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C’est la fin: les strings du Parti Bidoche étalés partout

C’est la fin: les strings du Parti Bidoche étalés partout

Les crypto-sambistes avec les trois candidats du second tour

Par ARM

  Maintenant, on sait ce qui s’est passé et comment ça s’est passé, donc à quel candidat à l’élection présidentielle Ibrahim Mohamed Soulé, secrétaire général du Parti Bidoche d’Ahmed Sambi, a voté le dimanche 21 février 2016, après avoir dit qu’il ne voulait pas qu’on prononce devant lui le nom du candidat du même Ahmed Sambi au scrutin en question. Ibrahim Mohamed Soulé avait voté pour Mouigni Baraka Saïd Soilihi, le plus grand boxeur-catcheur comorien de tous les temps, l’homme qui quitte les Comores pour aller se bagarrer avec de jeunes Comoriens à Aubervilliers, en région parisienne, en leur brisant et cassant les dents, les clavicules, le nez et autres organes du corps humain. La chose fait rire parce que ce ralliement rabat le caquet au putschiste multirécidiviste répondant au nom d’Azali Assoumani, qui ne peut plus pérorer et crâner en disant qu’il a le soutien du parti Bidoche. Il n’est soutenu que par des fragments du Parti Bidoche et non par le Parti Bidoche lui-même, puisque ce dernier n’existe plus dans l’unité. Azali Assoumani est d’autant plus mal à l’aise qu’il sait qu’en se rendant au meeting de Mouigni Baraka Saïd Soilihi à Domoni, Anjouan, Ibrahim Mohamed Soulé n’était pas le seul dirigeant du moribond Parti Bidoche à faire le déplacement et à afficher son soutien à Mouigni Baraka Saïd Soilihi, mais était en compagnie de tout le staff du Parti Bidoche, tout en jurant, la main droite sur le cœur et sur le Coran, la voix tremblant des trémolos de la sincérité, qu’il s’agit d’«engagement personnel». Belle rhétorique qui ne cache pas la réalité amère d’un parti politique qui a implosé!

  La circonspection s’impose donc parce qu’Ibrahim Mohamed Soulé ne s’est pas rendu seul à la manifestation inutile de Mouigni Baraka Saïd Soilihi, l’homme qui, juste après avoir cassé les mâchoires des jeunes Comoriens à Aubervilliers, était parti faire un accident vasculaire cérébral (AVC) à Bobigny, toujours en région parisienne, inquiétant les autorités locales, qui se demandaient ce qu’elles pouvaient et devaient faire si l’encombrant personnage était mort entre leurs mains. En effet, au meeting organisé par l’explosif et déroutant Mouigni Baraka Saïd Soilihi à Domoni, Ibrahim Mohamed Soulé était accompagné d’Ahmed Hassan El Barwane, porte-parole du Parti Bidoche et également porte-parole du candidat d’Ahmed Sambi, d’Ibrahim Ahamadi dit Dolpic, le Contrôleur général adjoint du Parti Bidoche, d’Ahamada Moussa, de Massoundi Mohamed, le Trésorier général adjoint de la formation partisane, d’Ismaël Msaïdié, le Coordinateur de la formation politique à la Grande-Comore, de l’inutile Ibrahima Mhoumadi Sidi, Secrétaire général du Conseil politique national du Parti Bidoche, d’Hassani Assoumani et d’autres membres du parti moribond.

  Ça fait quand même beaucoup de monde venant des entrailles du Parti Bidoche pour que ça soit juste un «engagement personnel». L’éparpillement des voix du Parti Bidoche signifie qu’Ahmed Sambi ne contrôle que lui-même et qu’il peut dire adieu à ses crâneries politiques de mauvais goût au cours desquelles il pouvait aligner des insanités et se faire applaudir par des courtisans dégoulinant de servilité et d’obséquiosité et par des badauds de Volo-Volo ayant reçu des billets de 1.000 francs du Grandissime Docteur Sounhadj Attoumane. Son parti a volé en éclats et il ne lui reste que les yeux pour constater que lui, l’homme qui menaçait les Comores de «chaos» en cas d’invalidation de sa candidature anticonstitutionnelle, subit le «chaos» dans sa propre case politique. En tout cas, il n’y aura pas beaucoup de gens pour pleurer ses malheurs politiques, qu’il n’a pas volés. En récapitulant, on se rend compte que les anciens crypto-sambistes sont partis chez les trois candidats qui vont aller au second tour de l’élection présidentielle et que le chiffon signé par Azali Assoumani, d’une part, Mahmoud Mohamed Elanrif, le Grandissime Docteur Sounhadj Attoumane, Mohamed Bacar Dossar et Salami Abdou, d’autre part, n’est qu’une fuite en avant. C’est la joie donc. Aujourd’hui, c’est dans la rue que sont étalés les strings du Parti Bidoche, une organisation qui n’a pas su laver son linge sale en famille.

  Et en plus, il y a un non-événement intervenu le vendredi 1er avril 2016: Ahmed Sambi a décidé de se faire subir une quatrième humiliation au cours de la même élection, après l’invalidation de sa candidature, après l’échec subi par son candidat au premier tour du scrutin, et après le pschitt fait par la petite escroquerie consistant à réclamer durant toute l’éternité le recomptage des bulletins de vote du premier tour: il appelle à voter pour Azali Assoumani afin de former le clan des anciens Présidents qui ne reviendront jamais au pouvoir un jour. Effectivement, il s’agit d’un non-événement parce qu’on savait que la chose finirait par arriver, mais sans changer la donne politique. Azali Assoumani va droit au mur électoral parce que 2016 n’est pas 2002, quand il pouvait manipuler les urnes et ce qu’il y avait dedans.

  L’alliance entre les deux anciens hommes du passé et du passif nous rappelle que fin septembre 1938, Sir Winston Churchill disait à Neville Chamberlain, Premier ministre britannique de l’époque, après les accords de Munich par lesquels la Tchécoslovaquie avait été abandonnée à Adolf Hitler, notamment par la Grande-Bretagne: «Vous aviez le choix entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre». On aurait pu dire à Ahmed Sambi: «Vous aviez le choix entre trois défaites plus l’honneur, et vous aurez quatre défaites plus le déshonneur».

  En effet, un radoteur qui radote dans un coin de rue ne crée pas un événement sur lequel il faudra s’attarder. Par contre, ce qui fait rire, c’est quand on constate que le Parti Bidoche est comme un mort qu’on incinère et dont on répand les cendres un peu partout. Pourquoi ne pas oser cette comparaison quand on constate qu’aujourd’hui, on retrouve les crypto-sambistes chez Mohamed Ali Soilihi, chez Mouigni Baraka Saïd Soilihi et chez Azali Assoumani, étant tout de même entendu que le premier contact entre crypto-sambistes et Azali Assoumani est un acte ignoble et infâme basé sur une corruption sur laquelle enquêtent les crypto-sambistes qui sont ralliés à Mouigni Baraka Saïd Soilihi? Quelle belle unité politique et quelle belle cohérence qu’affichent les crypto-sambistes! Si au moins ils avaient pu s’entendre pour ne pas mettre tous leurs œufs dans le même panier, au lieu d’afficher partout leurs strings dans le désordre et la pagaille. Mais, le propre du string n’est-il pas de ne pas cacher grand-chose?

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 2 avril 2016.

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