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Ces ennemis du peuple Vs AZALI

Cher ancien/future/nouveau président des Comores Azali Assoumani,

Le peuple veut une justice particulière, justice politique, c’est-à-dire spécifiquement mise en place pour juger ces « ennemis publics ».

Un petit rappel pour vous :

 

Prévenus et peines requises par le parquet:

soeufou1Aboudou Soefo : 5 ans de prison ferme et confiscation de ses biens (certains rendus indisponibles par le juge).

 

 

 

 

ABOU OUBEIDI

ABOU OUBEID

Mohamed Moindzé, Moindjié Saadi et Abou Oubeid : 4 ans de prison ferme, confiscation de leurs biens et Mandat d’arrêt à l’audience

 

 

 

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Fakridine Mahamoud

bolero1

Hamada Madi Bolero

Fakridine Mahamoud : 3 ans de prison ferme, confiscation de ses biens et Mandat d’arrêt à l’audience
Moindjié Mohamed, Abdourahim A.Kafou et Houmed Msaïdié : 3 ans de prison ferme, confiscation de leurs biens et Mandat d’arrêt à l’audience
Hamada Madi Bolero : 2 ans de prison ferme, Confiscation de ses biens et Mandat d’arrêt à l’audience
Naoufal Boina : 2 ans de prison ferme, confiscation de ses biens et Mandat d’arrêt à l’audience
Mohamed El-Amine Souef : 2 ans de prison ferme, confiscation de ses biens et Mandat d’arrêt à l’audience
Assani Saïd (Eric) : 1 an de prison ferme, confiscation de ses biens et Mandat d’arrêt à l’audience
Mohamed El-Djawad : 1 an de prison ferme
A. Ahmed Koudra, H. Al-Barwane, Ali Bazi S. Mourad et Chaharane Mogné : 2 mois de prison ferme

Montant et attribution du préjudice supposé

Aboudou Soefo, Moindzé Mohamed et Moindjié Saadi : 362.934.323 FC
Abou Oubeid et Mohamed Moindzé : 378.032.247 FC
Fakridine Mahamoud : 199.000.000 FC
Houmed Mdahoma Msaïdié, Moindjié Mohamed Moussa et Abdourahim Ahamada alias Kafou : 40.350.000 FC
Mohamed El-Amine Souef : 27.182.850 FC
Ali Bazi Saïd Mourad : 67.000.000 FC
Hassane Al-Barwane : 5.000.000 FC
Abdérémane Ahmed Koudra : Montant du préjudice remboursé
Naoufal Boina : 22.500.000 FC
Hamada Madi Bolero : 30.000.000 FC

YEMABWIDZI WAPARISSIWA! merci foundi
2 mois à 5 ans de prison ferme requis contre les 17 prévenus

Deux semaines durant, depuis le 19 novembre, le tribunal correctionnel de Moroni a jugé dix-sept personnes poursuivies pour détournements de deniers publics et de complicité à la société comorienne des hydrocarbures. Seules neuf d’entre elles étaient présentes dans le box des accusés, les huit autres  »en fuite », étant jugées par défaut. Le procureur a requis des peines de prison ferme pour tous. Le tribunal rendra son verdict le 24 décembre prochain. Rendez-vous donc dans dix jours.

Pendant deux semaines, le tribunal a entendu neuf des dix-sept accusés de l’affaire dite de  »Détournement et de complicité de détournement des deniers publics » à la société comorienne des hydrocarbures (Sch). De par la qualité des accusés, les fonctions et l’influence qu’ils exerçaient dans la marche des affaires de l’Etat sous le colonel Azali, le procès revêt tous les habits du procès, en partie, du régime qui a régné d’avril 1999 à mai 2006.

Aboudou Soefo, considéré comme le principal accusé, ne le nie pas. Ses responsabilités se situaient à deux niveaux : il était le directeur général de la Sch et en même temps numéro deux du régime. A ce titre, il estime avoir la latitude d’engager l’argent de la société à des dépenses qu’il qualifiait de  »souveraineté » même en signant des bons  »provisoires » en plein processus de réconciliation nationale.

L’ancien Dg est accusé d’avoir détourné plus de 440 millions de francs comoriens dont 78 seulement auraient été justifiés.  »Pour plus de 362 millions, il n’existe aucune pièce justifiant ces dépenses. Personne ne peut dire où ils sont allés, à quoi ont-ils servi », dixit le procureur de la République, Mzé Mohamed Azad.

Il ressort des débats qu’un jour l’ancien ministre des Relations extérieures, A. Soefo, appelle Houmed M. Msaïdié lui disant d’écrire à la Sch pour demander la somme de 32 millions et demi de francs. Abdourahim Kafou, l’intendant de la présidence se charge de la  »corvée ».

L’argent versé pour  »diverses dépenses de la présidence » prend la voie du Mirex sur instructions du directeur de cabinet, Houmed Msaïdié.

A la barre, Soefo nie avoir appelé Msaïdié qui se souvient avoir été appelé sur son portable par le téléphone de service du Mirex. L’on apprendra que l’argent aurait servi à la campagne électorale de Halidi Abdérémane Ibrahim soutenu alors par le régime et l’un des plus proches collaborateurs actuels de Mohamed Bacar.  »Voilà ce à quoi est utilisé l’argent des Comoriens », dira le procureur.

Aboudou Soefo, est reproché également le détournement de plus de 21 millions de francs supposés dépensés pour la réconciliation nationale. Plus de 41 millions seront partis encore vers cette réconciliation nationale.

Mwasi ho Inani

Le tout sans la moindre pièce justificative, des bons  »provisoires » signés sur du papier volant en tenaient lieu. Mohamed El-Djawad S. A. Cheikh, le comptable de la Sch précisera au tribunal :  »un bon provisoire n’est pas une pièce comptable” mais il exécutais les ordres de son chef  » au nom de l’article 34 des statuts de la société qui veulent que les agents doivent respect et obéissance au chef. Même dans le mal?” semble s’interroger le procureur qui ajoute :  »la crise séparatiste a engendré un petit démon appelé réconciliation nationale qui a bouffé tout l’argent du pays. A la Sch, Soefo n’avait rien à envier à Mwasi ho Inani, hakaurumiya eyatsimpouda ».

Les larmes dans la voix

Dans cette affaire qui met à nu le non respect de l’orthodoxie financière et des règles élémentaires de la comptabilité publique, Me Mahamoudou Ahamada, avocat de Moindjié Mohamed Moussa estime que tout le monde cherchait à mouiller son client qui, sollicité à dire un dernier mot à la fin du procès, a eu la gorge nouée sous le poids de l’émotion au point d’avoir  »les larmes dans la voix ».

Me Mahamoudou :  »Aucune pièce du dossier n’indique que Moindjié Mohamed a quelque chose à voir dans cette histoire ». C’est là où tout se complique car personne n’a tort dans cette affaire. Tout le monde est blanc comme neige alors que plus de 441 millions de nos francs sont partis sans laisser de trace. L’avocat a plaidé la relaxe pure et simple de son client.  »Aboudou Soefo est seul contre tous dans une ligne de défense assez difficile à tenir. On accuse mon client sur la base d’un rapport qui n’a qu’une valeur relative car fait à la demande d’un ministre », estime Me Ibrahim Ali Mzimba, son avocat, selon lequel un rapport n’a d’importance que par rapport à celui qui l’a demandé.
(17/12/2007)

Source : Alwatwan.net

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