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Communauté internationale: «Qui ne dit mot consent»

Communauté internationale: «Qui ne dit mot consent»

Indifférence dans l’illicéité et les risques de guerre civile

Par Imani Mmadi

       Le silence de la communauté internationale, notamment celui des ambassadeurs étrangers accrédités aux Comores, vaut consentement et approbation des exécutions sommaires du Colonel Azali Assoumani. En effet, l’archipel des Comores pourrait être en proie à une guerre civile. Cette hypothèse, plausible en 2021, se vérifiera devant tous les ambassadeurs étrangers et de tous les représentants des organismes internationaux en poste à Moroni.

Il faut dire que les raisons de cette guerre civile sont multiples, car la coupe est pleine:

1.- Le régime politique dictatorial et sanguinaire du Colonel Azali Assoumani piétine la Déclaration universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948, en présence de Nations Unies, et devant celles-ci. Ce dictateur psychotique a mis sous ses pieds des articles de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. En effet, aux termes de l’article 9, «nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé». Pour sa part, l’article 10 dispose: «Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle». Plus grave encore, l’article 5 est tout simplement ignoré: «Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants». Évoquons aussi l’alinéa 1er de l’article 11: «1. Toute personne accusée d’un acte délictueux est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d’un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées». Et Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, en détention totalement illégale et inhumaine depuis le 19 mai 2019?

2.- Le problème de la citoyenneté se pose avec acuité. Les Comoriens ne sont plus des citoyens, mais les sujets d’un monarque du Moyen-âge. Or, la négation de la citoyenneté aux Comoriens est grave. Pour rappel, la philosophe Hannah Arendt avait été apatride pendant plus de dix ans, après la Seconde Guerre mondiale, et définit la citoyenneté comme «le droit d’avoir des droits». Ce droit et ces droits sont supprimés aux Comores par le Colonel Azali Assoumani.

3.- En présence des Nations Unies, bon nombre de prisonniers sont exécutés sans procès. Au même moment, d’autres sont détenus depuis 2018, sans être jugés. Cette Justice à charge ne finira jamais sans que le peuple ne s’empare du pouvoir, car il est le seul détenteur de la souveraineté nationale et populaire et de la légitimité par voie démocratique.

4.- Il va falloir régler le problème du Droit et de la citoyenneté maintenant parce qu’il est interdit de remettre à demain ce qui doit être fait aujourd’hui. Si le peuple comorien ne règle pas le problème rapidement, en libérant les prisonniers politiques et en mettant en échec les entreprises anticonstitutionnelles et inhumaines du dictateur, les conséquences seront plus graves et incalculables. Ceci est d’autant vrai que l’affirmation de l’existence des énergies fossiles (pétrole et gaz) aux Comores augmentera les malheurs des Comoriens. Là où le pétrole existe dans les pays pauvres, la guerre fait rage, et la dictature bat son plein. Reprenons à notre compte la question très pertinente de Joseph Burlot: «Le pétrole: chance ou malédiction?»: Joseph Burlot: La civilisation islamique, Hachette, Paris, 1990, p. 247.

Oh, Comoriens, réveillez-vous!

Oh, Anjouanais, quel que soit ce qu’a fait Ahmed Abdallah Mohamed Sambi quand il était au pouvoir, il ne mérite pas l’injustice qu’il subit actuellement.

Par Imani Mmadi

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© www.lemohelien.com – Mardi 5 janvier 2021.

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