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AZALI, le dictateur à l’Elysée : Le droit de l’indigénat

 
 
Entre la France, l’ancien colonisateur   et ses 16 anciennes colonies africaines, le droit est à géométrie variable.

La France est connue pour être le pays du droit de l’homme nous ditons, mais malheureusement cette vision apparait fantaisiste dans son application, aux regards des relations ambigües qui lient les deux parties. D’un coté comme dans l’autre, le paradigme des mentalités et les pensées  n’ont pas changés ; c’est-à-dire que la France est resté dans son statut d’ancien colonisateur et le noir celui de l’indigène. Alors ce dernier est nommé mais pas élu…

En en effet lundi prochain à 15 h le président de la France Emmanuel Macron recevra au palais de l’ Elysée un ancien poutschiste, dictateur  et  usurpateur de l’élection présidentielle du 24 mars dernier.  Sachant que depuis mars  le peuple comorien, de l’intérieur comme de l’extérieur, est dans la rue pour dénoncer ce dictateur qui est Azali Assoumani. Les comoriens le disent à toutes les manifestations qu’Azali n’est pas un président légitime et doit partir, de même qu’ils ne cessent de dénoncer les arrestations des journalistes, des leaders de l’opposition et les assassinats.

M.Macron, le peuple français vous a élu dans la transparence la plus totale et vous êtes devenu le président de tous les français , contrairement à votre homologue comorien pour qui, son élection est gravement entachée d’irrégularités et par-dessus tout il est un violeur des droits de l’homme.
M.Macron, les comoriens méritent la dignité et le droit d’être respectés au niveau des droits élémentaires et de leurs choix , comme c’est le cas pour le peuple Français, celui qui s’est battu en 1789 pour les droits de l’homme.
M.Macron, nous apportons à votre connaissance qu’aucun président n’a fait le déplacement pour assister à l’investiture du colonel Azali et ceci en dit long sur la légitimité de son élection.

 Bien que trois pays ont reconnu à coup de communiqué l’élection. Parmi-eux, il ya la Russie de Poutine qui cherche à bousculer le pré carré français en Afrique, par l’Arabie Saoudite qui veut élargir son influence sunnite jusqu’aux Comores et qui fait des éliminations physiques des opposants, enfin vous Monsieur le président, dans le but d’assoir l’occupation de Mayotte. Voilà comment se résume le droit des intérêts et non les droits de l’homme qui est une pure utopie. Mais quel paradoxe ! Curieusement, la France, pays pourfendeur des violences de la monarchie Saoudienne et la dictature de Poutine, se retrouve entrain de jouer dans la grande cour des dictateurs.

Cela dit, l’enjeu est de taille car M.Macron fait face à un choix difficile, d’une part sur l’occupation française de Mayotte et d’autre part sur les prochaines élections municipales dont on sait que la diaspora comorienne implantée dans la cité phocéenne n’est pas négligeable sur l’élection du maire de Marseille. Mais le choix est fait , gagner des élections est au-dessous de l’intérêt national.

Enfin pour enrayer au vieux cliché de l’ancien colon et de l’indigène et amorcer le changement de l’Afrique, les diasporas africaines de France doivent s’organiser en faveur de l’avènement de l’état de droit et de la démocratie dans nos pays d’origines, en constituant des groupes d’influences  à chaque scrutin français. 
Mbadakome

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