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Bonne année 2017 à tous et toutes. Soyez heureux

Bonne année 2017 à tous et toutes. Soyez heureux

Que l’année 2017 soit meilleure et apporte le bonheur

Par ARM

      Bonne année et heureuse année 2017 à tous et à toutes, à vos familles et à vous-mêmes. Que cette année vous apporte tout le bonheur nécessaire à l’épanouissement intellectuel, moral et matériel, surtout dans la joie, l’amour et la sérénité.

Aux Comores, nous venons de finir une année 2016 qui a été celle de la régression, celle de toutes les régressions. Il y a eu régression sur le plan moral parce qu’un chef d’État, le sieur Ikililou Dhoinine, et ses Mohéliens de Beït-Salam n’ont pas eu de remords quand ils ont décidé de se substituer à tout un peuple pour remettre au pouvoir par la fraude un putschiste dont le passé est fait d’une négativité totale: torture et assassinat de compagnons d’armes au lendemain du 26 septembre 1992, à la suite de l’échec d’une tentative de coup d’État dont il était l’un des principaux instigateurs; fuite en slip et sur le capot d’une voiture pour aller se cacher sous une table de l’Ambassade de France des Comores à Moroni, alors qu’il était chef d’État-major de l’Armée comorienne, prétendant crânement par la suite que la résistance aux mercenaires de Robert «Bob» Denard, le 28 septembre 1995, devait échoir à la police (!); tentative de coup d’État dès l’annonce de la mort du Président Mohamed Taki Abdoulkarim le 6 novembre 1998 et avant même l’inhumation de ce dernier; coup d’État du 30 avril 1999, corruption aggravée, incompétence criminelle et destruction des Comores de 1999 à 2006.

Il y a eu régression juridique et républicaine parce que les lois de l’État ont été violées par une bande de voyous mohéliens ayant pris la lourde responsabilité de placer à la tête du pays un homme honni, ayant quitté le pouvoir le 26 mai 2006 sous les injures et les malédictions du peuple et qui n’avait aucune chance de se faire élire de manière constitutionnelle et démocratique. En 2015, Hachim Saïd Hassane avait dit de ce dictateur narcissique que même la mère qui l’avait porté dans son ventre pendant 9 mois ne pouvait commettre le crime de voter en sa faveur.

Il y a eu régression économique et financière parce que le «concubinocrate» Azali Assoumani a de nouveau ruiné les Comores, après avoir volé aux Comoriens 20 milliards de francs comoriens de 1999 à 2006, selon Thierry Vircoulon, en janvier 2007. Aujourd’hui, cet homme sans foi, ni Loi fait pire, entraînant les Comoriens dans une douloureuse spirale de misère et de privations, pendant qu’il fait promener ses maîtresses aux quatre coins du monde et s’enrichit de nouveau à une vitesse prodigieuse. Par voyage, il dépense une somme d’argent supérieure à toutes les dépenses annuelles de l’État sur toute l’île de Mohéli, où il peut compter sur la nullité crasse de ses séides.

Il y a régression en matière d’État de Droit parce que les droits de l’homme n’existent plus aux Comores aujourd’hui. Les arrestations et emprisonnements illégaux, abusifs, injustifiés et ne respectant aucune procédure judiciaire sont devenus le lot quotidien des Comoriens depuis le jeudi 26 mai 2016. Les victimes les plus emblématiques de cette dictature de village ne sont autres qu’Ibrahim Abdourazak dit Razida et le journaliste Abdallah Agwa. À Mohéli, le Gouverneur Mohamed Saïd Fazul jette en prison toute personne soupçonnée et accusée sans la moindre preuve d’être derrière les tracts par lesquels sont exprimées l’exaspération et la haine des Mohéliens envers des autorités ouvertement criminelles.

Pour autant, les Comoriens sont un peuple d’une grande dignité et prouvent leur rejet d’un dictateur arrogant, incompétent et corrompu. L’une des manifestations de ce rejet populaire et patriotique est parfaitement visible sur l’éditeur de ce site. Quand nous nous y rendons et quand nous consultons les statistiques, nous tombons sur l’information selon laquelle l’article «Azali Assoumani, chassé de l’hôtel, Kiki prend la fuite – À Paris, la honte et l’opprobre sur le dictateur de Beït-Salam» est le plus lu du site depuis sa mise en service le 18 juin 2015, dans sa configuration actuelle. Voilà ce que nous voyons: «Azali Assoumani, chassé de l’hôtel, Kiki prend la fuite. Visites: 21 753 /azali-assoumani-chasse-de-lhotel-kiki-prend-la-fuite». En d’autres termes, cet article à lui seul a reçu 21.753 visites depuis sa mise en ligne le vendredi 7 octobre 2016. Déjà, une semaine après sa publication, il avait reçu 16.666 visites. Cet engouement tout à fait exceptionnel pour un article a une explication: les Comoriens détestent et méprisent profondément le «ventriote» Azali Assoumani, et se réjouissent de ses malheurs et de la honte qui s’abat sur lui.

Que pouvait faire le dictateur comorien face à un tel désastre politique et médiatique? Rien. Par la suite, l’auteur de l’article, qui ne va sur Facebook que de manière très occasionnelle, soit une à deux fois par mois et pour un objectif lié à la recherche d’une connaissance perdue de vue, apprit d’un ami qu’un certain Saïd Ahmed Saïd Ali, qu’il ne connaît ni d’Adam, ni d’Ève, et qui serait le «Conseiller à la Communication» de son maître, s’est fait ridiculiser à mort en publiant sur Facebook la découverte du siècle: l’auteur de l’article serait «fou» et aigri parce qu’il voulait devenir «ministre». D’où tient-il ce scoop? Et où a-t-il vu que tout le monde s’intéressait à des postes ministériels aux Comores? Ces postes intéressent ceux qui ont une spécialisation en mendicité politique et en reptation, mais pas à ceux qui ne marchandent pas leur dignité.

Nous commençons l’année 2017 avec une nouvelle terrible: le frère Abdallah Agwa, le chantre de la liberté de la presse aux Comores, est «libre» des mouvements de ses jambes, mais pas des mouvements de sa bouche. Sa radio La Baraka FM est fermée. Drôle de façon de commencer une année, surtout que la nouvelle est tombée ce samedi 1er janvier 2017, premier jour de l’année. Mais, Abdallah Agwa retrouvera la liberté des mouvements de sa bouche et pourra de nouveau amener de la vie et de la bonne humeur dans les foyers comoriens. L’un des merveilleux héritages que Victor Hugo a laissés à l’humanité se retrouve dans la phrase suivante: «On résiste à l’invasion des armes, on ne résiste pas à l’invasion des idées». Dans ce combat, le frère Abdallah Agwa n’est pas seul, même si les bien-pensants de la presse aux ordres et les chantres de la bien-pensance de la presse corrompue par le pouvoir actuel sont heureux de l’élimination temporaire de leur concurrent le plus dérangeant.

Au même moment, l’opposition comorienne a décidé de sortir de son silence, et cela donnera des résultats dans les jours à venir. Elle doit savoir surmonter les manœuvres sournoises de ceux qui, attirés par les sirènes du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani, cherchent à casser la dynamique qui se crée au sein de l’opposition contre une dictature ubuesque qu’il faudra un jour chasser de force, en réunissant et en mobilisant tout le peuple comorien. Les Comoriens attendent un signal de leurs leaders, aujourd’hui regroupés au sein de l’opposition.

Une fois de plus, bonne et heureuse année. Que vous-mêmes et vos familles réalisiez vos souhaits les plus chers en 2017, en pensant à ce que chaque pourra apporter aux Comores. Soyez heureux. Soyez heureuses.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Lundi 2 janvier 2017.

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