You are here: Home » Uncategorized » Charles Onana, le nouveau Sultan des Comores de Papa

Charles Onana, le nouveau Sultan des Comores de Papa

Charles Onana, le nouveau Sultan des Comores de Papa

Mais, que fait-il dans la délégation des Comores à l’ONU?

Par ARM

     Une analyse critique vient d’être faite sur le livre d’entretiens démagogiques, tronqués et de pure complaisance entre le Franco-camerounais Charles Onana et le «pouvoiriste» polygame fou Assoumani Azali Boinaheri dit Bakapihi, «Le Père qui ne prépare jamais à manger». Dans cette analyse critique intitulée «Azali arrange l’histoire à son avantage avec un journaliste complaisant», on apprend des choses dégoûtantes sur ce livre publié en 2009. Le journaliste complaisant dont il est question n’est autre que le Franco-camerounais Charles Onana. D’entrée de jeu, on apprend que «l’affaire est mal engagée: un journaliste complaisant, sans connaissance fine de la vie socioéconomique des Comores…». On apprend également que «le journaliste C. Onana ne pose jamais de questions délicates, permettant au lecteur de se faire une idée, même grossière, de l’envergure intellectuelle du chef de l’État». Certaines questions sont carrément infantiles.

     Les Éditions Djahazi et l’un des meilleurs fils des Comores ont eu l’amabilité de me faire parvenir cette analyse critique. Je dois dire, cependant, que le constat sur le caractère entièrement démagogique, superficiel et artificiel de ce livre d’entretiens avec un étranger sans la moindre connaissance des Comores, je l’ai déjà fait dans mes ouvrages. Ce livre d’entretiens n’a ni valeur scientifique, ni utilité historique. Son manque d’objectivité et d’intérêt est flagrant et affligeant.

Moi, j’ai écrit une biographie du Roi Hassan II du Maroc («Ce que le Maroc doit au Roi Hassan II», L’Harmattan, 2014), tout comme je suis l’auteur d’une Thèse de Doctorat en Science politique intitulée «Sociologie de la diplomatie marocaine», soutenue à l’Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne en 2013 et publiée chez L’Harmattan en 2014. Si je me suis permis de tels travaux sur le Maroc, c’est parce que j’ai vécu sans interruption dans ce pays de 1986 à 2005, soit 19 ans. Je connais les acteurs politiques marocains, la vie politique du Maroc et l’Histoire du pays. Combien de fois Charles Onana a-t-il visité les Comores et qui connaît-il dans ce pays en dehors de son ami, le «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri?

Par ailleurs, même si je suis l’actualité politique de tous les pays d’Afrique et lis avec beaucoup d’intérêt des quantités de livres les concernant, si je devais faire un livre d’entretiens avec un acteur politique du Cameroun, pays d’origine de Charles Onana, cet acteur politique n’aurait jamais pu me faire éviter les questions essentielles et embarrassantes, et ne m’aurait pas raconté des sornettes parce que, en plus de cette connaissance des pays africains est fondée sur un souci documentaire absolument scientifique. Charles Onana ne connaît pas les Comores. Pis, il ne connaît même pas son interlocuteur. Il s’est contenté de lui poser quelques questions superficielles et artificielles, des «questions bateaux», et voilà un livre bidon en librairie. Un ami français m’a dit de vertes et de pas mûres sur les conditions de rédaction et de publication de ce livre d’entretiens.

Aujourd’hui, en plein naufrage diplomatique consécutif au non-paiement des quotes-parts des Comores à l’ONU par le garçon fou de Mitsoudjé, les Comoriens sont littéralement dégoûtés en découvrant que «Charles Onana, Éditeur», fait partie de la délégation comorienne devant assister sans droit de vote à la session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU. Il est qui pour être membre de cette délégation officielle comorienne? Si la «Ripoux-blique» de Mitsoudjé a besoin d’un éditeur, il n’a que l’embarras du choix entre les Comoriens Mahmoud Ibrahime, Ahmed Chamanga et Msa Ali Djamal, le Pierre Bourdieu de la dictature de village, naguère bien en cour à Mitsoudjé, avant de tomber du tomatier.

On imagine que le «concubinocrate» Assoumani Azali Boinaheri a un nouveau projet de livre démagogique et criminel pour essayer de s’attribuer le beau rôle après ses vilénies. Cela va coûter très cher au peuple comorien. Mais, avait-il besoin de gaspiller l’argent du peuple comorien pour un étranger qui n’apporte rien aux Comores, un étranger qui ne sait rien sur ce pays? Voit-il un jour le Président Paul Biya du Cameroun ou un autre Président africain transporter dans ses valises un Comorien?

Soyons justes! Il n’est pas interdit à un État souverain de recourir à la compétence d’un expert étranger tant que cet expert est un expert. Pour preuve, quand le Maroc avait demandé à la Cour internationale de Justice (CIJ) un avis consultatif sur l’affaire du Sahara, il avait mobilisé de grands spécialistes étrangers en Droit international public (le regretté René-Jean Dupuy et bien d’autres) aux côtés des experts marocains. Mais, Charles Onana est expert en quoi pour figurer dans une délégation comorienne se rendant à l’ONU? Charles Onana a quelle expertise que n’ont pas les Comoriens? En quoi est-il meilleur que les Comoriens pour figurer dans une délégation officielle comorienne? Il va faire quoi à l’ONU avec les Comoriens? Et pourquoi ne figure-t-il pas dans une délégation du Cameroun, son pays? A-t-il un passeport diplomatique comorien? Qu’on le dise aux Comoriens!

Une fois de plus, force est de constater que les autorités comoriennes sont dans le bradage de la souveraineté nationale du pays. Il vaut mieux vendre 1 million de passeports comoriens à des apatrides du Moyen-Orient que de faire figurer un seul étranger dans une délégation officielle comorienne. Ce bradage de la souveraineté nationale n’est pas sans réveiller de douloureux souvenirs de mercenariat chez les Comoriens.

Les Comoriens n’aiment pas que des étrangers à l’introuvable utilité les infantilisent dans leur propre pays. Que vont penser les membres de la délégation du Cameroun quand ils vont voir Charles Onana dans une délégation officielle des Comores à l’ONU? C’est très sale. Les Comores n’avaient pas besoin de ce déshonneur. Les affaires des Comores doivent rester dans le giron des Comoriens, et les vaches seront mieux gardées! Qu’on se le dise!

Par ARM

Le copier-coller tue la blogosphère comorienne. Cela étant, il est demandé amicalement aux administrateurs des sites Internet et blogs de ne pas reproduire sur leurs médias l’intégralité des articles du site www.lemohelien.com – Il s’agit d’une propriété intellectuelle.

© www.lemohelien.com – Lundi 24 septembre 2018.

Powered by Comores infos