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Azali risque un putsch et la mort en novembre 2020

Azali risque un putsch et la mort en novembre 2020

Les soldats anjouanais chassés de l’Armée, très fâchés

Par ARM

       La composition d’une Armée donne toujours une grille de lecture sociologique. Au Maroc, par exemple, l’Armée est essentiellement composée de Berbères. Il a fallu les tentatives de coup d’État du 10 juillet 1971 et du 16 août 1972 pour que le Roi Hassan II «arabise» cette Armée. Aux Comores, plus de 60% des militaires sont Anjouanais. Ils vivent mal deux situations de mépris et de méchanceté dédaigneuse touchant leur île: d’une part, l’injustice sans nom que le dictateur fou grand-comorien Assoumani Azali Boinaheri fait subir à l’ancien Président anjouanais Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. D’autre part, ils fulminent contre le projet du dictateur pour empêcher l’élection présidentielle qui doit placer un Anjouanais à Bête-Salam le 26 mai 2021. Et voilà que le même dictateur fou en rajoute en chassant de l’Armée plus de 100 militaires d’un trait de plume. Il a fallu enquêter sur les origines insulaires des victimes: la plupart des radiés de l’Armée sont des Anjouanais.

«Trop, c’est trop», disent les victimes. C’est alors qu’ils ont décidé de constituer des petits groupes clandestins de réflexion. Pour le moment, il ne leur manque qu’un seul atout: un leader. Mais, personne ne fait confiance à l’autre, puisque les gens manquent de sincérité, même au sein de l’opposition. Sinon, qui est l’opposant qui serait assez fou pour faire confiance à Saïd Larifou, l’homme aux éternels retournements de veste?

La dictature sait qu’elle est allée très loin, mais a peur de faire marche arrière. Elle sait que l’arrestation anticonstitutionnelle de l’ancien Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi fait d’elle l’otage de ses propres bêtises. Le vendredi 30 octobre 2020, il y a eu des bruits de pétards à Moroni. La dictature a cru qu’il s’agissait du bruit d’armes à feu, et a encerclé la ville. Cette perte de sang-froid en dit long sur la peur qui s’empare de la dictature.

Pis, les choses se précipitent. Des rumeurs de plus en plus persistantes font état de bruits de bottes de la part des militaires anjouanais radiés. Ces militaires ont fini par comprendre qu’il est temps d’agir. Mais, comment? Arrêter les dégâts en novembre 2020. Les militaires impliqués dans cette dynamique nationale disent une chose: destituer le dictateur Assoumani Azali Boinaheri est une nécessité patriotique vitale, mais si c’est pour le laisser en vie pour le juger, ça n’en vaut pas la peine. S’il arrive à retourner la situation en sa faveur, il va tuer tous les putschistes et leurs familles respectives. D’où la nécessité d’envisager une situation qui devra se terminer par un extrême préjudice pour lui et les ultras qui essayeraient de le venger.

Dès lors, le mois de novembre 2020 pourrait être mortel pour le dictateur. La contestation s’amplifie aux Comores. Partout, les Comoriens expriment leur colère légitime, notamment par des graffitis, comme quand le mot d’ordre était «Mercenaires, hors des Comores!».

Certains pourraient dire qu’on ne parle pas de ces choses-là. Mais, il faut en parler pour que les Comoriens comprennent que le combat le plus important aura lieu aux Comores. La mobilisation en France est une très bonne chose, mais une mobilisation aux Comores sera encore plus utile.

C’est en novembre 1975 que les Comores sont admises à l’ONU. Quel beau cadeau on pourrait offrir aux Comoriens 45 ans plus tard par la disparition définitive d’un dictateur fou!

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 31 octobre 2020.

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