You are here: Home » Actualités » Chronique d’une mort annoncée : Sambi sur les pas d’Azali

Chronique d’une mort annoncée : Sambi sur les pas d’Azali

Chronique d’une mort annoncée : Sambi sur les pas d’AzaliLes deux hommes se ressemblent, se détestent, se haïssent, mais ils ont un point commun, c’est cette volonté d’assassiner politiquement ceux qui peuvent leur faire ombre sur le terrain politique.
Un an avant les primaires d’Anjouan, et c’était en 2005, les deux hommes se sont rencontrés à l’hôtel Al Amal pour parler de la tournante anjouanaise. Habile et tactique, Sambi a réussi de rassurer Azali qu’il est le seul à le protéger en cas de victoire. Mais, ce que ignorait Sambi, Azali avait lui aussi sa petite idée en tête, c’est de soutenir Sambi afin de barrer la route aux siens qui pourraient être tentés par la tournante de Ngazidja en 2016.

Azali avait dans ses rangs et dans son parti des gens à présenter et à soutenir mais a préféré aller louer Ibrahim Halidi, et tout ça pour pouvoir soutenir Sambi à fond. Pire, il a négocié la prison pour ses concurrents et ce, pour les affaiblir, et salir leurs casiers judiciaires pour qu’ils ne se présentent pas dans une élection. Et c’est ce qui est arrivé à Abdou Souefou, aujourd’hui, devenu inéligible, jusqu’à perdre ses chances de devenir secrétaire général de la COI. En tout cas, Azali a réussi son coup car le voici aujourd’hui, dix ans après, candidat naturel de la CRC, et a pu se débarrasser de ses concurrents. Il voit son rêve d’être candidat se concrétiser, mais ce qu’il oublie, ses chances de gagner sont réduites, car tous ses lieutenants lui ont tourné le dos et ceux qui se sont accrochés à lui aujourd’hui, se sont vus trahis, à l’instar de Maoulana Charif.

Même démarche pour Sambi aujourd’hui, qui n’a pas hésité un instant à se trahir son compagnon de route, ami de 20 ans, le fidèle des fidèles, Hamidou Bourhane, au profit du président de l’ancien parti PEC, maître Fahmi Said Ibrahim. Le parti JUWA dispose de personnalités politiques à Ngazidja, capables de concourir dans la course des primaires, or, pour ” assassiner” politiquement Fahmi Said Ibrahim, a porté son choix sur lui, et il faut être naïf pour croire que c’est un soutien de cœur. Sambi sait que pour gagner en 2021, il faut se débarrasser de Fahmi en faisant disparaitre le PEC, ce qui est déjà fait, et là, il aura le chemin libre pour s’imposer. Sambi sait encore, que son premier lieutenant et compagnon de route, Hamidou Bourhane, répondra toujours à son appel le moment venu. Entre Sambi et Bourhane, l’amitié est plus forte et le second serait toujours prêt à pardonner.

En guise de conclusion, les deux anciens chefs d’Etat ont goûté le pouvoir et ne sont pas prêts à le lâcher. Ils seraient prêts à tout. Nous voici en 2016, Azali est entrain de récolter la tempête après avoir semé le vent, et en 2021, croyez-nous, même situation pour Sambi.

Soulouhou Msaïdie
Moroni Kaltex

Powered by Comores infos