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Comores 2016 : il est temps de mobiliser les Comoriens autour d’un intérêt commun

Sommes-nous aujourd’hui un peuple à ne pas plaindre ? – Non, qu’on ne se mente plus ; dans un pays où l’école n’est plus gratuite et où rien ne la rend obligatoire à un âge fixe connu du grand public, dans un pays où la prise en charge médicale des citoyen reste une vaine réalité, dans un pays où la mendicité étatique devient monnaie courante, l’heure de crier au secours est venue. Or on ne peut demander secours qu’à ceux et celles ayant déjà la culture du réconfort.

Parlons chiffres, vantons bilans

Il fut un moment de l’Histoire sociale et économique de l’Union des Comores, l’Indice de Développement Humain passait de 141ème en 1998 à 159ème en 2013 dans le classement mondial alors qu’il fut ramené à la 134ème place en 2005 puis amèrement à la 163ème place mondiale. De toutes ces périodes, l’on retiendrait l’année 2005 pourvu qu’elle s’était vu attribuée la place la moindre. Les denrées alimentaires de base, ces produits que l’on désigne souvent en termes d’indicateurs par les « taux d’inflation » ont vu leurs prix augmenter considérablement entre 2008 et 2015. En 1998, le kilogramme de riz ordinaire coûtait 200 francs CFA. En 2005, il augmente de 25% (250 francs). Entre 2006 et 2011, ce kilogramme de riz a augmenté de 75%, soient le prix de 350 francs et coûte aujourd’hui 400 francs, soit une augmentation de 100%. Le sucre qui était de 300 francs, le kilogramme en 1998, n’avait jamais augmenté de prix jusqu’en 2005. Aujourd’hui, et c’est depuis 2006, le kilogramme de sucre coûte 600 francs au lieu de 500 francs dans la période de 2006 à 2011. Un kilo de viande coûtait 1100 francs en 1998. En 2005, les Comoriens l’achetaient à ce même prix. Aujourd’hui, il faut 2000 francs pour qu’un Comorien puisse s’épargner du KOLEZA, du TRINYO…Le prix du kilogramme de viande s’est vu grimpé depuis 2006 de 1800 francs. Le poisson qui était de 900 francs en 2005 est monté de 150% (2000 francs) entre 2006 et 2011 puis de 250% en 2015, soient à une augmentation vertigineuse de 2500 francs.

De ces augmentations vues principalement de trois différentes périodes, l’on note la période de 2005 pour la stabilité et/ou la normalité des taux d’inflation. 2005 sort alors de cette spirale sociale nationale marquée par une augmentation des prix des denrées synonyme d’une vie quotidienne revue à la hausse sans moyens d’en suivre le rythme pour les populations. Et pourtant, entre 1999 et 2006, l’Etat comorien avait réussi à mobiliser toutes les ressources dans le pays pour répondre aux exigences budgétaires nationales. L’augmentation du riz ordinaire (+25%) en 2005 a permis à l’Etat d’équiper de notre pays d’une Université. Les Comores fut le seul pays du monde à ne pas avoir un établissement supérieur de la sorte jusqu’à cette année-là. Les mauvaises langues ont toujours trouvé de quoi à dire pour minimiser, voir trainer dans la boue les bonnes œuvres dont ils ne sont pas auteurs. L’Université des Comores a réapparu avec l’ère et l’imagination du Président Azali Assoumani. Elle est là et c’est notre devoir de la renforcer avec de programmes forts et une gestion et une politique exemplaires. De ce bilan qui touche le quotidien et le peuple comoriens, on ne peut que tirer les leçons qui vont avec, les résultats honorables et incomparables à ceux de ses successeurs, Ahmed Abdallah Sambi et Ikililou Dhoinine. Nous devrons Juger nos responsables politiques sur des bilans généraux, mettre au centre des débats ces bilans-là. C’est ce qui permettra de mobiliser les Comoriens autour d’un intérêt commun ! Tel est le merveilleux souhait dont l’exaucement serait le plus beau cadeau qu’aurait possédé et bien entretenu le peuple des Comores. Or, mobiliser les Comoriens autour d’un intérêt commun, c’est un moyen de casser ainsi les pratiques et pensées infructueuses et caduques qui n’aident absolument pas le Comorien à dépasser sa petite communauté villageoise, son insularité pour viser enfin l’universalité. Les méfaits de ces visions d’enferment, c’est qu’il n’est plus possible de mobiliser réellement les citoyens sur des intérêts communs, autour des questions politiques, économiques et sociales relevant de l’universalité. Car c’est cette vision réductrice qui nous enlève toute grandeur de vision offusquant, par delà tout élan social dans le pays.

Une Union des Comores plus forte passe par un rejet de ceux qui ont longtemps ridiculisé l’acte politique

Par conséquent, les Comoriens, même ceux qui se disent regroupés autours d’un projet politique se perdent dans cette cacophonie le plus souvent voulue par certains plus égoïste que d’autres. Plus, ils avancent dans le floue, plus ils en profitent nécessairement, aveuglement et longuement. Ce phénomène explique les aliments bizarres de plusieurs soi-disant partis à la candidature des hommes au pouvoir. Or, ce phénomène pose la problématique de la nécessité ou l’efficacité d’une opposition politique dans le pays si l’on tient compte de cette situation caduque. Ces ralliements massifs rajoutés à la mise à mal des partis politiques classés dans l’opposition me font poser cette question : est-il possible aujourd’hui d’accéder au pouvoir parce qu’on est une opposition doté d’un programme intransigeant ou plutôt, il faut être au pouvoir pour gouverner ? Autrement dit, ces ralliements honteux me font reposer la même question sur un autre ton : doit-on toujours s’associer à ceux qui sont déjà au pouvoir pour ne pas rester éternellement dans la marginalité ?

Face à ces inquiétudes, l’Union des Comores a besoin d’un Etat fort, d’un Etat de rigueur, d’un Etat qui va devoir remettre tout à plat pour rebondir efficacement. Ces dix dernières années, l’autorité de l’Etat a été bafouée, saccagée. On nous a pris ce que nous avions hérité de bien ; Galawa beach démoli sans suite, citoyenneté comorienne vendue sans savoir à qui, combien, pour combien de temps et qu’est-ce qu’on en a vraiment tiré ? La diplomatie nationale a baissé de niveau parce qu’elle est tombée de haut. Jamais, les Comores n’ont été si mal menées comme elles le sont depuis 2006. Vous est-il déjà arrivé de vous poser la question pourquoi des dignitaires de hauts niveaux des pays étrangers ne restent pas sur le sol comorien plus de 10 heures ? Si vous n’en avez plus de réponses à cette question, pensez donc à ces indices: mais où loger un chef ou ministre d’Etat en visite chez nous ? Avec quelles conditions ?

Ainsi, il nous faut un Etat fort dont la politique et le programme devra relever les défis industriels, sécuritaires, sociaux et économiques. Cet Etat fort est possible avec le retour du Président Azali Assoumani. Il est le seul homme charismatique et dont je vente le bilan aujourd’hui face à deux quinquennats incarnés par Sambi et son ancien mentor representés encore aujourd’hui par Mohamed soilihi Mamadou. Ensemble, disons au secours Azali 2016 pour une Union des Comores, pays émergent dans l’Océan Indien.

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