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Boléro, «Médiateur de la République» et Ombudsman

Boléro, «Médiateur de la République» et Ombudsman

Il ne connaît pas le rôle de ces institutions démocratiques

Par ARM

       Le fugitif international Hamada Madi Boléro délire. Il prie les gens de l’appeler «Monsieur le Médiateur de la République». Or, il ne connaît rien du Médiateur de la République. C’est une institution essentielle pour l’État de Droit et la démocratie, alors qu’il a choisi le camp de la dictature, de la fraude électorale et des fausses exégèses du Droit, tout en prétendant être «le plus grand juriste comorien de tous les temps». Le parcours politique de cet individu est un long tissu d’actes malheureux contre l’État, la République, l’État de Droit et la démocratie. Et, aujourd’hui, il demande aux rares personnes qui le fréquentent encore de l’appeler «Monsieur le Médiateur de la République». Voire… C’est du délire.

Le fugitif international Hamada Madi Boléro doit savoir que dans un vrai État et dans une démocratie, le Médiateur de la République n’est pas chargé de magouilles politiciennes, mais de la protection des droits des citoyens face à l’administration. Il est une personnalité indépendante chargée de simplifier et d’humaniser la complexité, lourdeurs et pesanteurs de la bureaucratie. Il reçoit les plaintes des citoyens contre les pouvoirs publics telles qu’elles sont transmises par un parlementaire. Institution démocratique, il peut faire des recommandations pour l’équité et des réformes de certains textes. De fait, il a le même rôle que l’Ombudsman. En Suède, et dans d’autres pays de Scandinavie, l’Ombudsman représente une personnalité absolument indépendante dont la fonction est l’examen des plaintes des citoyens contre les autorités administratives, intervenant auprès du gouvernement si cela s’avère nécessaire.

Dans une démocratie, le Médiateur de la République n’est pas un magouilleur politique entre le pouvoir en place et l’opposition, car, en cas de contestation de la constitutionnalité d’une règle de Droit, le contrôle de constitutionnalité par l’institution compétente élimine tout conflit politique. Quand il y a contestation, il suffit de s’adresser au juge constitutionnel, indépendant, même s’il est nommé par une autorité éminemment politique, pour arriver à la solution, basée sur le Droit, sans procéder à des arrangements de politique politicienne.

Or, aux Comores, depuis le 12 avril 2018, il n’y a plus de juge constitutionnel, et la «non-Constitution de la main coupée et de la mort» du lundi 30 juillet 2018 n’a rien arrangé. Celle-ci est nulle et non avenue parce que ne respectant pas la règle fondamentale du Droit: le caractère général et impersonnel de la Loi. C’est un document remettant entre les mains d’un dictateur le pouvoir législatif (il a nommé lui-même les 33 «Députés», tous affiliés à lui, alors que dans la précédente législature, il n’avait qu’un seul Député! En plus, le Parlement ne fait qu’exécuter ses «Fatwa»), le pouvoir exécutif (il est «chef d’État», «chef de gouvernement», et n’a ni Premier ministre, ni Vice-présidents) et le pouvoir judiciaire (c’est lui qui nomme tous «ses» «magistrats», incompétents et corrompus, y compris ceux de la Cour suprême).

Voici les Comores devant un filou qui prétend les faire sortir de l’embrasement, de la dictature et de la misère par la médiation. Or, le fugitif international Hamada Madi Boléro est l’âme damnée et l’exécuteur des basses œuvres du dictateur Assoumani Azali Boinaheri, pour qui il a fraudé stupidement les élections de 2002 (100%) et de 2016 (104%). Il n’est pas politiquement neutre et impartial. Sans crédibilité, il est rejeté par toute la classe politique. Et puis, il est tellement dépourvu de toute honte qu’il ose se rendre sans invitation, ni rendez-vous, chez des acteurs politiques à qui il a fraudé des élections? Pouah! Pourquoi ne tire-t-il pas les leçons logiques sur son vomissement par tous les Comoriens honorables?

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 14 août 2021.

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