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«Campagnard», héros national, et le traître national

«Campagnard», héros national, et le traître national

Mohamed Soilihi dit Campagnard et Azali Assoumani

Par ARM

     La Lettre de l’océan Indien (LOI) revient sur le limogeage du Colonel Mohamed Soilihi dit Campagnard (Photo) par le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani. Nous retrouvons dans cet article deux noms parmi les plus honnis, détestés, haïs, maudits et damnés dans les Comores actuelles: Hamadi Idaroussi et son pote Bellou, l’homme qui lui avait fourni un faux témoignage pour lui permettre de bénéficier d’une libération sous caution sous Ahmed Sambi, quand il avait volé de l’argent et du matériel au ministère de la Production lors de la première kleptocratie de son tonton (1999-2006).

Voici ce qu’on lit sur cet article:

«Comores. Pourquoi Mohamed Soilihi a été limogé de la MA-MWÉ?

     Démis de ses fonctions de Directeur général de la MA-MWÉ – l’opérateur électrique national – par le Président Assoumani Azali le 28 janvier, le Colonel Mohamed Soilihi, dit Campagnard, a-t-il été sanctionné pour son indocilité? En poste depuis une année, il s’est montré très critique envers l’acquisition de plusieurs groupes électrogènes qu’il juge vétustes. L’achat de ces groupes a directement été négocié par le tout-puissant secrétaire général du gouvernement, Hamadi Idarousse, et le Directeur de Cabinet du président en charge de la Défense, Youssoufa Mohamed Ali, qui ont tenu Soilihi à l’écart des négociations. De plus, ce dernier avait refusé de procéder à des licenciements massifs au sein de l’opérateur malgré les directives gouvernementales. Le comité de direction mis en place au lendemain de son renvoi a d’ores et déjà licencié plus de 80 agents contractuels.

     Soilihi, qui a redressé les comptes de la MAMWÉ depuis son arrivée, n’a cependant pas coupé les ponts avec le chef de l’État, qui fut son compagnon d’armes: il a assisté à l’inauguration le 5 février d’une centrale électrique à Ngazidja, en présence du Président, lequel, murmure-t-on, pourrait lui confier de nouvelles responsabilités»: Comores. Pourquoi Mohamed Soilihi a été limogé de la MAMWÉ? LOI n°1444, Paris, 10 janvier 2017, p. 8. Mais, pourquoi le limoger si c’est pour le nommer à d’autres responsabilités par la suite?

En plus, dire que le héroïque Colonel Mohamed Soilihi dit Campagnard est le «compagnon d’armes» du traître national Azali Assoumani relève de l’exagération et de l’abus de langage. En effet, autant le Colonel Mohamed Soilihi dit Campagnard est un homme d’honneur aimant son pays, autant Azali Assoumani est un homme de déshonneur qui ne fera jamais rien de positif pour son pays. Le Président Mohamed Taki Abdoulkarim l’avait compris depuis longtemps et l’avait dit à une délégation grande-comorienne partie plaider la cause du fuyard national Azali Assoumani qui, le 28 septembre 1995, alors que Robert «Bob» Denard et ses «affreux» renversaient Saïd Mohamed Djohar, qui allait être déporté sur l’île de la Réunion, s’était caché en slip sous une table de l’Ambassade de France à Moroni. Or, pendant que le pleutre Azali Assoumani se cachait en slip sous une table de l’Ambassade de France à Moroni, le Colonel Mohamed Soilihi dit Campagnard se battait contre les mercenaires, recevant des balles qui l’ont handicapé à vie. C’est donc l’histoire du héros national face au traître national.

Voici les sarcasmes de Jean-Claude Sanchez, l’un des «affreux» commandés par Robert «Bob» Denard lors du putsch du 28 septembre 1995: «Le bruit courut que la résistance était menée par le colonel Azali Assoumani, le chef de l’armée comorienne, qui s’était signalé par le passé par sa brutalité et son sadisme à l’égard des opposants; bruit infondé, comme nous le saurons plus tard», et «le lieutenant Éric I. avait été averti de la situation vers 5 heures 30 déjà. Il s’était immédiatement rendu chez le colonel Kister, conseiller en sécurité du président Djohar, où il trouva le colonel Azali qui était venu s’y réfugier après s’être enfui de chez lui en slip. Il le récupéra pour se rendre à Radio Comores. Ils étaient au premier étage avec quelques employés, depuis cinq minutes à peine quand ils virent arriver le capitaine Soilihi de l’armée comorienne avec un groupe de soldats. Le lieutenant I. descendit les accueillir, puis remonta à l’étage. Le colonel Azali avait disparu, enfui une nouvelle fois en sautant d’une fenêtre pour aller se cacher toute la journée chez un coopérant. Quel courage!»: Jean-Claude Sanchez: La dernière épopée de Bob Denard. Septembre 1995, Pygmalion (Flammarion), Paris, 2010, pp. 130 et 131.

Alors que la fange qui recouvre le «concubinocrate» Azali Assoumani n’a pas cessé de remonter à la surface chaque jour, dans le métro de Paris et dans les «Madjliss» des Comoriens à Paris et sa région, on ne parle que de ce «ministre» «comoricain» vu récemment à l’Ambassade des Comores en France et dont les valises étaient remplies de bouteilles de vin, «au nom du Droit divin et de sa mission divine» mais également «au nom de Dieu, du Prophète, du Paradis, des Gènes, de la Généalogie et de la Génétique». Au même moment, les rumeurs les plus folles circulent à Moroni, et enflamment la capitale comorienne: un remaniement ministériel serait imminent, Maître Saïd Larifou hériterait du ministère de la Justice, et Mzé Abdou Mohamed Chafioun, ancien Gouverneur de la Banque centrale des Comores, irait au ministère des Finances, et le larbin Saïd Ali Chayhane irait continuer son baby-sitting, mais aux côtés de son maître, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani. Conjectures? Rumeurs de bouchère? Rumeurs de chiottes? Bruits de couloirs? Qui sait?

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Mercredi 15 février 2017.

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