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Ces sales guerres qui nous importunent !

En 2003, peut-on se le rappeler, Georges Walker Bush a tout fait, tout inventé, parfois même en embarquant ceux qui le regretteront de toute leur vie (Tony Blair, Colin Powell…) pour mener une guerre injustifiée en Irak. La Grande Bretagne a été la première à croire aux mensonges de Georges Bush sur la présence des armes de « destruction massive » en Irak. La France, par les voix des deux hommes (Jaques Chirac et Dominique De Villepin) nous avait honoré ce temps-là et a clairement dit – non à cette mascarade américaine. Les Nations Unies, n’ayant jamais eu de preuves justifiant la thèse des Bush, s’y ont clairement opposé. Mais rien n’empêche un président américain soutenu par un allié déterminé comme La Grande Bretagne, pour aboutir à ses fins jamais claires et dont seuls connaissent le fond et la réalité. Les Américains s’engagent donc dans cette guerre en 2003, une guerre interminable. Sadam Housseine est éliminé, puis humilié. Il fut l’homme fort du temps après avoir fait front pendant longtemps à Bush (père) dans et après la « Traversée du désert » (la guerre du Golf).

Plus de dix ans après, les faits sont là, le bilan est catastrophique, plus de morts, un pays déchiré et détruit, pire encore, engouffré dans le terrorisme entre les mains des barbares. Plus de dix ans après, aucune arme de destruction massive n’a jamais été retrouvée. le pays sévit dans le chaos, les infrastructures détruites. Onze ans après le début de ce conflit, ce qui étonne encore, Nicolas Sarkozy, alors critiqué vivement en France pour avoir honoré Mouammar El-Kadhafi reçu à l’Elysée en décembre 2007, le même président en fin de mandat tourne le dos au guide libyen. Il s’engagera, quatre ans après dans une guerre justifiée et soutenue par l’intellectuel franco israélien Bernard H. Lévy pour destituer Kadhafi, pire encore, l’humilier.

Irak: quand Georges Bush emballe certains à la recherche du néant

La guerre en Irak, celle qu’on a appelée « Irak Freedoom » était lancée le 20 mars 2003 par la coalition menée par Georges W. Bush malgré l’interdiction de l’ONU. Deux ans après les attentats de New-York perpétrés par Al-Qayida de Housama Ben Laden, la question que se sont posés les spécialistes était la suivante:  » Y aurait-il un lien entre Sadam Housseine et le commanditaire des attentas du 11 septembre ? ». – Non, avait répondu en 2013 Condoleezza Rice alors Conseillère à la maison pour les questions de sécurité alors qu’un ancien vice-président américain Dick Cheney avait toujours révélé lors d’un marathon diplomatique, que Saddam «développe des armes de destruction massive».

Face à cette détermination du gouvernement américain de l’époque, il y avait deux hommes au Conseil de sécurité de l’ONU: Mohamed Elbaradei et Hans Blix. Ces deux responsables à la tête des inspecteurs de l’Organisation des Nations-Unies ont toujours indiqué n’avoir jamais trouvé des preuves sur ces armes de destruction massive en Irak.  Quelques années plus tard, l’ancien secrétaire d’Etat Colin Powell regrettera amèrement son rôle sur cette guerre, que celle-ci reste « une tâche dans » sa « carrière ».  Nous ne connaitrons peut-être jamais les coulisses de cette guerre injustifiée.

Lybie entre Printemps arabe, fausse Révolution et une recherche d’un vain pardon

Sarkozy Cameron En 2011, le monde arabe se laisse ébranlé par des mouvement de contestations sociales et des modalités de gouvernements autoritaires en place depuis de longues décennies. C’est ce que l’on a immédiatement baptisé le Printemps arabe. Il a marqué son départ en Tunisie où il a presque abouti pour que certains acteurs deviennent aujourd’hui Prix Nobel de la paix. Il poursuit son chemin et implique d’autres pays comme l’Egypte, puis d’autres pays du Maghreb et du Moyen-Orient.

En ce qui concerne la Libye, le régime de Kadhafi n’a pas voulu céder. Très vite, la situation dégénère dans le pays. Ce fut l’occasion pour Nicolas Sarkozy, alors Président de la République qui n’avait pas vu venir la Révolution tunisienne, de se faire valoir et surtout de se faire pardonner à l’intérieur comme à l’extérieur.    Il s’appuiera  sur un carnage en Libye pour justifier son intervention en 2011. Or, trois ans après l’intervention en Libye, Mustafa Abdul Jalil, président du Conseil national de transition à Benghazi  a avoué sur Chanel One que Kadhafi n’a pas été le commanditaire de la tuerie des civils libyens mais des mercenaires venus de l’extérieur.  Trop tard, Kadhafi est déchu du pouvoir, lynché par des milices libyennes. La mission est donc remplie. Mais, pour quels résultats encore ? La guerre en Libye n’était qu’un moyen, mais aussi des calculs politiciens du candidat président candidat à sa propre succession sévèrement jugé et critiqué à l’intérieur, en France même dans son propre camp en 2007 pour accueilli, à Paris Kadhafi et sa fameuse tente. On verra que ces guerres, fondées sur la manipulation n’ont apporté que le désastre à l’Europe.

Des guerres n’ayant accouché que la dérive dans le monde

hommage attentats paris Le vieux continent et le monde entier doivent désormais faire face aux déplacements massifs de ces conflits.  Depuis la chute de Kadhafi, on compte en centaines de milliers, le nombre de refugiés en provenance de la Libye, de la Syrie… qui quittent leurs pays pour joindre l’Europe. De même, le conflit libyen se déplace en Afrique, au Mali où un conflit opposait déjà l’armée malienne à des mouvements comme les rebelles Touaregs incarnant le Mouvement National pour la Libération de l’Azawad  (MNLA) et Ansardine, un mouvement terroriste islamiste. Le MNLA revendique l’indépendance de Tombouctou, Kidal et Gao alors que Ansardine demande l’application de la Charia. Au côté de la Libye, le Nigéria rongé par Boco Haram sépare la Libye et le Mali. C’est ce contexte conflictuel régionalisé qui fait de plus en plus peur. Par ailleurs, ces conflits entraînent aussi les déplacements massifs des populations à l’intérieur de l’Afrique comme en Europe où des centaines des milliers d’hommes, femmes et enfants trouvent refuge risquant leur vie dans des naufrages. En Irak et en Syrie, l’Etat Islamique sème la terreur, mène une propagande intense intégriste, séduit les jeunes, forme des kamikazes partout dans le monde et frappe partout comme en France où les derniers attentats qu’il a revendiqués ont fait 130 morts et des centaines de blessés après l’attaque de janvier contre Charlie Hebdo et d’autres lieux de la capitale. De la même façon, Daesh a frappé la Russie en battant un avion transportant plus de cent passagers majoritairement russes dans le Sinaï. La Belgique est depuis ce week-end sous tension mettant à l’arrêt le métro à Bruxelles et fermant les écoles. Jamais, la menace n’a été si vive en Europe.

Les guerres en Irak et en Libye ont impulsé des changements politiques

Ni Nicolas Sarkozy, ni Georges Walker Bush, personne ne sera réélu. Ils restent des présidents malheureux n’ayant jamais réussi à séduire une seconde fois leurs électeurs. C’est un constat visible aujourd’hui chez Sarkozy revenu en politique malgré sa déclaration au lendemain de son échec face à François Hollande en 2012. Il avait hâtivement annoncé qu’il ne reviendrait plus en politique, tellement il croyait qu’il allait tirer profit de la guerre en Libye. Georges Bush, lui, est depuis effacé par une étoile puissante, une Amérique nouvelle incarnée par le changement dont B. H. Obama est le maître d’ouvrage avec son célèbre slogan « Yes we can ». Lui-même, malgré les réticences, sera réélu président des États-Unis. Sarkozy, lui a un tombeur, il s’appelle François Hollande, inventeur du « le changement, c’est maintenant ».

Objectif 2017: quand les évènements jouent en faveur de Hollande

François Hollande est alors élu président en 2012 contre Nicolas Zarkozy. Mais ce dernier revient sur ses propos du lendemain de sa défaite. Il chasse François Copé impliqué dans l’affaire (Bygmalion), une affaire sur les comptes de campagne de l’ancien président. Nicolas Sarkozy procède à un toilettage de l’UMP (UMP devenu les Républicains) et se réinstalle en tant que président du parti comme sauveur du premier parti de droite français, objectif 2017. Sera-t-il de nouveau président ? Va-t-il y arriver ? C’est difficile de le prédire, tellement les embûches sont énormes. Dans son propre camp, nombreux lui barrent la route. Il va devoir passer par des primaires. Quel sera son adversaire de gauche ?  Les deux hommes vont-ils se heurter en 2017 ? François Hollande a toujours dit que sa candidature en 2017 est conditionnée par une montée de la courbe du chômage. François Hollande s’est installé à l’Elysée et débutera son mandat dans une ambiance économique généralement difficile. Son premier quinquennat a été absorbé par la crise économique dont il a hérité, une crise mondiale survenue depuis 2008.

A l’heure actuelle, des signes positifs économiques se font ressentir en France, laissant croire que Hollande est en train de se réconforter, du moins sur son idée de se représenter si des primaires au sein du parti socialiste ou de la gauche ne viennent pas lui rétrécir la route en cas de version de la courbe du chômage. Benoit Hamon, un ancien minitre de François Hollande laisse entendre aujourd’hui qu’il n’a plus envie de revoir un duel entre François Hollande et Nicolas Sarkozy en 2017.

Hollande à versaille Au lendemain des attentats de Paris et Saint-Denis, l’unité nationale est sacrée. Le président est le premier à défendre cette unité. et face à la menace, à la terreur, à la barbarie, le peuple range de côté toute sensibilité politique. le chef de l’Etat ne peut qu’en bénéficier d’une manière ou d’une autre. Les mesures prises contre le terrorisme, le travail formidable de la police et des services du Renseignement est salutaire. Le président et son gouvernement ont été à la hauteur de leur tâche. En recueillant les avis des uns et des autres, en écoutant toute la classe politique française sur la situation, en prenant en compte les propositions émises par la droite française, au lendemain des attentas de Paris, François Hollande a mis en difficulté ses adversaires politiques, réactualise autrement la campagne des élections régionales à deux semaines du scrutin et se pose comme leader incontournable en 2017.

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