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Brevet de bonne image par le Front national pour tyran

Brevet de bonne image par le Front national pour tyran

Azali Assoumani applaudi par le Front national à Beït-Salam

Par ARM

     Pauvre Ibrahim Ali! Pauvre enfant de 17 ans dont la mort injuste, injustifiable, injustifiée et prématurée avait ému la France et les Comores. C’était le 21 février 1995. Il y a 22 ans. On dirait que ces faits horribles ont eu lieu hier. Fallait-il qu’Ibrahim Ali soit tué trois fois? Fallait-il que la troisième fois, il soit tué par le «saigneur» Azali Assoumani, l’homme qui s’est installé anticonstitutionnellement au pouvoir aux Comores, son pays d’origine? Pauvre Ibrahim Ali qui, de la demeure éternelle de la Paix, observe, indigné et meurtri, ce qui se passe à Beït-Salam, où est reçu un homme appartenant à la famille politique de ceux qui lui ont volé la vie à 17 ans, ceux qui ont abrégé son existence terrestre par la haine raciale et la détestation raciste.

Déjà, en février 2015, lors de la célébration du 20ème anniversaire de la mort d’Ibrahim Ali, le journal Le Monde, qu’on ne présente plus, avait parlé de «deuxième mort»:

«La deuxième mort d’Ibrahim Ali

     Le 21 février 1995, à Marseille, un adolescent d’origine comorienne était tué d’une balle dans le dos par des colleurs d’affiches du Front national. Une vague d’indignation avait déferlé sur la France. Vingt ans après, le parti de Marine Le Pen dirige une mairie à un kilomètre du lieu du crime. Et les proches d’Ibrahim Ali se battent contre l’oubli. La plaque est là, sur un mur de ciment brut. Entre deux conteneurs de tri sélectif et un poteau électrique de chantier. Invisible, ou presque. Marseille, quartiers nord. Carrefour des Quatre-Chemins. Un urbanisme confus, entre zones industrielles décrépites et nouveaux programmes fonciers qui poussent là, incongrus. Vingt ans après, ce bout de plastique noir terni par le soleil reste l’unique témoignage d’un drame qui a secoué la France. En lettres dorées, la formule, qui raconte le meurtre d’un jeune Marseillais d’origine comorienne par trois colleurs d’affiches du Front national, étonne encore: “Ici est mort Ibrahim Ali à l’âge de 17 ans. Victime de l’intolérance et de la haine en sortant d’une répétition de théâtre et de musique, le 21 février 1995”»: Gilles Rof: La deuxième mort d’Ibrahim Ali, Le Monde, Paris, 13 février 2015.

     Mesdames et Messieurs, un Comorien très digne qui était à Marseille au moment du drame ayant indigné et endeuillé les Comores n’en peut plus, surtout quand il constate qu’Ibrahim Ali a été tué une troisième fois, dans son pays d’origine par le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani, qui a eu le mauvais goût d’accueillir à Beït-Salam le Front national, la famille politique dont des membres ont assassiné Ibrahim Ali un mois de février, le mois de cet horrible assassinat. Le Front national explique sa présence à Beït-Salam par un souci d’«accompagner l’émergence» décrétée par le «concubinocrate» Azali Assoumani. Le Front national a décerné un «brevet de bonne image» au dictateur Azali Assoumani à la demande de Djaanfar Ahmed Saïd Hassani (ouf! Assez!), qui se croit suffisamment armé sur le plan intellectuel et professionnel pour faire entrer aux Comores des «investisseurs», alors qu’il ne connaît personne à l’étranger et n’y est connu de personne.

     En réalité, ce couple de serpents de type crotale et serpent à sonnettes formé du «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani et son beau-frère Djaanfar Ahmed Saïd Hassani (au feu! Au secours!) commence à bien y faire. On l’a vu recevoir à Beït-Salam un ancien gendarme qui s’est présenté comme représentant de la firme Airbus – qui ne le connaît ni d’Adam, ni d’Ève – pour la «construction d’un centre de contrôle et de surveillance de l’espace maritime et de l’optimisation de la pêche». Ce qu’on appelle être ministre des Océans et de la terre ferme. Et voilà qu’une semaine après la célébration du 22ème anniversaire du lâche assassinat d’Ibrahim Ali, un homme du même Front national est reçu à Beït-Salam prétendument pour des «investissements européens», sur invitation de Djaanfar, etc., etc.

Fallait-il qu’Ibrahim Ali meure trois fois, la troisième fois en recevant trois balles tirées sur le front par le fusilleur Azali Assoumani? D’ailleurs, le haineux Idriss Mohamed Chanfi et le petit cachotier Ali Abdou Elaniou n’ont pas eu un seul mot de compassion et de solidarité pour la famille d’Ibrahim Ali. Non! Ce n’est pas au prétendu «Comité Maoré», qui se prend pour le nombril d’une nation en désespérance, qui dénoncerait l’accueil à la Présidence de la République d’individus dont des membres de leur famille politique ont du sang comorien sur les mains.

Repose en paix, Ibrahim Ali. Les Comores t’aiment et ne vont laisser personne te tuer une quatrième fois. Trois fois, ça suffit! Repose en paix, enfant arraché à la vie à 17 ans, pendant que les usurpateurs qui tuent ton pays se complaisent dans la compagnie de ceux qui ont dans leur entourage ceux dont les mains sont rougies de ton sang innocent.

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Jeudi 2 mars 2017.

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