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Blablas et reblablas à l’ONU, décasage total à Mayotte

Blablas et reblablas à l’ONU, décasage total à Mayotte

Âneries d’Azali Assoumani à l’ONU, cases en feu à Mayotte

Par ARM

     Ça chauffe de nouveau à Mayotte. Ça va chauffer de nouveau à Mayotte. L’autre jour, au cours de sa conférence de presse à la sauce tomate, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani débita bêtises sur bêtises, âneries sur âneries. Auparavant, il avait même reçu le prétendu «Comité Maoré», pour préparer la partie concernant Mayotte sur le discours inutile qu’il va inutilement prononcer à l’ONU en ce mois de septembre 2016. Au cours de cette conférence de presse diabolique, l’usurpateur a lancé à sa foule platitudes sur platitudes au sujet de Mayotte: «Nous nous accordons tous à revendiquer la comorienneté de Mayotte; maintenant il est temps de revoir notre stratégie», «il faudrait donc que la population soit associée à la réflexion et à la stratégie», il faut concevoir «notre stratégie en tenant compte de la géopolitique actuelle. La tribune de l’ONU ne suffit plus. La question est d’autant plus épineuse que Mayotte s’est encore plus éloignée avec sa rupéisation», «le dialogue reste nécessaire, il est vrai que malgré le fait que la France occupe illégalement Mayotte, elle reste quand même une partenaire privilégiée», «nous devons trouver une solution qui puisse faire comprendre à l’ancienne puissance coloniale, qu’avec le retour de Mayotte dans son giron naturel, elle y trouvera plus d’intérêts et tout cela ne sera possible sans dialogue, le Comité Maoré va aussi dans ce sens» et «nous allons voir si la résolution qui a été adoptée par l’Assemblée doit être revue ou non. Toujours est-il qu’à la prochaine session, une autre résolution sera adoptée, pour appuyer notre stratégie».

     Pendant que le dictateur de Beït-Salam débite ses âneries, les Mahorais tiennent un langage tout à fait différent, un langage guerrier qui se moque du prétendu «Comité Maoré», de la nouvelle «stratégie» comorienne, qui n’a jamais existé, tout comme l’ancienne, des résolutions déjà votées et de celles à venir sur Mayotte, et des bonnes intentions. Et ce que nous raconte la presse mahoraise est à prendre en considération. Pour nous en rendre compte, lisons cet article du magazine France Mayotte Matin en date du jeudi 15 septembre 2016:

     «“Décasage total” en prévision. Maila: Collectif pour l’avenir de Mayotte

     Le collectif pour l’avenir de Mayotte regroupe désormais l’ensemble des collectifs de l’île concernant l’immigration. Ce dernier a décidé de passer à l’offensive dans les jours qui viennent. Mais que s’est-il passé lors de cette réunion de mardi entre les représentants de l’État et le collectif pour l’avenir de Mayotte ? Pourquoi les Mahorais en sont ressortis remontés comme des “coucous suisses”? Difficile d’avoir des informations précises mais il est permis de dire que cette réunion a clairement tourné au vinaigre. Pour la cinquième fois, les représentants de ce collectif sont allés en Préfecture pour faire un bilan des actions de lutte contre l’immigration menées par les services de l’État et il semblerait que ce dernier ne soit pas à la hauteur de leurs attentes. Dès le lendemain (hier) voilà tout ce joli monde sur le plateau de la Matinale de Kwezi pour exprimer sa colère et surtout menacer… “Il y a aura une reprise des actions dans les jours qui viennent et ça sera un décasage total”. Les mots sont durs et violents mais ils sont prononcés avec calme. “Nous avons enfin compris le jeu de ce gouvernement. Ils régularisent à tour de bras, les Kwassas continuent d’arriver en masse sur Mayotte, clairement l’État à la volonté de rendre Mayotte aux Comores”, déclare Soufiane en direct sur KTV et il ajoute: “Le combat de nos parents doit reprendre pour que nos enfants puissent rester Français. Je suis prêt à sacrifier ma vie pour mes enfants”.

     Difficile d’imaginer une seule seconde que ces déclarations puissent correspondre à la volonté de ce gouvernement, de celui d’avant ou du prochain, mais il faut reconnaître qu’il n’y a pas de signes forts de l’État susceptibles de rassurer ce collectif. Mais que peut faire l’État de plus que de reconduire des personnes en situation irrégulière? La réponse est délicate car Mayotte c’est la France et en France il y a des lois et les lois doivent d’être respectées. “Oui mais pas aux dépens de nos enfants” répondent les militants “et que l’on ne me dise pas que la France n’est pas capable de protéger 374 km2…”. “Nous avons une cinquantaine de référents ventilés dans tous les villages qui ont pour missions de rassembler, d’expliquer et de mobiliser” prévient le collectif. “Nous ne nous laisserons plus faire. Les Mahorais doivent se réveiller”. “Tout le monde se rappelle ce qui s’est passé au Chaudron à la Réunion, eh bien si l’État ne bouge pas, ça sera pire à Mayotte”, prévient à nouveau Soufiane sur les antennes de la chaîne de télévision locale.

     Alors où est la solution? Mettre des barbelés tout autour de Mayotte? Inimaginable! Continuer à essayer de développer la coopération régionale avec 300.000 euros? Ridicule! Accepter cette immigration massive? Impossible! Nous ne sommes pas les seuls à chercher la solution et manifestement personne ne l’a. La seule chose qui est à peu près certaine est que si rien n’est fait, Mayotte doit s’attendre à vivre des moments très difficiles…

     Patrick Millan

     Patrick Millan: “Décasage total” en prévision. Maila: Collectif pour l’avenir de Mayotte, France Mayotte Matin n°1389, Mamoudzou, jeudi 15 septembre 2016, p. 2.

     Alors, quand le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani crâne et ergote à Moroni, et quand les Mahorais sont sur le pied de guerre, on est obligé d’avoir pitié du dictateur de Moroni et de son prétendu «Comité Maoré», qu’il semble prendre au sérieux. Même au niveau de la partie indépendante du pays, personne ne veut voir d’autres Comoriens envahir son île. Même au niveau de la partie indépendante des Comores, un jour, ça va exploser entre Comoriens des différentes îles. Les Comoriens vont s’entretuer, en tenant compte des origines insulaires des uns et des autres. Aujourd’hui, on se raconte des mensonges sur une unité factice et de façade entre les îles et entre les Comoriens, mais arrivera le jour où une guerre inter-comorienne éclatera à Mohéli et à Moroni. Et si on continue dans l’hypocrisie actuelle, on se retrouvera dans la situation du début des années 1970, quand le Mohélien Ali Hassanaly, dernier Préfet comorien de Mayotte avant l’indépendance, expliquait aux autorités comoriennes que les Mahorais étaient majoritairement contre l’indépendance, pendant que personne ne le prenait au sérieux. La suite, on la connaît. En 1975, on commençait à chasser les Comoriens de Mayotte, et depuis, Mayotte n’a fait que s’éloigner définitivement des Comores. Continuez donc dans la voie de l’hypocrisie et de l’aveuglement.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Vendredi 16 septembre 2016.

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