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Chamsidine Achirafi s’était gravement trompé au sujet de Chamsidine Anissi

Chamsidine Achirafi s’était gravement trompé au sujet de Chamsidine Anissi Chamsidine Achirafi 

J’ai été durant 9 mois le premier directeur de cabinet d’Anissi Chamsidine, puis le secrétaire général de son gouvernement pendant un an. J’ai également fait partie, du moins sur le papier, de sa cohorte de « conseillers ». J’ai donc été l’un de ses premiers collaborateurs et, à ce titre, j’estime qu’ il n’y a pas mieux que moi pour vous dire qui est réellement Anissi Chamsidine. 
J’ai pu, durant tout ce temps-là, cerner le personnage dans sa vision, dans sa façon de travailler, dans ses humeurs et jusque dans ses caprices. Cette expérience à ses côtés m’a permis de peser le pour et le contre et de prendre sereinement ma décision de soutenir aujourd’hui la candidature d’une autre personne, à savoir Abdou Salami Abdou du parti Juwa. 
J’avais misé en 2010 sur une personne de ma génération, enseignant comme moi, aux apparences dynamique, honnête et qui disait vouloir changer les choses pour améliorer le quotidien des anjouanais. Hélas, il m’a fallu du temps pour réaliser que je m’étais trompé… mais gravement ! D’ailleurs l’un de ses anciens amis m’avait prévenu, mais à l’époque je n’avais pas voulu l’entendre. Un autre avait essayé de m’ouvrir les yeux, mais ma réaction était la même. Le hic est que ce deuxième ami qui me disait énergétiquement qu’Anissi était mauvais, le soutient aujourd’hui, parce qu’il a été promu à un poste juteux au niveau national. « Les ordres sont les ordres », me dit-t-il aujourd’hui. 
Folie de grandeur, naïveté, ingratitude et même manque d’humanité 
Chamsidine Achirafi s’était gravement trompé au sujet de Chamsidine Anissi
Je reproche à Anissi Chamsidine une montagne de choses, mais je me limiterai à trois ou quatre principaux griefs : sa conception et sa gestion du pouvoir, sa folie de grandeur, sa naïveté et son ingratitude, ainsi que son manque d’humanité. En clair, il croit que le pouvoir c’est sa propriété privée et il en fait ce qu’il veut et comme il veut ; c’est Dieu qui le lui a donné et il ne doit de comptes à personne ! Il n’admet jamais les critiques même s’il ré- pète sans cesse à qui veut bien l’entendre le contraire. « On ne contredit jamais son chef ; car on le met à mal » avait-il sèchement rétorqué un jour à l’un de ses conseillers en réunion de cabinet. Ainsi Il se croit la seule personne intelligente de Ndzuwani et tous les autres (y compris ses collaborateurs, directeurs, conseillers, et même commissaires) sont des « soumaha », c’est-à-dire des idiots. Il ne se trompe jamais et il a toujours raison ! Il a vite fait d’attraper ce qu’on appelle « le syndrome du Palais ». 
Et puis, Anissi a toujours fondé son pouvoir sur la « fitna ». Il n’écoute que ceux qui viennent lui dire du mal des autres. A ce titre, il est enclin à oublier et même à vomir ceux qui l’ont aimé et soutenu, ceux qui l’ont conduit au pouvoir. Pire, il peut être insensible à la misère humaine. Je vous le jure, et je mesure mes mots, le gars sait rester stoïque face à la douleur des gens. 
Il avait pris goût aux voyages et à tout ce qui va avec 
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Qui dit voyages dit dépenses. Et de toutes sortes ! Le garçon à l’origine paysan et prolétaire comme moi, a vite appris à devenir un enfant prodigue. C’est incroyable ce que certaines personnes sont capables de se transformer rapidement avec l’oseille. Mais passons. Car je n’aime pas trop parler d’argent même s’il s’agit d’argent public. Pour toutes ces raisons donc, je conseille aux électeurs de bien réfléchir avant de donner leur voix à ce genre de personnage. Car je ne voudrais pas qu’ils aient à se mordre les doigts, à regretter toute leur vie d’avoir fait confiance à quelqu’un qui ne leur accordera même pas un minimum de considération. 
Enfin, vous ne vous demandez pas pourquoi ses quatre premiers directeurs de Cabinet lui ont tous tourné le dos ? Docteur Sounhadj Attoumane, Mahmoud Elarif, Ahmed Ben Said Djanfar, et moi ? Posez-vous la question 
 
Source : Le n°11 du  Courrier d’Anjouan

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