You are here: Home » Actualités » Comment comprendre le discours du colonel AZALI ?

Comment comprendre le discours du colonel AZALI ?

 Comment comprendre le discours du colonel AZALI ?Attention! Le soleil peut brûler les yeux 

« Vous êtes un ancien putschiste, élu en 2002 et en 2016. », dit Samira, une journalistes RT lors de l’interview avec Azali Assoumani ce mercredi. Visiblement gêné, le chef de l’Etat répond : « Quand est-ce vous allez mettre un terme au mot putschiste ? J’étais élu deux fois », a-t-il déclaré. Le discours du chef de l’état n’est qu’un discours  de sourd, qui a le culte du rancissement ayant un caractère purement égoïste. 
 
Au-delà de la surdité, l’homme est méprisant, humiliant vis-à-vis du peuple comorien dont il président à sa destinée. En effet dans son discours au peuple,  nous avons retenu trois points à partir desquels nous allons percer le mystère d’Azali.
 
Premièrement, Azali a décidé de s’en passer de l’Assemblée nationale, en retirant son projet de loi d’habilitation qui devait lui permettre de gouverner par ordonnance. Mais comment expliquer qu’un président décide à un moment donné de soumettre un projet de loi au vote des députés et que le lendemain, le même homme fait marche arrière. C’est aussi paradoxal que cela puisse paraître. Comme la majorité des parlementaires s’est montré hostile à cette loi qui, d’un coté, si elle est votée, allait spolier la fonction des députés qui est de voter des lois. De plus, sachant quand votant oui à cette loi, c’est  de facto légitimer un régime répressif, autoritaire en une dictature institutionnalisée. 
N’est-ce pas là, une façon de prendre tout un peuple pour des crétins ?  N’est-ce pas là aussi, une violation de l’institution parce qu’une loi qui est soumise au vote séance plénière ne peut être retirée avant que le vote ait lieu? Alors qu’il n y avait pas de caractère délétère. 
 
Deuxièmement, il veut convoquer le collège électoral et organiser l’élection présidentielle anticipée dès le 1er trimestre en 2019, par obstination,  le locataire de Beit-salam ignore que la Constitution comorienne s’est déjà dotée d’un code électoral auquel il ne peut y avoir de raison pour porter des modifications que ce soient. Sauf si on est animé par la ruse et la tricherie. Connaissant, l’homme qui viscéralement opposé à la critique, les raisons de toute cette soupe mitsoudjenienne se résume à la volonté d’écarter tous les candidats potentiels qui peuvent le menacé ou le rivaliser. 
 
Troisièmement le comportement et l’attitude du chef de l’état relève de la mégalomanie.  Subliminalement, il a tenté de faire comprendre à tous les Comoriens qu’il est le grand démocrate que le pays n’a jamais porté et que les autres ne forment qu’aucune opposition stérile. Logique jusqu’au bout de sa mythomanie, il n’hésite pas à dire que toutes organisations internationales lui ont apporté leur soutien à son projet de prolonger son mandant jusqu’en 2030. C’est une fausse déclaration car tout le monde est au courant que l’union européenne a suspendu son aide financières aux Comores pour non respect de la démocratie, l’envoi par l’a U.A dans l’archipel d’un émissaire pour régler le conflit qui oppose l’opposition et le pouvoir, toujours sur ce projet de prolongation de son mandant, et enfin la sortie aussi du représentant du droit de l’homme (département  Afrique) qui , sans détours,  a qualifié le président  comorien de putschiste récidiviste et de dictateur.
Autre comportement qui met en lumière ce déséquilibre mental dont souffre notre cher président, c’est d’inviter dans son allocution en langue comorienne « les joueurs à venir jouer contre lui car même s’ils participent à ce match ils encaisseront 3-0 et même et pour lui être absent, vous perdre 8-0. Y-a-t-il un résonnement rationnel dans ses déclarations qui relèvent d’une grande incoherence, sachant que ce même homme qui dit  vouloir en découdre avec l’opposition à la loyale, vient de retirer de l’Assemblée Nationale la loi d’habilitation parce la majorité des députés allaient voter non ?
 
Enfin nous lançons un appel à tous les intellectuels comoriens qui portent un soutien inconditionnel au colonel Azali au mépris de la liberté et de la démocratie, d’arrêter de comparer le  président Macron qui signe des ordonnances pour accélérer les reformes et AZALI qui veut un pouvoir absolu par les ordonnances au détriment des institutions l’Assemblée Nationale, cour constitutionnelle et de la constitution de 2001, dont il fait parti des artisans. Ainsi être hors frontière de son intelligence, c’est  comparer le président français au président comorien.
 
Mbadakome
 
 
 
 

Powered by Comores infos