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Combattons M. Ali Soilihi Mamadou(V.P, candidat), sans souiller l'homme

Ces dernières années, les médias comoriens, en particulier de l’Etat, par lâcheté et insuffisance, par laxisme et soumission ont cédé la place aux médias communautaires, autrement dit médias privés. Les journaux, les blogs, les sites internet et même les pages facebook, ne se lassent pas d’alimenter nos quotidiens. Même si ces outils font la communication, mais ils nuisent aussi et surtout celle-ci, par imprudence. Parfois, ils créent un climat nocif. Au moment où nous misons toute notre énergie dans ce dispositif, nous devons respecter sa déontologie. Cela rendra service au peuple, qui est orphelin et dépourvu de l’essentiel. Sinon, la démission de l’Etat, aux pouvoirs notamment judiciaire et masse médias, ne doit pas servir d’alibi pour détruire l’homme.
©habarizacomores
« Le politique est avant tout HOMME ». Il est avant tout un père, un oncle, un frère pour ne citer que ces titres. Partons dès l’initial. Non. Il ne faut pas confondre critiques avec insultes. Comme dans nos bangwe, dans nos quotidiens, dans la politique tout n’est pas permis. Surtout quand il s’agit de faits non avérés et sans preuves. Surtout quand il s’agit d’informations mensongères et diffamatoires. Surtout quand il s’agit de manipulations et d’infos qui émanent des intérêts démagogiques et personnels pour cultiver la haine mais non faire de la politique. Donc, mettons-nous de côté nos états d’âme. La politesse des comoriens est quelque chose de rare dans le monde, en soi un patrimoine socio-éducatif. Ne détruisons pas l’héritage que ceux qui nous ont précédés, nous ont légué.
« Et si l’on fait des critiques politiques ? »
Oui, nos politiques, sont des mauvaises autorités. Personne n’en disconvient. Mais là, on doit se focaliser sur l’autorité politique et ne parler de lui que ce qui est de la politique sur les audiences politiques. Peut-être on peut se permettre des mensonges politiques. Mais sans diffamations ni avanies. Surtout, les hommes de médias, ils ont une grande responsabilité sur le devenir de notre pays. Combattons l’homme politique mais avec des idées politiques. Combattons l’homme politique en parlant de son passé politique. Ca c’est lucide.
Encore, pour une troisième fois, sur les colonnes de COMORESplus, je prends défense à Mohamed Ali Soilihi Mamadou, dont je déteste la politique et la gestion aux affaires de l’Etat. Dont je déteste la position face aux problèmes qui déchirent nos localités… Je le dis haut et fort. S’il s’agit de salissures à l’identité personnelle, contre politiques, NON. Ce n’est pas cette forme de politique que nous voulons aux Comores. NON et NON. Encore une fois NON. Nous avons le temps et la liberté de parler du bilan d’un homme qui est au pouvoir depuis plus de trente ans. Et heureusement, il n’y a pas que lui sur le ring. Le collège de sage héberge quelques têtes très importantes dans l’histoire de nos Comores indépendantes. La politique c’est ça. Nous pourrons même avancer les faiblesses politiques et l’incompétence et même les fausses promesses de Mamadou. En politique, en communication, cela est permis. Mais aller, jusqu’à diffamer une personnalité, aller jusqu’à descendre en dessus de la ceinture, pour salir l’image de l’homme, au moment où la pudeur est notre devise, cela ne favorise pas le destin de nos Comores. Et le destin politique et le destin social.
« Lénifions nos écrits pour leur donner leur valeur »
Nos frères de Comores.infos, doivent se comporter en bon journalistes. Dans la communication l’erreur est permise une fois, deux et trois fois seulement. Reprendre un extrait d’un article paru il y a deux ans dans un média privé, dont un blog, sans aucune preuve, mais juste pour se faire des colonnes et souiller une autorité, est inadmissible. Cela risque de décrédibiliser nos outils de communication. Avec le respect que nous devons aux hommes de médias, lénifions nos écrits pour leur donner leur valeur. On n’est pas d’accord avec l’homme. On n’est pas d’accord avec son bilan. On n’est pas d’accord avec ses idées. Battons nous contre sa mauvaise gestion des choses, pour que ça permette à ses successeurs de prendre leçon de vie politique. Mais salir l’image de nos autorités d’une façon aussi vulgaire, n’est pas en humain.
Enfin, j’ai dit et je le répète. Parlons du bilan de Mohamed Ali Soilihi. Non, je ne partage pas avec lui sa façon de gouverner, mais je ne suis pas non plus d’accord avec comment on véhicule les informations, les diffamations, les impuretés pleines de vulgarité et de perversité envers cet homme. Soyons donc responsables car la campagne électorale n’est pas synonyme d’insulte ni de salissure. Je ne prends pas la défense politique de Mohamed Ali Soilihi, mais là, je dis non aux insultes, aux diffamations, aux salissures.
SAÏD YASSINE Saïd Ahmed