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Azali injurie Mayotte, Anjouan, Mohéli, les siens rient

Azali injurie Mayotte, Anjouan, Mohéli, les siens rient

Pour lui, Dieu a doté la Grande-Comore de la «grandeur»

Par ARM

     Dès 1956, Mayotte revendiquait sa départementalisation. Elle savait que les dirigeants Anjouanais et Grands-Comoriens de l’autonomie interne tuaient à la fois Mohéli et Mayotte par leur mépris et leur haine. Le 22 décembre 1974, lors du référendum d’autodétermination, Mayotte a choisi la liberté au sein de la France. Alors que «l’indépendance» était censée apporter le bonheur sublime aux Comores, les Comoriens fuient par dizaines chaque jour vers Mayotte. Pendant ce temps, «les bons et vrais Comoriens» continuent à crier et à afficher des pancartes surréalistes: «Mayotte est comorienne et le restera à jamais».

Mayotte avait des raisons de fuir le mépris des «grandes îles». Le désastre né du rejet du particularisme de Mayotte n’a rien appris aux Anjouanais et Grands-Comoriens, dirigeants et simples citoyens. Le mépris et l’injustice ayant conduit Mayotte à rejeter les Comores sont encore la règle en juillet 2021. Certains dirigeants de Grande-Comore et d’Anjouan sont tellement méprisants qu’ils sont incapables de la moindre autocritique, de la moindre introspection, de la moindre volonté de tirer des leçons de leurs fautes et de leurs crimes.

Un jour, à Mayotte, Saïd Mohamed Cheikh, «le plus grand politicien comorien de tous les temps» pour les Grands-Comoriens, avait trop appuyé sur le turbo du mépris, de l’arrogance haineuse et de l’injure. C’était à Sada. Saïd Mohamed Cheikh, qui avait l’habitude de traiter les Mahorais de «mangeurs des hérissons», prononçait un discours en public. Sidi Simba lui avait dit que la population de Mayotte n’allait pas voter pour ses candidats. Sa réaction avait été: «Sidi, petite merde qu’on traîne sous la chaussure, ne sais-tu pas que même si tu ne votes pas pour moi, il y a des milliers et des milliers d’anges qui vont voter pour moi?».

La cécité humiliante et suicidaire des «grandes îles» envers «les petits» est restée une douloureuse réalité, même après la départementalisation de Mayotte, qui n’a rien appris aux «grands». Pour preuve, dans une vidéo postée le 12 avril 2019 sur les réseaux sociaux, toute honte bue, dans une inconscience totale, sans mesurer le mépris charrié par ses propos humiliants et vexatoires, devant ses partisans et courtisans de Grande-Comore applaudissant, riant aux éclats, malgré la gravité des faits, l’usurpateur et dictateur grand-comorien Assoumani Azali Boinaheri parlait de la «supériorité» de ses Grands-Comoriens sur les Mohéliens et les Anjouanais. Il avait stupidement crâné en ces termes: «Dès lors, honorables Comoriens, la chose fondamentale sur laquelle nous devons louer Dieu pour que cela soit une leçon pour les frères et sœurs d’Anjouan et Mohéli est que ceux-ci admettent que nous autres Grands-Comoriens sommes supérieurs à eux, sommes les plus grands. Ils doivent garder cela à l’esprit que nous autres Grands-Comoriens sommes les plus grands. On est la Grande-Comore. C’est Dieu qui a voulu que nous soyons supérieurs. Quand Dieu a transféré la capitale de Dzaoudzi, il démontrait que nous sommes les plus grands, sans fierté, ni mépris».

Ces propos humiliants confondants et honteux signifient à la fois que les Mohéliens et les Anjouanais sont des «petits» et que les Mahorais, comme ils sont également «petits», n’avaient aucune légitimité à avoir sur leur île la capitale des Comores, «transférée par Dieu Lui-même à Moroni». Et quand finalement, les Mahorais ont fait le choix de rester sous la souveraineté de la France pendant que les Comores ont sombré dans la misère noire après l’indépendance, ces mêmes Mahorais, toujours considérés comme des «petits», sont accusés de bellicisme, de racisme insulaire et de xénophobie quand ils sont envahis par les Comoriens, dont ceux originaires en particulier de telle île détruisent chaque jour leur vie.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 8 juillet 2021.

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