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Casse-tête chinois pour une élection.

Casse-tête chinois pour une élection.Mohamed Chanfiou

Deux semaines après le premier tour des élections présidentielles comoriennes qui ont vu émerger les trois candidats pour le second tour, les experts français et l’état-major du candidat du pouvoir ne savent de quel pied danser.

Pour le premier, on aura remarqué que depuis 1842, le seul personnage « d’Igna Fwamba » qui a accédé au pouvoir est Mohamed Taki Abdoulkarim. Et on sait de quelle manière son mandat a été troublé et écourté. Avec les trois candidats restés en lice, il sera difficile d’écarter Mouigni ou Mamadou dès lors que l’on sait qu’Azali ne dispose d’aucune marge de voix. Cette situation pousse des diplomates en poste à tenter l’impossible : un appui de Sambi à Azali. Manœuvre veine, tant on sait que les hommes de mains d’Azali et Sambi se chamaillent sur les réseaux sociaux depuis la journée ile morte.

De l’autre côté, l’état-major du candidat du pouvoir est confronté à un casse-tête ; le second tour ne peut pas correspondre au premier quitte à sacrifier Abi pour donner un semblant de non tricherie. Là encore, la marge de manœuvre n’est pas facile. A Anjouan, le candidat de Sambi est de très loin devant et les ralliements massifs ne seront de très peu d’utilité. Et pour cause, quel que soit le déroulement du scrutin, si Mohamed Ali est déclaré élu, un soulèvement à Itsandra et à Hambou, boucle la capitale. Les partisans du camp du pouvoir dans le Hamahamet et dans le Badjini n’aura pas les moyens de regagner la capitale. La colère ne pourra pas ses contenir et le risque d’un 3 Août bis ne sera pas loin dès lors qu’Iconi sera partagé entre Mouigni et Azali ainsi que les hauts de Bambao.

Un haut gradé de l’armée contacté sur cette éventualité, déclare : « nous sommes sereins et n’appuyons aucun candidat, mais si l’on devait le faire, alors il est évident que nous appuierions celui qui nous ressemble. Pour le moment, nous défendons les institutions.»

TRAMA TSILO BO WENDZA MAGNO LEO KARITSI DJA DJANA comme disait le chanteur Hadji Kassim.

Mohamed Chanfiou

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