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COLLECTIF POUR LA DEFENSE DE LA DEMOCRATIE AUX COMORES

COLLECTIF POUR LA DEFENSE DE LA DEMOCRATIE AUX COMORES
COLLECTIF POUR LA DÉFENSE DE LA DÉMOCRATIE AUX COMORES
 
« La démocratie n’est pas dans le vote, elle est dans le comptage des voix »

 

DÉCLARATION

 

 

 

Le 5 mars 2016, la Cour Constitutionnelle des Comores a validé le putsch électoral perpétré dans la nuit du 24 au 25 février par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) au mépris des recours en faux et usages de faux introduits par la quasi-totalité des candidats au double scrutin du 21 février 2016, et en violation des droits légitimes des candidats à un recomptage des voix, conformément à l’article 21 du code électoral. Par cet acte : c’est tout le système, sous la responsabilité d’IKLILOU DHOININI, qui s’est mis ainsi hors-la-loi en bafouant les règles fondamentales de la démocratie et du suffrage universel.

 

La diaspora comorienne s’élève contre ce fait accompli

 

et appelle à la résistance.

 

La diaspora comorienne se range derrière la position de celles et ceux, candidats, partis politiques, organisations de la société civile, hommes et femmes épris de justice et de démocratie, qui s’opposent à la poursuite d’un tel processus électoral le 10 avril prochain dès lors que les règles de jeux sont viciées et aussi longtemps que le pouvoir ne se résignera pas à rasséréner le climat, restaurer la confiance perdue et créer les conditions d’un scrutin transparent, à savoir :

 

Le recomptage des suffrages du double scrutin du 21 février par la Cour Constitutionnelle en présence de tous les candidats ;
La mise en place d’une nouvelle Commission nationale électorale, honnête et impartiale ;
Et la résorption de tous les dysfonctionnements constatés et relevés par les observateurs, le 21 février.

 

La diaspora met en garde tous les candidats lésés le 21 février, qui sont tentés de participer aux scrutins du 10 avril, sans garanties de transparence, qu’ils vont à leur perte et ne pourront s’en prendre à eux-mêmes.

 

Si la volonté de MAMADOU, MSAIDIE et consorts est de gouverner les Comores contre le souhait de la majorité des électeurs comoriens – Qu’il en soit ainsi ! Mais, ils auront en face d’eux, tous les démocrates comoriens, pour les haïr, les combattre et les pourchasser jusqu’à ce que justice se fasse.

 

La diaspora comorienne appelle tous les Comoriennes et Comoriens, épris de paix, de liberté, de démocratie et de justice, tous les jeunes en quête de changement, tous les candidats floués, tous les partis politiques dupés, toutes les organisations professionnelles et de la société civile en lutte pour le bien-être économique et social des populations : syndicats des travailleurs, syndicats des consommateurs, mouvements de la société civile, à se mobiliser pour barrer la route au retour de la dictature dans notre pays.

 

A tous, nous disons que l’heure n’est pas à courber l’échine. Les profonds espoirs que vous nourririez en ces élections pour changer vos conditions de vie et celles de vos proches, les causes légitimes et les valeurs fondamentales pour lesquelles vous vous êtes constituées en tant qu’organisations et pour lesquelles vous vous battez chaque jour pour les faire triompher sont ceux et celles-là mêmes qui sont aujourd’hui compromis par la volonté de ces individus, assoiffés d’argent, qui veulent s’accaparer du pouvoir par la ruse et la force.

 

Aidons-nous en nous soutenant les uns les autres ! Renforçons ceux qui, parmi nous, se sentent fragiles ! Unissons-nous. Organisons-nous ! Et battons-nous ! Cela prendra le temps qu’il faudra. Mais, la victoire pour des Comores libres, démocratiques et prospères sera inéluctable.

 

  

Paris, le 12 mars 2016
 
Pour la diaspora comorienne
 
Le Collectif pour la défense de la Démocratie aux Comores
 
Le Président
 
ABDOUL WAHAB Ahmed
 
Contact : + 336 03 86 03 47

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