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Azali, le créateur du droit d’asile pour les Comoriens

Azali, le créateur du droit d’asile pour les Comoriens

Sa dictature fait admettre le Comorien au statut de réfugié

Par ARM

     Dans la définition du réfugié donnée à l’article 1er A-2 de la Convention de Genève du 28 juillet 1951 relative du statut des réfugiés, il est question de la personne «craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays; ou qui, si elle n’a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels événements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner. Dans le cas d’une personne qui a plus d’une nationalité, l’expression “du pays dont elle a la nationalité” vise chacun des pays dont cette personne a la nationalité. Ne sera pas considérée comme privée de la protection du pays dont elle a la nationalité, toute personne qui, sans raison valable fondée sur une crainte justifiée, ne s’est pas réclamée de la protection de l’un des pays dont elle a la nationalité».

     Cette définition étant rappelée, il est important de signaler qu’avant le retour frauduleux et anticonstitutionnel du dictateur Assoumani Azali Boinaheri au pouvoir le jeudi 26 mai 2016, «grâce» aux Mohéliens de Bête-Salam, qui l’ont repêché de la 4ème place (éliminé) à la 3ème, qui lui ont offert un pourcentage de 104% des électeurs et l’ont béni quand il a empêché 11.500 électeurs d’Anjouan (10% des électeurs de l’île) de voter dans des zones qui lui étaient hostiles, les citoyens comoriens n’étaient jamais admis au droit d’asile. Avant le 26 mai 2016, quand un citoyen comorien sollicitait un statut de réfugié, son dossier était systématiquement rejeté: «Les Comores ne sont pas un pays dangereux. Les droits et libertés y sont garantis».

Arrivée de clandestins comoriens à Mayotte

Or, depuis le 26 mai 2016, les Comoriens font partie des demandeurs du statut de réfugiés. À Mayotte, la demande comorienne du statut de réfugié pour persécutions politiques explose. Chaque jour, des nouveaux Comoriens en font la demande. Certains obtiennent ce statut, et les demandes fantaisistes (il peut y en avoir) sont rejetées par les pouvoirs publics, qui ne sont pas tombés de la dernière pluie. Le fait qu’un Comorien puisse obtenir un statut de réfugié est une grave régression des Comores. Cela signifie qu’au lieu de consolider la protection des droits de l’Homme sur leur sol, les Comores, réduites au village de Mitsoudjé, l’ont détruite.

Depuis le 26 mai 2016, les Comores ont renoué avec les deux dictatures précédentes les plus violentes et les plus meurtrières, et les ont même dépassées: la dictature utopiste et sanglante d’Ali Soilihi, et la tyrannie des mercenaires sous Ahmed Abdallah Abderemane. La dictature de Mitsoudjé et ces deux tyrannies constituent les triumvirs de l’absolutisme, de la violence politique, du rejet du droit à la liberté et à la vie. Même sous Ali Soilihi et Ahmed Abdallah Abderemane, les Comoriens avaient atteint une conscience politique aiguë, comme on le constate à la lumière de l’extrême politisation de la jeunesse dès les années 1960, sa prédilection pour les idées politiques progressistes et le militantisme de l’Association des Stagiaires et Étudiants comoriens (ASÉC). La différence avec ce qui se passe aujourd’hui est dans la mort du militantisme et du progressisme, et dans l’éclosion des réseaux sociaux.

Dès lors, le dictateur Assoumani Azali Boinaheri ne peut violer les droits de l’Homme aux Comores dans l’ignorance de la communauté internationale. Et si aujourd’hui, les Comoriens sont admis au droit d’asile, ils ne doivent pas s’en féliciter, mais en pleurer car il s’agit d’une régression et d’un deuil national. Admission au droit d’asile = recul des droits et des libertés.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Dimanche 12 septembre 2021.

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