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«Chassez ces Anjouanais et Mohéliens que je ne saurais voir»

«Chassez ces Anjouanais et Mohéliens que je ne saurais voir»

Djaanfar Saïd Ahmed et sa Grande-Comore grande-comorienne

Par ARM

     «Quand elle va mourir, la fourmi pousse des ailes», dixit le proverbe mohélien. Justement, en ce moment même, une fourmi est en train de pousser des ailes: Djaanfar Saïd Ahmed Hamadi. Après avoir échoué lamentablement sur le dossier de l’énergie, en offrant 5 milliards de francs comoriens (10 millions d’euros) à la controversée société de béton Salama Blablas et Reblablas, et alors qu’il n’a aucune excuse, il a trouvé un exutoire à son incompétence criminelle et son inextinguible haine de soudard: les Anjouanais et les Mohéliens qui travaillent à Moroni, qu’il trouve «trop nombreux et trop envahissants. Nous devons nous en débarrasser dans les meilleurs délais et sans état d’âme». Dans d’autres pays, cela a deux noms: «Épuration ethnique» et «nettoyage ethnique», le but poursuivi étant la «pureté ethnique». Et les résultats de cette nouvelle détestation inter-comorienne ne se sont pas fait attendre, puisque les licenciements visant les Mohéliens et les Anjouanais à Moroni se font par centaines. Le régime politique du «saigneur» Azali Assoumani chasse les Mohéliens et les Anjouanais de leurs emplois et donc de leurs logements de fonctions. Le régime politique actuel veut d’une Grande-Comore grande-comorienne, débarrassée des métèques de la République, venus d’Anjouan et de Mohéli, les îles barbares peuplées de barbares.

     Pour autant, cela ne doit pas nous étonner puisque c’est une répétition générale des événements malheureux qui avaient eu lieu à Moroni lors du premier semestre 1999, quand on cassait et chassait de l’Anjouanais. À cette époque, le Premier ministre Abbas Djoussouf avait fait venir en conseil des ministres Azali Assoumani, alors chef d’État-major des Forces Armées comoriennes (FAC) et, devant l’Ambassadeur de France, lui avait demandé d’assurer la sécurité des Anjouanais dans les rues de Moroni. Le putschiste avait refusé. C’est dans ces circonstances qu’Abbas Djoussouf lui avait lancé: «Si tu étais un vrai soldat, tu aurais assuré la sécurité des Anjouanais dans les rues de Moroni». Pour toute réponse, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani avait crâné en ces termes: «Et si toi tu étais un vrai Premier ministre, et ton Président [Tadjidine Ben Saïd Massounde] était un vrai Président, vous ne seriez pas partis signer un accord avec les Anjouanais à Antananarivo». Le même soir, le «pouvoiriste» polygame Azali Assoumani renversait le régime politique intérimaire et constitutionnel pour instaurer celui de la débauche sexuelle, de la fausse monnaie, de la corruption malsaine et indécente, du népotisme décomplexé, et des films pornographiques produits par le fugitif international Hamada Madi Boléro, grand spécialiste de la pédophilie dans les collèges à cette époque.

     Donc, Djaanfar Saïd Ahmed Hassani ne fait qu’imiter son maître, le «saigneur» Azali Assoumani, qui avait purgé l’administration comorienne des Anjouanais de 1999 à 2002, ne s’appuyant sur les Mohéliens que pour empêcher les Comores de disparaître en tant qu’État. À l’époque, il aurait suffi que Mohéli manifeste des velléités indépendantistes pour que les Comores disparaissent, en se limitant à la Grande-Comore. Les Mohéliens avaient mis leur poids dans la balance, avaient joué le jeu, et avaient été récompensés d’un poste de Premier ministre, qui n’avait pas été attribué aux meilleurs des fils de l’île: Bianrifi Tarmindhi et le fugitif international Hamada Madi Boléro. Aujourd’hui, on est revenu à la situation d’avril 1999, et, au lieu d’une île, Anjouan, il faut en compter deux, puisque l’île de Mohéli, elle non plus, n’est guère en odeur de sainteté à Moroni. Curieusement, cela n’étonne personne…

Par ARM

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© www.lemohelien.com – Samedi 29 octobre 2016.

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