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Azali, indigne lors des funérailles de Saïd Ali Kemal

Azali, indigne lors des funérailles de Saïd Ali Kemal

Le tyran s’était comporté en singe, en impie et en barbare

Par ARM

       Quand on demande aux proches du regretté Prince Saïd Ali Kemal si les funérailles de ce dernier ont eu lieu dans de bonnes conditions, ils se serrent les lèvres et disent avec pudeur et discrétion: «Bon, en dehors de quelques petits problèmes de protocole et d’étiquette, dus notamment à une foule impressionnante, dans les 7.000 personnes, tout s’est très bien passé». On comprend que nos frères n’allaient pas se mettre à faire des tartines sur la présence très désagréablement ressentie dans la mosquée du dictateur Assoumani Azali Boinaheri.

Mais, tel fils des Comores a appelé votre site préféré pour se plaindre: «Assoumani Azali Boinaheri a vraiment mérité son surnom de Bakapihi, “Le Père qui ne prépare jamais à mangerˮ. Lors de la Prière de l’Absent pour le repos de l’âme de Saïd Ali Kemal, on vit Bakapihi, entouré d’un nombre impressionnant de militaires, très déplacés dans une mosquée, courir pour diriger la prière. Or, le fils aîné du Prince Saïd Ali Kemal avait tenu à ce que la prière soit dirigée par le Cadi Saïd Mohamed Saïd Attoumane de Dzahani-Itsandra. La Prière de l’Absent comprend quatre “Takbirˮ, et à chaque “Takbirˮ, les fidèles présents à la mosquée priaient pour la mort du dictateur Bakapihi. Pour sa part, un Iconien surnommé “Algérieˮ, qui avait aidé Ali Soilihi lors de son coup d’État du 3 août 1975, a apostrophé le dictateur Assoumani Azali Boinaheri, en lui demandant pourquoi le défunt Saïd Ali Kemal, digne descendant de son grand-père le Sultan Saïd Ali et de son père, le Prince Saïd Ibrahim, ancien Député et ancien Président du Conseil du Gouvernement, et qui avait été un grand serviteur des Comores avant même l’indépendance, n’avait pas eu droit à des funérailles nationales et même à un deuil national».

Une fois de plus, le scandale est grand. Le dictateur s’invite dans les mosquées et empêche les familles de prier leurs morts dans la sérénité et la dignité. Il s’impose pour diriger les prières ordinaires et les prières des morts. Dans les cérémonies de mariage, il confisque le micro pour présenter «les remerciements» aux personnes présentes. Ce ne sont pas les agissements d’une personne en bonne santé mentale. Il est fou! J’ai passé 19 ans au Maroc, où le premier titre officiel et constitutionnel du Roi est «Commandeur des Croyants». Durant ces 19 ans, je n’ai jamais vu le Roi du Maroc diriger une prière. Il prie juste derrière l’Imam, et toutes la grande prière de la journée, le vendredi et celles des fêtes musulmanes sont transmises en direct à la première chaîne de la Télévision nationale.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 16 septembre 2020.

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