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Ceux qui fêtaient sa mort hier, aujourd’hui versent des larmes de crocodiles et veulent des enquêtes pour que la lumière soit faite et que sa mémoire soit respectée.

Lorsque Djaza est mort, beaucoup ont célébré son décès. Toute personne qui ne se réjouissait pas de sa disparition était taxé de « soutien du régime ».

J’ai écris un article rappelant qu’il n’était pas un acteur politique omnipotent, comme l’on décrivait, mais plutôt un simple exécutant, que les puissants de tous bords ont utilisé et jeté comme un Kleenex, au gré de leurs intérêts.

J’ai reçu une volée de bois verts pour ce texte et pour avoir refusé d’obtempérer à l’injonction de célébrer la mort d’un homme. D’autant qu’un faisceau d’indices et déclarations troublantes laissaient planer un doute sur les circonstances de sa mort.

À la vue des photos macabres publiées sur internet qui accréditent la thèse d’un assassinat.
Je remercie Dieu de m’avoir permis de rester fidèle à mes principes et de ne pas avoir crier avec les loups.

Ceux qui fêtaient sa mort hier, aujourd’hui versent des larmes de crocodiles et veulent des enquêtes pour que la lumière soit faite et que sa mémoire soit respectée.

Enquête qui ne viendra jamais, ne nous voilons pas la face. Si le gouvernement n’était pas au courant, de ce qui s’est passé chez Djaza, il aurait déjà pointé un doigt accusateur envers les « terroristes » de l’opposition et leur aurait fait porté le chapeau.

S’il n’y eu aucune réaction outrée des autorités c’est parce qu’ils sont parfaitement au fait de ce qui s’est déroulé dans le bureau de Djaza, comme ils savent qui a tué Faissal ou Gazon.

Ces photos ressemblent à des fuites volontaires dans le but de jeter l’effroi dans le cœur de la population. Les « lanceurs d’alerte » qui les ont publié pensent de bonne foi participer à la manifestation de la vérité.

Mais il se pourrait qu’en réalité cela participe à un autre dessein, répandre la peur.
Dans un best-seller intitulé « Fear: Trump in the White House » Trump a dit « le pouvoir constite a distillé de la peur ».

Un autre Chef d’Etat Américain Nixon a dit « le peuple réagit à la peur et non à l’amour. Ils n’enseignent pas ça à l’école pourtant c’est la vérité. »

Quelques siècles auparavant Machiavel a dit « celui qui contrôle la peur des gens devient maître de leurs âmes ».

La volte-face de ceux qui se félicitaient de sa mort et qui désormais s’apitoient sur son sort, est la preuve qu’il ne faut jamais céder au diktat de l’emotion sur les réseaux sociaux, ni jamais avoir peur de défendre un principe même quand il est impopulaire ou minoritaire.

Ne soyez pas des moutons manipulables qui suivent sans réfléchir la direction du troupeau des internautes. N’ayez pas peur d’être à contre courant de la doxa dominante du moment.

Ne laissez jamais la dictature de l’émotion prendre le pas sur la raison.

Mohamed Moussa AlComorya

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