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Centre hospitalier universitaire d’El-Maarouf I La formation du personnel absorbera 19% des fonds du projet

Société |  21/10/2020 –

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Les formations de base à l’extérieur concernent essentiellement les spécialités (médecins spécialistes, paramédicaux spécialistes, techniciens ou ingénieurs biomédicaux, administrateurs cadre A…). Mais on est loin du compte. Le futur Chu a besoin d’un effectif de 2121 agents (contre 577 actuellement) pour 33 services.

Le Centre hospitalier universitaire El-Maarouf devrait être inauguré en février 2023 si tout se passe comme prévu. Toutefois, la formation du personnel demeure aujourd’hui l’un des grands défis à relever avant l’inauguration du futur hôpital qui doit employer 2121 agents pour 33 services.
Les travaux d’architecture vont bouffer la moitié du budget total (vingt-sept milliards soit 49%) prévu pour cet hôpital de référence. Les équipements et matériels sont estimés à un peu plus de treize milliards soit 25% du budget et la formation initiale du personnel est estimé à dix milliards cent soixante-six millions, soit 19%. La gouvernance, le management et l’ancrage universitaire vont prendre respectivement 2% et 5% du budget total.

Les formations de base à l’extérieur concernent essentiellement les spécialités (médecins spécialistes, paramédicaux spécialistes, techniciens ou ingénieurs biomédicaux, administrateurs cadre A…). Toutefois, le but est loin d’être atteint. Le futur Chu a besoin d’un effectif de 2121 agents contre 577 actuellement Et le tableau s’assombrit davantage quand on sait que sur les 32 médecins prévus être envoyés à l’extérieur pour leurs spécialisations en 2018, seuls spécialisation 6 ont pu partir à l’étranger pour des formations. Et à ce jour, aucun autre médecin n’a quitté le pays dans le cadre de ce programme de bourses de formation du personnel devant exercer au sein du futur Chu d’El-Maarouf.

“Le centre hospitalier a besoin de 145 spécialistes et il existe 32 seulement. Nous devons former 113 spécialistes d’ici la fin des travaux de l’hôpital”, avance le président de la commission médicale d’établissement, docteur Ben Imane, selon qui, le partenariat avec l’extérieur est un créneau à entretenir régulièrement pour permettre la formation continue via la viabilisation, l’entretien et l’émulation des compétences. “L’enjeu se situe aussi bien sur l’initialisation du processus que sur sa pérennisation”, déclare le chirurgien. Au niveau du personnel soignant, sur un besoin de 213 infirmiers diplômés d’Etat spécialistes et techniciens supérieurs, “nous ne disposons que de …20 seulement. Un besoin de 193 se fait ressentir”.

Quatre cent neuf millions par
an pour la formation continue

Selon un extrait du rapport des besoins dont nous détenons une copie, il n y’a aucune sage-femme diplômée d’Etat spécialiste aux Comores. L’Etat doit alors former les 18 que le Chu a besoin. L’hôpital a un besoin de 316 infirmiers diplômés d’Etat, 344 aides-soignants, 42 médecins généralistes, 19 techniciens de maintenance, 8 techniciens dentaires, 64 administrateurs pour ne citer qu’eux. Le total est donc de 1544 personnes à former sur les trois années à venir. Pour le président de la commission médicale d’établissement, “des processus de formations sur place sont privilégiés pour certains au sein de l’Emsp, en partenariat éventuel avec des universités ou établissements étranger”. Notons que l’estimation totale financière de la formation de base est d’un peu plus de dix milliards de francs (10 166 500 000 francs) et l’estimation annuelle financière de la formation continue est de 409 494 000 francs par an.

Pour le président de la commission médicale d’établissement, il y’a des difficultés pour arrêter le programme de formation. “Malgré le travail soumis par la coordination chargée de la construction, le comité de pilotage des formations du Chu n’a pas encore été mis sur pied. La prise en charge de certains étudiants à l’étranger est compromise pour l’instant, la période Covid-19 a gelé les activités du programme de formation”. Le docteur Ben Iman souhaite la reprise des activités et des formations validée dans le cadre du plan Comores émergentes (Pce) et qu’elle puisse apporter le souffle salvateur attendu. “L’enjeu est de taille pour le futur Chu”, insiste-t-il. “On doit former à l’extérieur et à l’intérieur, tout comme on a besoin de formations continues”, avance le docteur Ben Imane qui regrette que les bourses de la Banque mondiale ne soient pas encore octroyées aux bénéficiaires.

Par ailleurs, le Chu nécessite six pôles d’offres de soins : le pôle de médecine d’urgence et de réanimation, le pôle tête et cou, celui des disciplines chirurgicales, le pôle de la médecine, les disciplines mère-enfant et celui des services d’exploration médicales et de pharmacie. Il est à préciser que chaque pôle englobe en son sein 4 services au minimum. “Chaque service doit avoir au minimum trois médecins”. S’ajouteront ensuite les pôles administratifs et celui des services techniques. Ces six pôles de soins regrouperont 33 services de spécialistes et desserviront une potentialité de 600 lits.

Alwatwan

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