani, une base de surveillance des comoriens. Aussi, pour la toute première fois dans l’histoire des Comores,  les forces de sécurité de la puissance occupant illégalement l’île comorienne de Mayotte, se trouvent désormais fondées, pour  poursuivre et arrêter judiciairement, tout citoyen comorien à l’intérieur des frontières. Et non sans continuer à procéder impunément, à des déplacements forcés de personnes, qui plus est, à l’intérieur de leur pays, en violation de la Convention de Rome.
Ainsi les coups de butoir de la France ont réussi à renverser les rapports de force et surtout à annihiler, avec la complicité agissante du pouvoir Azali, le précieux arbitrage des instances internationales, en imposant derechef, le piège du huis-clos, ô combien néfaste, aux intérêts des Comores et des Comoriens. Bref dans toutes cette affaire de Mayotte, les présidents comoriens successifs, à l’exception d’Ali Soilih ont toujours été des agents supplétifs de la politique française, en violation et de la Constitution comorienne et des intérêts supérieurs de la nation. Et Azali est l’exemple type de l’agent qui n’a de cesse que de faire allégence à la françafrique de triste renom.  Et c’est ce même Azali qui n’hésite pas à violer, à plusieurs reprises la Constitution comorienne  qui fait de l’occupation de Mayotte, une violation caractérisée de l’intégrité de la nation. Pour peu que cela contente les autorités françaises.


Conscient de l’état de léthargie qui frappe habituellement la classe politique comorienne et surtout du discrédit jeté à toute l’opposition, le président Azali se croit avoir les coudées franches pour faire des Comores, ce qui bon lui semble : placer sa famille, voire son village, manipuler les institutions, faire fi des prérogatives du parlement,  brasser l’argent de l’Etat à sa guise, organiser des mascarades d’élections et les truquer avec la complicité de l’armée…

De l’inutilité, voire même de la nocivité d’une armée budgétivore
On n’arrivera pas à nous faire croire que la soldatesque surarmée, payée grassement à ne rien faire, sinon à casser du Comorien, avec comme seuls titres de gloire, la veulerie, la répression brutale de manifestants pacifiques, la désertion, la trahison, la collusion avec les mercenaires et pour finir, les atteintes graves à l’autorité de l’Etat…soit étrangère aux souffrances endurées par tout un peuple, depuis surtout le premier jour maudit, qui a vu au lendemain de l’indépendance des COMORES, la levée de la première armée comorienne sous le régime Ali Soilih, par…Bob Denard, le mercenaire français. Ce dernier étant devenu l’indécrottable maître à penser de la soldatesque comorienne, dont certains et non les moindres, lui ont juré soumission et fidélité. Une soldatesque dont les hommes ont pris justement la fâcheuse habitude, à chaque violation de l’intégrité et de la souveraineté nationale par ses mentors les mercenaires, de toujours prendre la poudre d’escampette, si elle ne rallie pas le camp ennemi, avec armes et bagages, en retournant, au besoin, ces mêmes armes contre son peuple (elle en a l’habitude), voire même, contre ses frères d’armes loyalistes. Mais comment peut-on en vouloir à ces flagorneurs de Bob Denard, lorsque face à une cinquantaine de mercenaires mal équipés, Azali (le chef d’Etat major de l’époque, devenu depuis par effraction chef d’Etat, avant de s’octroyer une légitimité contestée par les urnes), n’hésite pas au risque de s’exposer à la risée universelle, à laisser son millier d’hommes en plan et à prendre, non à la rigueur le maquis, mais la direction du refuge douillet de l’Ambassade de FRANCE aux COMORES.

Mais le comble de l’ignominie, c’est lorsque, pour se dédouaner du tristement célèbre premier putsch militaire comorien du 30 avril 1999, ayant porté gravement atteinte à l’autorité de l’Etat, que l’armée est sensée servir, le colonel-président déclare : « Il n’a jamais été interdit à un soldat qui est un citoyen comorien comme un autre (sic ! NDLR), de faire de la politique » (re-sic ! NDLR). Une lacune de plus mon colonel ! Car dans toute démocratie (et vous vous targuez en permanence d’en être le chantre), et dans un Etat de droit (dont vous prétendez à l’envie, en être l’émanation), la neutralité de l’armée est rigoureusement requise. Le soldat du fait d’un côté, de sa situation particulière (dépositaire de la force par les armes), et de l’autre, de la mission qui lui est assignée (au service exclusif de l’Etat et non le contraire), ne peut être un citoyen comme un autre, ne vous en déplaise mon colonel ! D’un autre côté, bien qu’étant de plein droit électeur comme tout un chacun (et non éligible), le soldat en faisant de la politique, viole délibérément les institutions, en portant gravement atteinte à l’autorité de l’Etat.

La diaspora, fer de lance de l’éveil comorien
Quoi qu’il en soit, il faudrait rendre un vibrant hommage à toute la diaspora comorienne où qu’elle se trouve (en France, à la Réunion, au Sénégal, aux USA, au Japon etc.), en lui manifestant gratitude et reconnaissance, pour ce noble combat pour la démocratie, l’intégrité, et l’Etat de droit, mené avec courage, sacrifice et abnégation, pour les intérêts supérieurs de la nation. Grâce à elle, beaucoup de Comoriens se prennent à relever la tête, bien décidés à défendre contre vents et marais dans leur malheur, le seul bien qui vaille : celui de leur souveraineté, leur indépendance et leur dignité.


Ainsi, face à la politique de la canonnière menée aux Comores par l’armée d’Azali (en procédant parfois à des exécutions extrajudiciaire, en réprimant parfois même dans le sang, toute velléité de résistance, en emprisonnant à tour de bras sans jugement, en foulant aux pieds les institutions de l’Etat…), cette valeureuse diaspora, composée des organisations de la société civile, des mouvements politiques, des organisations de le jeunesse et des individualités, n’a de cesse que de la dénoncer aussi bien dans la rue qu’au sein des chancelleries et des instances internationales, cette dictature. Contre la politique du fait accompli, de chantage et de la loi du plus fort, imprimée à la partie comorienne,  parla France aidée ses affidés comoriens, les forces de résistance incarnées par cette diaspora, placent  à juste titre, une confiance inébranlable aux droits et aux qualités que leur confèrent aussi bien, les instances des droits humains que les résolutions des instances internationales.
Jamais les intérêts, la souveraineté, l’intégrité des Comores n’ont été  aussi malmenés que sous le régime Azali : avec une crédulité doublée d’une docilité sidérante, le président comorien applique aveuglement et sans condition, les directives et autres désidérata des autorités françaises, en sacrifiant sur l’autel de la mendicité et de la sujétion, la souveraineté et la dignité de toute une nation. Lors de ces marchandages, dans ce marché de dupes,
        – à quel prix sont estimées à Mayotte, les expéditions punitives, les persécutions et les souffrances endurées par nos compatriotes dans des conditions indignes du Pays des droits de l’Homme. On aurait aimé entendre au milieu  des quelques protestations indignées des métropolitains résidant à Mayotte, les voix des autorités comoriennes et celles de la classe politique en général, se joindre à celles de la diaspora comorienne pour fustiger les violations des droits de l’Homme récurrentes à Mayotte, par la France.
– à quel prix sont estimées les reconduites aux « frontières imaginaires » scandaleuses et illégales, des ressortissants comoriens, par les autorités françaises au moyen de flottes de compagnies comoriennes, avec dorénavant, le soutien et la bienveillance des autorités comoriennes
– à quel prix sont estimés les milliers de morts par noyades, victimes du « Visa Balladur » criminogène, dans un silence assourdissant des autorités comoriennes, qui ne voient en eux, à l’instar de leur contempteurs français, que des « immigrés clandestins » voués  aux gémonies.
A quand un Etat de droit aux Comores, régit par une démocratie respectueuse, pour une fois de la Constitution.

Une chose est sûre. Pour recouvrer sa souveraineté, son intégrité et sa dignité, le peuple comorien ne peut compter jusqu’ici, ni sur les partis politiques décrédibilisés, encore moins, un gouvernement convaincu de haute trahison et passible d’une (vraie) Haute cour de justice. Tous nos espoirs reposent donc sur les épaules dela Société civile et plus particulièrement sur celles de cette diaspora, qui avec courage et abnégation, a toujours fait de la démocratie, de la souveraineté et de l’intégrité, un casus belli consubstantiel à des valeurs cardinales non cessibles, ni négociables, encore moins monnayables.

Mbadakome-GRITAC-SOS Démocratie  Comores
 
 

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